Non, ce n'est pas le prochain modèle ZE de Renault. La transformation a été opérée par Continental Automotive pour en faire une vitrine technologique de son savoir-faire dans l'électrique. L'équipementier allemand a intégré une quarantaine de composants, de la batterie* à l'électronique de puissance, en passant par le moteur électrique et bien entendu les pneumatiques. Tous les systèmes présents à bord sont prêts pour la production. Et pour cause : Conti est déjà fournisseur de solutions à bord de la Fluence ZE et du Kangoo ZE.
Au niveau des performances, notons que le moteur électrique de la Mégane développe une puissance de 70 Kw et 226 Nm de couple, ce qui permet au véhicule de passer de 0 à 100 km/h en 11.9 secondes. On notera au passage que le contrôleur électronique - véritable cerveau de cette Mégane ZE - est 30 % plus compact que la précédente génération.
L'autre nouveauté est la présence d'un chargeur embarqué (similaire à celui de la Zoé). Sa capacité de 10 kW permet de faire la recharge en deux heures et demie. Précisons que la batterie lithium-ion (355 v, 18 kWh), qui revendique 150 km d'autonomie, ne pèse que 150 kg. Elle intègre également un système innovant de détection de crash EV Sat.
L'innovation se trouve également à l'intérieur. Un écran de 12,3 pouces (similaire à celui d'une tablette) donne toutes les infos nécessaires en haute résolution. Et pour que le conducteur applique vraiment les règles d'éco-conduite, Continental a pensé à une pédale d'accélérateur active qui présente une résistance quand l'énergie vient à manquer. Ce qui incite donc le conducteur à conduire plus relax.
Plus classique, l'équipementier a aussi pensé à un portail Internet et à une application pour smartphone afin de piloter la charge.
Enfin, ce prototype est l'occasion de présenter les pneus Conti eContact à faible résistance au roulement.
Comment on dit déjà ? Ah oui, la qualité allemande.
*Continental s'est associé au coréen SK
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Ethernet se précise dans l'automobile
Cette semaine, Continental a organisé un "Technology Day" autour du réseau Ethernet dans ses locaux, en banlieue de Munich. La réunion était suivie notamment par BMW, Volkswagen, Jaguar, Land Rover, Bosch, NXP, ou encore Valeo. Par rapport à d'autres réseaux embarqués tels que le CAN, Flexray ou encore MOST (qui est plus axé sur le multimédia), le réseau Ethernet présente bien des avantages. Il garantit du haut débit (jusqu’à 100 Mb/s) et permet surtout de réduire les coûts de câblage. Le gain serait de 80 % au niveau du poids et de 30 % au niveau du coût pour le câblage. Le réseau Ethernet permet en effet de transmettre des données par une simple paire torsadée non blindée. Plus économique, ce procédé permet d’éviter les interférences au niveau de la compatibilité électro-magnétique.Le réseau Ethernet semble idéal pour les applications faisant appel aux systèmes d’aide à la conduite, les fameux ADAS (Advanced Driving Assistance Systems). Par exemple, BMW veut utiliser cette solution pour l’aide au parking avec 4 caméras qui restituent une vue à 360 degrés autour du véhicule. Mais, le haut débit garanti par Ethernet permet aussi de supporter d’autres applications comme la détection de piétons par caméra, ainsi que la surveillance des limitations de vitesse (en se basant toujours sur un capteur vidéo). Poussée par un consortium en Allemagne, cette solution technique pourrait voir le jour dès 2013. A plus long terme, vers 2020, BMW imagine une intégration plus poussée d’Ethernet au niveau de l’architecture électrique et électronique.
Continental teste la conduite automatisée dans le Nevada
Vous le savez sans doute, l'Etat du Nevada est le seul (aux USA mais aussi dans le monde) à autoriser la circulation de véhicules entièrement automatisés sur route ouverte. Cette dérogation est dûe en grande partie aux travaux de Google, mais il ne faut pas oublier non plus que, bien avant le moteur de recherche américain, le DARPA Challenge a permis à des universités et des constructeurs (Volkswagen, GM) de tester des véhicules sans pilotes. Le fait est que les européens n'ont rien à envier aux ingénieurs US. L'équipementier allemand Continental a choisi de venir au Nevada le temps d'une campagne de tests, pendant deux semaines. Avec un véhicule sur la base d'une Passat, il a parcouru plus de 6.000 miles en mode automatisé. L'objectif était de tester plusieurs scénarios, avec des technologies proches de la production en série.
Le véhicule était équipé notamment d'une nouvelle caméra stéréo, capable de mesurer la distance et la taille des obstacles potentiels, et d'un système de freinage piloté par électronique en lien avec une direction assistée électrique. Le test avait pour but d'évaluer dans quelles circonstances l'automatisme peut être utilisé. On imagine par exemple que la machine pourrait remplacer l'homme dans les embouteillages. Malgré les progrès réalisés dans les capteurs, il y a des situations où l'automatisme avoue ses limites. Par exemple, quand il n'y a pas de marquage au sol, ou quand il y a un enchaînement de virages trop serrés, l'assistance électronique est dépassée et se désactive. On apprécie alors d'avoir un pilote à bord. Et si toutefois le conducteur ne réagit pas, la machine prend alors la décision de ralentir le véhicule, puis de l'arrêter.
Les constructeurs allemands ne vont sans doute pas tarder à appliquer ces technologies.
Le véhicule était équipé notamment d'une nouvelle caméra stéréo, capable de mesurer la distance et la taille des obstacles potentiels, et d'un système de freinage piloté par électronique en lien avec une direction assistée électrique. Le test avait pour but d'évaluer dans quelles circonstances l'automatisme peut être utilisé. On imagine par exemple que la machine pourrait remplacer l'homme dans les embouteillages. Malgré les progrès réalisés dans les capteurs, il y a des situations où l'automatisme avoue ses limites. Par exemple, quand il n'y a pas de marquage au sol, ou quand il y a un enchaînement de virages trop serrés, l'assistance électronique est dépassée et se désactive. On apprécie alors d'avoir un pilote à bord. Et si toutefois le conducteur ne réagit pas, la machine prend alors la décision de ralentir le véhicule, puis de l'arrêter.
Les constructeurs allemands ne vont sans doute pas tarder à appliquer ces technologies.
Rambouillet capitale mondiale de la voiture connectée
C'est une spécificité dont la France peut être fière : le site de Rambouillet dans les Yvelines est le centre d'excellence mondial pour Continental Automotive en ce qui concerne la radio, la navigation et l'interface homme-machine pour les systèmes multimédia. Les ingénieurs de l'équipementier allemand développent ici les équipements du futur, dont par exemple la nouvelle plateforme ouverte nouvelle génération, qui a été présentée en début d'année au CES de Las Vegas. Ce système qui offre le meilleur de la connectivité à bord arrivera sur le marché à partir de 2014.
La plateforme OIP (Open Infotainment Platform) tourne sous Linux et joue à fond la carte de la convergence. Compatible avec le standard de l'alliance GENIVI, elle associe dans un même ensemble l'audio (double tuner, radio numérique), la navigation (dont la 3D et la réalité augmentée) et la connectivité (Wi Fi, navigateur web, Bluetooth, USB), avec en prime de la reconnaissance vocale en langage naturel, de la reconnaissance d'écriture, une ouverture sur les applications liées à un constructeur et des performances graphiques dignes des meilleurs tablettes actuelles. Sa mise à jour se fait par téléchargement. Le projet a été monté en 18 mois à Rambouillet.
Au cours de cette visite, on nous a montré aussi les autoradios de demain. Si le "all in one" devient un standard, avec un appareil qui regroupe toutes les fonctions essentielles (USB, SD, Bluetooth, iPod), et qui se destine en particulier aux véhicules électriques*, la radio de demain sera à coup sur numérique. C'est la conviction de Continental, qui observe que ce standard se développe partout en Europe.
A ce propos, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (dont le DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. La radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).
Continental a également présenté son concept "high tech low cost". Une formule qu'on pourrait résumer par de la techno de pointe pour tous. Sur un écran de la taille d'une tablette, on peut retrouver tous les menus de son smartphone avec une ergonomie étudiée. Précisons au passage que l'équipementier a prévu l'intégration du NFC (Near Fied Communication) pour déverrouiller l'auto à partir du mobile et transmettre à partir de ce standard sans contact les préférences du conducteur (dont l'éclairage d'ambiance et les réglages audio).
Au passage, on note la présence d'un petit tiroir sous la console qui permet de recharger par induction (sans câble) son smartphone à bord du véhicule.
Autre trouvaille : un projecteur de signaux lumineux sur la planche de bord. Les lumières se reflètent sur le pare-brise et viennent alerter le conducteur en fonction des codes couleurs. Les signaux renseignent sur un danger, l'arrivée d'un appel téléphonique ou le non respect de la limite de vitesse.
Et puisqu'on parle de lumière, je termine ce tour d'horizon par un projet mené en commun avec l'Université de Versailles Saint Quentin, où Continental a ouvert une chaire industrielle. Le projet VLC (Visible Light Communication) consiste à utiliser des LED pour propager la connexion Internet dans l'habitacle à un débit supérieur à 100 Mb/s. On parle ainsi de Li Fi (Light Fidelity) pour remplacer le Wi Fi. Et tout cela se déroule à Rambouillet !
*Les véhicules électriques vont contribuer à éliminer le CD sur les autoradios, de façon à gagner un peu de poids et à consommer moins d'énergie.
La plateforme OIP (Open Infotainment Platform) tourne sous Linux et joue à fond la carte de la convergence. Compatible avec le standard de l'alliance GENIVI, elle associe dans un même ensemble l'audio (double tuner, radio numérique), la navigation (dont la 3D et la réalité augmentée) et la connectivité (Wi Fi, navigateur web, Bluetooth, USB), avec en prime de la reconnaissance vocale en langage naturel, de la reconnaissance d'écriture, une ouverture sur les applications liées à un constructeur et des performances graphiques dignes des meilleurs tablettes actuelles. Sa mise à jour se fait par téléchargement. Le projet a été monté en 18 mois à Rambouillet.
Au cours de cette visite, on nous a montré aussi les autoradios de demain. Si le "all in one" devient un standard, avec un appareil qui regroupe toutes les fonctions essentielles (USB, SD, Bluetooth, iPod), et qui se destine en particulier aux véhicules électriques*, la radio de demain sera à coup sur numérique. C'est la conviction de Continental, qui observe que ce standard se développe partout en Europe.
A ce propos, l'équipementier a conçu un autoradio hybride, qui offre d'une part la réception des normes de diffusion terrestre (dont le DAB+) mais aussi une connexion 3G et Wi Fi (via le smartphone) pour une continuité de réception. La radio numérique permet d'améliorer le confort d'écoute, mais surtout d'ajouter des contenus numériques (trafic, envoi de messages pendant une émission, etc...).
Continental a également présenté son concept "high tech low cost". Une formule qu'on pourrait résumer par de la techno de pointe pour tous. Sur un écran de la taille d'une tablette, on peut retrouver tous les menus de son smartphone avec une ergonomie étudiée. Précisons au passage que l'équipementier a prévu l'intégration du NFC (Near Fied Communication) pour déverrouiller l'auto à partir du mobile et transmettre à partir de ce standard sans contact les préférences du conducteur (dont l'éclairage d'ambiance et les réglages audio).
Au passage, on note la présence d'un petit tiroir sous la console qui permet de recharger par induction (sans câble) son smartphone à bord du véhicule.
Autre trouvaille : un projecteur de signaux lumineux sur la planche de bord. Les lumières se reflètent sur le pare-brise et viennent alerter le conducteur en fonction des codes couleurs. Les signaux renseignent sur un danger, l'arrivée d'un appel téléphonique ou le non respect de la limite de vitesse.
Et puisqu'on parle de lumière, je termine ce tour d'horizon par un projet mené en commun avec l'Université de Versailles Saint Quentin, où Continental a ouvert une chaire industrielle. Le projet VLC (Visible Light Communication) consiste à utiliser des LED pour propager la connexion Internet dans l'habitacle à un débit supérieur à 100 Mb/s. On parle ainsi de Li Fi (Light Fidelity) pour remplacer le Wi Fi. Et tout cela se déroule à Rambouillet !
*Les véhicules électriques vont contribuer à éliminer le CD sur les autoradios, de façon à gagner un peu de poids et à consommer moins d'énergie.
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Rambouillet,
Smartphone
Le match des pneus pour véhicules électriques à Genève
L'arrivée de la Zoé s'accompagne d'un certain nombre d'annonces, comme celle du nouveau pneu Energy EV développé par Michelin. Issus d’un programme de recherche et d’innovation de 4 années, mené conjointement par Renault et Bibendum, ces nouveaux pneus à haute efficacité énergétique participent à l’accroissement de l’autonomie générale du véhicule. Ainsi, sur des parcours périurbains, Zoé gagne jusqu’à 6 % d’autonomie (selon l’usage) grâce à ces pneumatiques. Cet équipement innovant s’inscrit dans la logique globale « Range OptimiZEr » mis en place sur le 4ème modèle de la gamme Renault ZE. Le pneu joue un rôle primordial sur les véhicules électriques, car la consommation d’énergie due aux pneus peut aller jusqu’à 30 %.
Michelin n'a toutefois pas le monopole de la performance sur ce terrain. Bridgestone est par exemple le partenaire de Nissan pour la Leaf et de BMW pour la i3. Pour sa part, Goodyear expose un prototype de pneu conçu pour réduire le bruit de roulement. Il a été développé dans le cadre du projet CityHush de l’Union Européenne, dont l'objectif est de créer des zones de tranquillité dans lesquelles seuls les véhicules électriques seront autorisés, avec des niveaux de bruit à ne pas dépasser. Le fabricant américain va donc s'efforcer de réduire le bruit de la circulation, en travaillant sur l’interaction entre les pneumatiques des véhicules et le revêtement de la chaussée. L'amplitude et la fréquence de ce bruit dépendent de plusieurs paramètres comme la composition du revêtement, la dimension des pneumatiques, les matériaux qui les composent, leur construction et le dessin de bande de roulement.
*CityHush installera des zones de tranquillité dans cinq villes européennes : Bratislava (Slovaquie), Bristol (Royaume-Uni), Essen (Allemagne), Göteborg (Suède) et Stockholm (Suède).
Par ailleurs, Continental profite du salon de Genève pour présenter son premier pneu hiver pour véhicules électriques. Il va sortir en 2013 et c'est une première mondiale. Le manufacturier allemand, qui chausse par ailleurs d'origine la Renault Twizy, a développé une gamme eContact qui peut aussi résister au froid et aux sols à faible adhérence. Le challenge est encore plus grand l'hiver car les voitures consomment plus d'énergie pour le chauffage et l'éclairage. En même temps, les pneus pour véhicules électriques, qui offrent une moindre résistance au roulement que les pneus conventionnels, doivent aussi se montrer performants pour le freinage et la tenue de route. Ce pneu sera d'abord produit pour des roues de 20 pouces, pour les futurs véhicules électriques et hybrides.
Michelin n'a toutefois pas le monopole de la performance sur ce terrain. Bridgestone est par exemple le partenaire de Nissan pour la Leaf et de BMW pour la i3. Pour sa part, Goodyear expose un prototype de pneu conçu pour réduire le bruit de roulement. Il a été développé dans le cadre du projet CityHush de l’Union Européenne, dont l'objectif est de créer des zones de tranquillité dans lesquelles seuls les véhicules électriques seront autorisés, avec des niveaux de bruit à ne pas dépasser. Le fabricant américain va donc s'efforcer de réduire le bruit de la circulation, en travaillant sur l’interaction entre les pneumatiques des véhicules et le revêtement de la chaussée. L'amplitude et la fréquence de ce bruit dépendent de plusieurs paramètres comme la composition du revêtement, la dimension des pneumatiques, les matériaux qui les composent, leur construction et le dessin de bande de roulement.
*CityHush installera des zones de tranquillité dans cinq villes européennes : Bratislava (Slovaquie), Bristol (Royaume-Uni), Essen (Allemagne), Göteborg (Suède) et Stockholm (Suède).
Par ailleurs, Continental profite du salon de Genève pour présenter son premier pneu hiver pour véhicules électriques. Il va sortir en 2013 et c'est une première mondiale. Le manufacturier allemand, qui chausse par ailleurs d'origine la Renault Twizy, a développé une gamme eContact qui peut aussi résister au froid et aux sols à faible adhérence. Le challenge est encore plus grand l'hiver car les voitures consomment plus d'énergie pour le chauffage et l'éclairage. En même temps, les pneus pour véhicules électriques, qui offrent une moindre résistance au roulement que les pneus conventionnels, doivent aussi se montrer performants pour le freinage et la tenue de route. Ce pneu sera d'abord produit pour des roues de 20 pouces, pour les futurs véhicules électriques et hybrides.
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BMW i,
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Nissan Leaf,
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Continental mise sur Ethernet pour le multimédia embarqué
L'équipementier allemand vient de rejoindre l'Alliance Open (One Pair Ether-Net), qui fait la promotion des réseaux Ethernet comme la solution standard pour les applications embarquées. Ces réseaux, qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres domaines de l'industrie (en particulier Internet), sont étudiés par Continental depuis 2007.
En combinant les solutions IP (Internet Protocol) et Ethernet, les données transitent à 100 Mbit par seconde. Un débit comparable à celui de la fibre optique à la maison. Il serait ainsi plus facile de piloter des applications temps réel et de la vidéo comme les caméras qui offrent une vue tout autour du véhicule. En plus de sa vitesse, le réseau Ethernet présente également l'avantage d'un câblage particulièrement simple et bon marché.
L'équipementier privilégie cette technologie, plutôt que le réseau MOST qui est utilisé pour les applications multimédia. Les premières applications seront visibles en 2015. Mais, Continental voit plus loin. Il aimerait utiliser le réseau Ethernet dans d'autres domaines, comme la sécurité et le contrôle du châssis. L'idée serait de remplacer à terme les autres réseaux embarqués (CAN, LIN, FlexRay) par celui-ci vers 2020.
En combinant les solutions IP (Internet Protocol) et Ethernet, les données transitent à 100 Mbit par seconde. Un débit comparable à celui de la fibre optique à la maison. Il serait ainsi plus facile de piloter des applications temps réel et de la vidéo comme les caméras qui offrent une vue tout autour du véhicule. En plus de sa vitesse, le réseau Ethernet présente également l'avantage d'un câblage particulièrement simple et bon marché.
L'équipementier privilégie cette technologie, plutôt que le réseau MOST qui est utilisé pour les applications multimédia. Les premières applications seront visibles en 2015. Mais, Continental voit plus loin. Il aimerait utiliser le réseau Ethernet dans d'autres domaines, comme la sécurité et le contrôle du châssis. L'idée serait de remplacer à terme les autres réseaux embarqués (CAN, LIN, FlexRay) par celui-ci vers 2020.
Le freinage automatique bientôt en série sur les petites voitures ?
C'est en tout cas l'objectif de Continental. L'équipementier rappelle que les trois quarts des accidents arrivent en ville, en raison de la densité du trafic et de la distraction. Rien qu'en Allemagne, il y aurait ainsi 200 000 collisions entre véhicules. Mais, le vrai chiffre est sans doute bien supérieur, car les petits accrochages ne sont pas forcément comptabilisés par les autorités. Le freinage automatique est une technologie aujourd'hui éprouvée, et qui fait appel à des capteurs (laser, radar, caméra) pour scanner ce qui se passe devant le véhicule à une distance de 10 m. Le véhicule peut ainsi alerter le conducteur en cas de danger et même opérer un freinage d'urgence automatiquement s'il ne réagit pas. En dessous de 20 km/h, on peut même éviter à coup sûr l'accident.
Le souhait exprimé par Continental n'est pas neutre, car le marché des petites voitures est évidemment bien plus large que celui des modèles haut de gamme où on retrouve en général ses technologies. Mais, la grande série permettra justement de renforcer la sécurité pour le plus grand nombre. Le freinage automatique n'est d'ailleurs plus seulement l'apanage des grosses berlines allemandes. On trouve ce type de système (City Safety) chez Volvo et Ford. Les VW Up, Skoda Citigo et Seat Mii sont aussi les premières de leur catégorie à proposer ce genre de prestation.
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