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Honda et GM vont faire route commune sur l'hydrogène


Il y avait déjà une alliance entre Nissan, Daimler et Ford. Voici à présent que Honda et General Motors annoncent un partenariat sur le développement des piles à combustible. Les deux constructeurs ont scellé à New York un accord cadre qui court jusqu'à l'horizon 2020 et qui concerne aussi le stockage de l’hydrogène. Un tel regroupement n'est pas vraiment une surprise, car Honda et GM sont considérés comme des précurseurs dans l'hydrogène.


Le premier propose depuis déjà quelques années 85 exemplaires de la FCX Clarity en leasing au Japon et en Californie. A l’horizon 2015, Honda prévoit l’introduction d’un nouveau modèle successeur au Japon, aux Etats-Unis et par la suite également en Europe.


Le second a déjà déployé une flotte de 119 véhicules dans le cadre de son projet Driveway (près de 5 millions de kilomètres parcourus depuis 2007).


A eux deux, GM et Honda ont déposé entre 2002 et 2012 plus de 1200 brevets portant sur la pile à combustible, avec un avantage pour l'américain.  La nouvelle alliance n'est pas exclusive. Elle prévoit une collaboration avec d’autres groupes d’intérêt ainsi que la création et le développement des infrastructures qui vont avec.

En sport auto, l'électrique et l'hybride c'est maintenant !

Si la motorisation hybride est déjà une réalité aux 24 h du Mans et en endurance, c'est au tour de la Formule 1 de s'ouvrir aux nouvelles énergies. Malgré un conservatisme étonnant, qui a difficilement débouché sur l'emploi du KERS, la discipline reine du sport automobile va étrenner l'an prochain un moteur V6 1,6 L turbo avec récupération d'énergie en lieu et place du V8 classique. Renault, qui fait parfois le grand écart entre son engagement en F1 et la voiture de série, va bien évidemment saisir cette opportunité pour mettre en valeur son expérience acquise dans le domaine des voitures électriques.



D'ailleurs, à l'occasion du GP de F1 de Monaco, Renault a annoncé le nom d’un des premiers clients pour son moteur V6 avec récupération d’énergie. Il s'agit de l'écurie Toro Rosso, qui roulait jusqu'à présent pour Ferrari. Cette évolution est somme toute logique, puisque l'écurie dépend de Red Bull, qui est le partenaire de développement du Power Unit de Renault. Les deux partenaires finalisent d'ailleurs les termes d’un accord privilégié à long terme.


Toujours à propos de ce moteur hybride de F1, Alain Prost - qui est ambassadeur et conseiller de Renault - nous apprend dans les colonnes du quotidien La Provence que ce moteur intégrera une possibilité de propulsion électrique. Il indique aussi que la réduction de consommation, à puissance égale, sera de 30 à 40 %. Autre précision : le Power Unit sera présenté officiellement le 21 juin lors du salon du Bourget (dont Renault est partenaire). Les cartes seront rebattues en F1 l'an prochain et l'arrivée de Honda - motoriste de référence et impliqué dans l'hybride - devrait dynamiser la discipline. Ce sera intéressant de voir qui maîtrise le mieux la récupération d'énergie, en dehors de la performance pure.


En dehors de la F1, il est à noter que la FIA ouvre ses portes à l'électrique. L'an prochain, ce sera le coup d'envoi du championnat Formule E, dont les partenaires sont Spark Racing Technology (qui produira les monoplaces), McLaren (qui fournira les moteurs, la transmission et l'électronique), Michelin pour les pneus et...Renault. La maque au losange fera bénéficier à Spark Racing Technology de son expertise technologique pour optimiser les systèmes électriques et électroniques. La marque estime avoir l’expérience nécessaire pour assurer la sécurité et la fiabilité des autos, qui porteront d'ailleurs le nom Spark Renault. Pour le moment, le calendrier 2014 prévoit 10 courses. 9 villes sont déjà retenues (Bangkok, Buenos Aires, Londres, Los Angeles, Miami, Pékin, Putrajaya en Malaisie, Rio de Janeiro et Rome) et 1 autre doit encore être annoncée. Paris n'y figure pas, mais est-ce bien étonnant de la part d'une capitale anti-bagnoles ?

La technologie hybride accélère à Detroit

Avec plusieurs nouveautés et concepts, présentés par les américains, les japonais et les européens, la technologie hybride (rechargeable ou non) est en train de s’imposer petit à petit. On trouve certes des voitures électriques, comme la Spark EV, la Fiat 500 e et la Leaf nouvelle version, mais le véhicule à batterie passe au second plan cette année. Et c’est d’ailleurs très symptomatique de voir Nissan présenter un concept de 4X4 hybride à Detroit avec le Resonance. Ce véhicule élégant combine un moteur 2,5 L avec un moteur électrique et une batterie lithium-on, en lien avec la boîte CVT Xtronic et un système de supervision sophistiqué.


S’agirait-il d’un rééquilibrage, après une communication qui a surtout mis l’accent sur l’électrique ? On sait que Nissan doit, dans le cadre de son plan Green sortir une quinzaine de modèles hybrides d’ici 2016. Et ce sera avec une technologie maison. A ce propos, j’ai pu voir également sur le salon un nouveau modèle hybride d’Infiniti, qui a pour nom Q50 C’est une berline sportive élégante et plus affutée que la M35h que nous connaissons en Europe.


Dans le domaine des hybrides classiques, Mercedes présente également sa nouvelle Classe E, qui se décline aussi en version E400 Hybrid. Une réplique à l’Active Hybrid de BMW.


En Europe, nous aurons la version E300 Bluetec hybride diesel.


Pour sa part, VW expose sa Jetta hybride, révélée il y a quelques semaines à Los Angeles, et qui a pour ambition de concurrencer la Prius.


Toyota, l’épouvantail, continue pour sa part d’innover. Ainsi, l’Avalon hybride intègre un système de chargement sans fil pour refaire le plein d’électricité… de votre téléphone portable. Cette option à 200 dollars permet de recharger son iPhone ou son Samsung. Le système est compatible avec la norme Qi et nécessite d’avoir une coque sur le mobile.


Bien sûr, je dois aussi parler de la NSX. Présentée sur le stand d'Acura (une marque liée à Honda aux USA), elle est à nouveau exposée à Detroit sous la forme encore d'un concept mais plus proche de la série. La NSX (Next Sport eXperimental) est sportive, équipée d’un V6 VTEC à injection directe couplé à une boîte à double embrayage, ainsi qu'à un moteur électrique. En fait, la NSX en abrite trois, car deux deux moteurs électriques alimentent le système SH-AWD* à 4 roues motrices, de façon à fournir séparément du couple aux roues avant dans les courbes.
*Super Handling All Wheel Drive


C’est toutefois dans le domaine du plug in que l’on dénombre le plus de nouveautés. Ainsi, GM décline le concept de la Chevrolet Volt (un moteur électrique et une batterie lithium-ion, associés à un petit moteur thermique qui fait office de prolongateur d’autonomie) sur un coupé Cadillac. L’ELR est clairement l’une des stars du salon.


Pour sa part, Honda présente sur la plus tranquille Accord sa nouvelle plateforme hybride rechargeable. Elaborée dans le cadre de sa stratégie Blue Earth, elle permet de rouler pendant une vingtaine de km en mode électrique, grâce à une batterie qui se recharge en une heure (en mode 240 v avec chargeur à domicile).


Hyundai a aussi dévoilé une chaîne de traction rechargeable. Les coréens, qui ont des ambitions dans l’électrique, ont également travaillé sur la question. C’est une solution qu’on verra peut être sur la Sonata, qui se vend ici en version hybride.


C’est cependant Volkswagen qui crée la surprise avec son SUV Cross Bue qui est TDI hybride plug in. La firme allemande, qui en profite pour exposer également un autre concept avec la même technologie, le Cross Coupé, anticipe sur une évolution du marché américain. Le diesel va en effet s’y développer sous l’impulsion des constructeurs allemands. Et dans ce cas de figure, l’hybride diesel rechargeable devient pertinent.

Honda passe à l'hybride sportif pour mieux concurrencer Toyota

Parti peu de temps après Toyota, avec un premier modèle hybride dès 1999 (la première génération d'Insight dont la ligne était originale), Honda a moins bien réussi que son compatriote japonais dans l'hybride. Il vient d'arriver péniblement à un million de véhicules vendus en cumulé. Ce que Toyota fait en un an aujourd'hui. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir déployé une gamme, avec en plus de la nouvelle Insight, la Jazz et le Coupé CR-Z. Mais, la technologie IMA (Integrated Motor Assist) est moins efficace. Du coup, les ingénieurs de Honda viennent de développer pas moins de trois nouveaux systèmes hybrides.


Le premier d'entre eux s'articule autour d'un ensemble combinant un moteur thermique 1,5 L à cycle Atkinson, un moteur électrique alimenté par des batteries lithium-ion* et une boîte 7 rapports à double embrayage. D'où le nom i-DCD (Intelligent Dual Clutch Drive) de ce nouveau système, prévu en 2014 en Europe sur la Jazz. L'architecture permettra de rivaliser avec la Toyota Yaris HSD, avec des performances a priori supérieures. Honda parle de 70 g de CO2 par km et de 3 L/100 km de consommation (contre 79 g et 3,5 L pour sa concurrente). La grande nouveauté vient du fait que l'on démarre à l'électrique, comme chez Toyota, et que le moteur se coupe en décélération. Avec un moteur électrique plus puissant (30 ch au lieu de 14) et le nouveau bloc 1,5 L (au lieu du 1,3 L), la Jazz hybride disposera d'une puissance cumulée de 130 ch au lieu de 102.

Le second système, baptisé Multi Mode Drive Plug In, fera son apparition dès janvier 2013 aux USA sur l'Accord hybride rechargeable. Il combine un nouveau moteur thermique, deux moteurs électriques reliés à une batterie lithium-ion et un embrayage en prise directe. En fonction de l'état de charge de la batterie, le système propose trois modes de conduite :
 - mode EV pour entraîner le véhicule à partir de la batterie lithium-ion et récupérer de l'énergie en décélération
- mode "Drive" à moyenne et à haute vitesse, avec le moteur et l'essieu directement reliés par un système de verrouillage de l'embrayage qui permet de mieux transmettre la puissance aux roues
- mode Hybrid Drive" pour la conduite urbaine et l'aide à l'accélération en utilisant l'électricité générée par le moteur.


Le troisième et dernier système a pour nom SH-AWD (Sport Hybrid, All Wheel Drive). On l'a déjà vu sur le concept de la future NSX.  Ce système  hybride à trois moteurs électriques permet de répartir de façon intelligente le couple sur les roues arrière droite et gauche (en appliquant du couple positif sur la roue à l'extérieur et du couple négatif sur celle à l'intérieur du virage). Ce dispositif, couplé à un V6 essence à injection directe, couplé avec une boîte 7 à double embrayage, permet d'avoir la puissance d'un V8. La techno devrait bénéficier à la Legend.

*qui améliorent de 30 % l'efficacité du système hybride.

La voiture à hydrogène est la vraie nouveauté du Mondial de l'Automobile

Alors que l'on parle surtout de la voiture électrique, présente avec la Zoé et la Smart Fortwo ED, la prochaine génération de modèles zéro émission se prépare. Ainsi, on peut voir sur le stand Nissan la TeRRA. Ce concept est un SUV dont la transmission 4x4 s'appuie sur 3 moteurs électriques, alimentés par une pile à combustible. Cette pile, d'origine Nissan, revendique une densité d'énergie qui est une première dans le monde (2,5 kW/L). La marque japonaise a réduit par six les coûts par rapport à l'équipement de génération précédente. Alors que Daimler et Renault-Nissan ont annoncé travailler en commun sur l'hydrogène, voici un message clair : l'hydrogène va devenir accessible.


Voir la vidéo de la Nissan TeRRA :

 

L'hydrogène est également présent chez Toyota, qui montre sa FCV-R.


La marque japonaise a déjà annoncé la sortie d'un modèle dérivé de ce concept en 2015. Un horizon que visent également d'autres acteurs, dont Hyundai, qui expose le ix35 FCV sur son stand.


Le coréen est en fait l'un des constructeurs impliqués dans le cadre du European Hydrogen Road Tour*, avec Honda, Mercedes et Toyota. Leurs modèles sont à l'essai sur la piste d'essai pour la voiture électrique et aujourd'hui seulement pour le grand public. C'est l'occasion de découvrir des modèles dont la technologie est prête et dont l'autonomie, selon les modèles, varie de 400 à 800 km. Les essais se déroulent grâce à Air Liquide, qui est le partenaire pour le remplissage en hydrogène de ces véhicules.


A ce propos, j'ai discuté avec Pierre-Etienne Franc, qui est le directeur des technologies du futur chez Air Liquide. Il m'a confirmé que l'infrastructure se mettait en place en Allemagne, au Japon, aux USA... Mais, évidemment pas en France. Notre beau pays a un problème avec l'hydrogène, car les deux constructeurs nationaux ont opté pour l'électrique à batterie. Et comme les pouvoirs publics n'ont pas tellement envie d'associer Mercedes dans des projets de recherche en France, voici pourquoi on regarde passer les trains.


Heureusement, il y a des acteurs tricolores qui se bougent un peu. Ainsi, on peut voir le Hy Kangoo de SymbioFcell. C'est une version du Kangoo ZE avec un prolongateur d'autonomie qui utilise une pile à combustible. La société, qui est basée à Grenoble, a collaboré avec le CEA pour intégrer cette pile, qui prend le relais des batteries lorsque le niveau de charge devient critique. Le Hy Kangoo a deux fois plus d'autonomie. En outre, la PAC fournit la chaleur nécessaire au chauffage sans faire appel aux batteries. Autre avantage : une recharge totale ne prend que 3 à 5 minutes au lieu de plusieurs heures pour les batteries classiques. SymbioFcell dispose en France de la première usine intégrant une ligne de production à l’échelle industrielle et de bout en bout de systèmes piles à hydrogène à destination des marchés du transport et de la mobilité.


Et en plus, comme ils sont sympas chez SymbioFcell, ils m'ont offert un flacon d'eau de pile. L'eau en question, qui est issue de la transformation chimique de l'hydrogène en courant électrique, vient de la green GT H2 ! Oui, il s'agit bien de l'eau issue de la pile à combustible de la voiture qui participera l'an prochain aux 24 Heures du Mans.

*Ce « road tour » organisé par H2moves Scandinavia et soutenu par le partenariat européen public/privé « Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking », est un projet qui vise à démontrer que la technologie est sûre et performante, et les véhicules disponibles. Il a également pour objectif de développer une mobilité hydrogène en Europe. Durant 5 semaines, H2moves Scandinavia va parcourir l’Europe de Hambourg à Copenhague, en passant par Hanovre, Bolzano, Paris, Cardiff, Bristol et Londres.

La maison intelligente selon Honda

Le constructeur japonais a construit une maison intelligente et écolo à Saitama, dans la région du Kanto, afin de présenter son système Honda Smart Home (HSHS). Ce dispositif permet de gérer l’énergie, en adaptant automatiquement l’offre à la demande, que ce soit pour la maison (chaleur et électricité), ou pour la mobilité (voitures et scooters électriques). C'est une application de smart grid.

La maison fait appel à des couches minces de panneaux solaires sur le toit, à une batterie rechargeable, à une unité de cogénération de gaz, à un système d'alimentation d'eau chaude et à un gestionnaire intelligent d’énergie (le Smart e Mix manager). Ce dernier système est au cœur de la maison. Il réduit les émissions de CO2 provenant de la maison et sert également, en cas de besoin, à fournir une alimentation de secours en électricité. Souvenir de Fukushima oblige, le système HSHS est également conçu pour permettre aux utilisateurs de sécuriser leur propre approvisionnement en énergie et la mobilité en cas de catastrophe.
La démo de Honda s'inscrit dans le cadre du projet e-Kizuna, qui consiste à préparer l'arrivée des véhicules électriques à Saitama. D'ailleurs, Honda va faire communiquer la maison avec des véhicules, en utilisant son système de navigation Internavi.

Honda propose d'anticiper sur les bouchons en temps réel

Le constructeur japonais a mis au point avec l'université de Tokyo une technologie qui permet de réduire les encombrements, en demandant au conducteur d'adapter son comportement au volant. Le principe est somme toute logique. Il consiste à analyser l'accélération et les décélérations du véhicule. L'ordinateur calcule ensuite, par rapport aux statistiques connues sur le trafic*, si ces actions sont de nature à influer sur la vitesse moyenne. Si le conducteur a une conduite saccadée, le tableau de bord lui envoie alors des signaux par des codes couleur, et l'encourage à avoir un comportement plus coulé. Si tout le monde fait pareil, une conduite plus apaisée en file peut alors contribuer à augmenter de 23 % la vitesse moyenne et à réduire de 8 % la consommation.

Et si en plus, le véhicule est équipé d'un régulateur de vitesse intelligent (ACC, mesurant automatiquement la distance avec le véhicule qui précède et adaptant la vitesse en fonction) et qu'il peut communiquer avec des serveurs en temps réel (par cloud computing), on améliore encore de 16 % la vitesse moyenne et on réduit de 5 % encore la consommation de carburant. La technologie va être testée en Italie en mai et en Indonésie en juillet.
La proposition de Honda rejoint l'idée de Ford qui veut connecter tous les véhicules de la terre. En se servant de ces données en temps réel, on pourrait obtenir un hyper Bison Futé et aider les conducteurs à mieux gérer leur vitesse. Ce qui permettrait de résorber en partie la congestion, sans construire de nouvelles routes.

*Ce qu'on appelle en anglais Traffic patterns. C'est le principe par exemple du système IQ Routes de TomTom qui se base sur un historique pour déterminer à quel moment le trafic est le plus chargé en fonction du jour et de l'heure.

Les économies d'énergie et l'électrique en vedette au salon de Detroit

Pour avoir déjà fait quelques salons de Detroit, et pour en avoir discuté avec le journaliste américain Bill Diem (que j'ai croisé là bas et qui vit en France), il n'aura jamais été autant question de "fuel economy". Même en Amérique, on entend parler d'éco conduite et d'économies d'énergie. Le critère qui compte désormais est celui du MPGe (Miles Per Gallon Equivalent), autrement dit la consommation... Même si la puissance n'est jamais très loin. Quoi qu'il en soit, et même si c'est avant tout un argument commercial, c'est un énorme pas en avant. Le meilleur exemple nous est donné par Ford, dont la nouvelle Fusion (la Mondeo en Europe) est le seul modèle à être lancé avec trois énergies en même temps (thermique, hybride et hybride rechargeable).



Mais, mis à part ce cas très symbolique, ce sont plutôt les constructeurs étrangers qui ont animé le salon. Je propose de parler des différentes énergies en commençant par l'hybride.
Mercedes a fait l'évènement avec deux nouvelles versions sur base de Classe E : une E 300 Bluetec hybride diesel (204 ch, 4,2 L/100 km) et une E 400 hybride essence (306 ch, 10,5 L/100 km). La première est pour l'Europe, la seconde pour le marché US.
BMW n'était pas en reste avec l'Active 3 Hybrid, qui reprend les mêmes ingrédients que sa grande soeur de la Série 5. C'est à dire : le moteur six cylindres Twin Power Turbo de 306 ch (de la 335i), un moteur électrique de 55 chevaux et en prime la boîte automatique à 8 rapports. La Série 3 hybride sera également dotée du mode ECO PRO qui permet au conducteur de choisir entre un fonctionnement sportif, sportif +, confort ou économique. Elle intègre la fonction de récupération de l’énergie au freinage, l’indicateur de changement de rapport et plusieurs autres fonctions afin de réduire au minimum la consommation d’essence. Comme l’Active Hybrid 5, la version dérivée de la Série 3 pourra rouler sur de faibles distances en mode tout électrique jusqu’à 60 km/h.
Par ailleurs, on a pu voir aussi la Jetta hybrid chez Volkswagen et - cerise sur le gâteau - un concept qui marque le retour de la NSX chez Acura (Honda) avec un V6 à injection directe couplé à un moteur électrique.

Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/4f0dd610548e0

Ce salon de Detroit marque également l'arrivée des premiers hybrides rechargeables chez les "grands constructeurs" (Fisker en a eu la primauté).


J'ai déjà évoqué le cas de la Fusion/Mondeo qui reprend la technologie du C-Max Energi que l'on verra en 2013 en Europe. Mais, ce n'est pas le seul exemple.
Volvo a par exemple présenté le XC60 plug in, qui est bien adapté aux Etats-Unis. Ce concept associe un 4 cylindres 2 L turbo de 280 ch - couplé à une nouvelle boîte auto à 8 rapports - à un moteur électrique de 70 ch (et avec 200 Nm de couple). Ce dernier est positionné sur l'essieu arrière, ce qui permet de bénéficier des 4 roues motrices. Il est alimenté par une batterie lithium-ion de 12 kWh. Avec une puissance totale de 350 ch, le XC60 hybride rivalise sans problème avec la version V8 essence. C'est ce qui explique la mention T8 sur sa carrosserie. Comme sa cousine la V60 D6 (qui est une hybride diesel), ce concept propose trois modes de conduite :
- In Pure : un mode électrique avec une autonomie de 45 km (selon le cycle européen)
- Hybrid : quand le moteur électrique assiste le moteur essence, la consommation chute à 2,3 L/100 km pour 53 g de CO2 par km (toujours selon le cycle NEDC)
- Power : le XC60 délivre la puissance maxi avec une 380 Nm de couple et des perfs étonnantes (0 à 100 km/h en 6,1 s)
De plus, ce concept inaugure un nouveau mode de recharge de la batterie (Save) en roulant. Il suffit d'appuyer sur un bouton pour récupérer de quoi faire jusqu'à 20 km en milieu urbain.
 Toyota, qui va lancer pour sa part la Prius plug in dans le courant de l'année, a surpris son monde avec le concept NS4 qui préfigure un nouveau modèle à l'horizon 2015. Le constructeur japonais veut baisser la consommation par une réduction de la taille et du poids des composants du système Hybrid Synergy Drive, tout en renforçant l’accélération. La marque souhaite également augmenter l’autonomie électrique et favoriser une recharge rapide.

Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/4f0dd69a7b2b5

Dans le domaine de l'électrique pur, l'actualité US est dominée par le lancement de la Focus électrique, la sortie imminente de la Model S chez Tesla (la berline familiale annoncée sous la barre des 50 000 $ et avec jusqu'à 480 km d'autonomie) et le déploiement commercial de la Chevrolet Volt et de la Nissan Leaf.


C'est toutefois une autre japonaise qui a les honneurs du salon. L'allié de Renault a en effet dévoilé une version proche de la série de la future NV 200 électrique. Ce van destiné aux entreprises et aux familles reprend la techno de la Leaf, mais propose bien plus d'espace et de charge utile. A noter également dans le domaine de l'électrique la version de série de la Fit EV (Jazz électrique) chez Honda pour le marché US, un concept Elantra EV chez Hyundai (200 km d'autonomie annoncés) et le surprenant e-Bugster de Volkswagen. Le constructeur allemand a choisi d'équiper une Beetle d'un moteur électrique développant 85 kW (115 ch) et capable d'emmener ce coupé deux places de 0 à 100 km/h en 10"9 et en silence. Placé à l'avant et pesant seulement 80 kg, ce moteur est alimenté par une batterie lithium-ion logée derrière les sièges, et dont l'autonomie est de 180 km. Mais, ne rêvons pas. Il n'y a pas de Beetle électrique au programme et les composants sont ceux de la Golf e-Blue Motion de 2013.

Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/4f0dd1c6d9577

Le retour de la NSX chez Honda : technologie et performances


Profitant de l'absence de Ferrari au salon de Detroit, Honda a bien réussi son coup en présentant la nouvelle NSX et sous la marque Acura, qui est sa griffe de luxe aux Etats-Unis. Pour les non initiés, ces trois lettres désignent une GT japonaise exceptionnelle, soutenant la comparaison avec les meilleures européennes et se distinguant par sa facilité de conduite. Elle a été produite de 1991 à 2005. La voir de retour au salon de Detroit est un évènement, même s'il ne s'agit pour le moment que d'un concept. On va en parler plus en détail car il y a beaucoup de technologie là dessous, mais voyons d'abord en images la bête.


 Voir la vidéo :

 

La NSX (Next Sport eXperimental) est une authentique sportive, équipée d’un nouveau V6 VTEC à injection directe couplé à une boîte à double embrayage, ainsi qu'à un moteur électrique qui procure plus de puissance à l'accélération tout en en réduisant la consommation. La NSX du futur sera donc hybride.


Ce concept abrite par ailleurs une nouvelle mouture du système SH-AWD* à 4 roues motrices. Celui-ci se distingue par deux moteurs électriques qui fournissent séparément du couple aux roues avant dans les courbes. L'intérêt ? Ce système sert à accélérer la roue avant droite pour mieux virer à gauche et inversement. Il aide à mieux négocier les virages et en passant mieux le couple au sol. Honda appelle cela le Bilateral Torque Adjustable Control System. Le SH-AWD fera mieux que la précédente transmission à 4 roues motrices.

Utilisant des matériaux allégés, et promettant un rapport poids-puissance exceptionnel, la prochaine NSX devrait constituer un bon compromis entre la performance et l'efficacité énergétique. Les voitures deviennent plus vertes à Detroit, même dans la catégorie des GT.

Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/4f0cbc0409608

*Super Handling All Wheel Drive