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SafetyNex : la future application smartphone qui préviendra du danger

Voici une capture d'écran qui préfigure la future application qu'une PME de la région parisienne, Nexyad, pourrait lancer sur Google Play dans le courant de l'année. Son nom est SafetyNex. Elle a pour vocation de prédire le danger en utilisant le capteur vidéo du smartphone et en recourant à des algorithmes complexes pour informer le conducteur d'un possible risque d'accident.

Nexyad est une PME innovante dont la branche automobile permet de développer des applications embarquées basées sur l'analyse d'images. Son point fort est de décliner des modèles de maths et de statistiques (en vigueur par exemple dans le secteur bancaire), au service de la sécurité routière. Concrètement, la société a développé des algorithmes dits de "logique floue", permettant de prédire un danger en croisant plusieurs données dans le smartphone (tracé de la route, vitesse, conditions de visibilité, présence d'obstacles). Issue de trois ans de recherches, la technique basée sur l'OS Android a été testée sur circuit. Reste à l'intégrer chez un éditeur d'applications pour qu'elle puisse être utilisée par le plus grand nombre. En parallèle, Nexyad démarche également les équipementiers pour ajouter cette fonction à la liste croissante des ADAS (systèmes avancés d'aide à la conduite).
L’avantage de SafetyNex est qu’il fonctionne sur n’importe quelle architecture embarquée (y compris un téléphone mobile) et prend en compte un nombre variable de données.

Les constructeurs misent sur les aides à la conduite pour enrichir la navigation GPS

Face aux logiciels de guidage gratuits (notamment celui de Google, celui d'Apple ayant du mal à convaincre), de plus en plus sophistiqués (comme iOn Road qui utilise le capteur vidéo du smartphone pour faire de la réalité augmentée) et que l'on pourra consulter demain avec plus d'aisance sur les écrans de bord, grâce à des systèmes à venir comme Mirror Link, les constructeurs risquent de vendre moins de GPS embarqués. A moins bien sûr de proposer des services supplémentaires. Aujourd'hui, ils proposent des applications et essaient de mettre en valeur le confort d'utilisation sur un large écran tactile. Il faudra toutefois aller plus loin, en intégrant ce que l'on appelle les ADAS (Advanced Driving Assistance Systems).



Les systèmes d'aide à la conduite, qui sont plébiscités de l'autre côté du Rhin, et un peu absents en France, pour ne pas dire inexistants, constituent en effet une opportunité de croissance. Avec le développement de capteurs, qui aident à détecter des dangers (animaux, piétons, autres véhicules), et avec l'arrivée programmée de la communication entre véhicules, la navigation va considérablement s'enrichir. Elle pourra intégrer des alertes (chantier, accident, bouchon) avec beaucoup plus d'efficacité que les sources classiques d'information. Sur l'exemple de Coyote, les constructeurs pourront relayer les données issues de leurs véhicules (capteurs d'adhérence) et fournir en prime une véritable cartographie des pièges de la route.


Il ne reste plus qu'à mettre en place ces moyens. Nissan l'a déjà fait avec son Data Center, qui suit à la trace les Leaf. Résultat : Au Japon, le calcul d'itinéraire indique non seulement l'heure d'arrivée mais aussi l'état prévisionnel de la batterie à l'arrivée (par rapport au profil de la route). Une autre nouvelle fonctionnalité est la consommation moyenne d'énergie sur un axe donné, toujours grâce aux données collectées par le constructeur.

Ethernet se précise dans l'automobile

Cette semaine, Continental a organisé un "Technology Day" autour du réseau Ethernet dans ses locaux, en banlieue de Munich. La réunion était suivie notamment par BMW, Volkswagen, Jaguar, Land Rover, Bosch, NXP, ou encore Valeo. Par rapport à d'autres réseaux embarqués tels que le CAN, Flexray ou encore MOST (qui est plus axé sur le multimédia), le réseau Ethernet présente bien des avantages. Il garantit du haut débit (jusqu’à 100 Mb/s) et permet surtout de réduire les coûts de câblage. Le gain serait de 80 % au niveau du poids et de 30 % au niveau du coût pour le câblage. Le réseau Ethernet permet en effet de transmettre des données par une simple paire torsadée non blindée. Plus économique, ce procédé permet d’éviter les interférences au niveau de la compatibilité électro-magnétique.



Le réseau Ethernet semble idéal pour les applications faisant appel aux systèmes d’aide à la conduite, les fameux ADAS (Advanced Driving Assistance Systems). Par exemple, BMW veut utiliser cette solution pour l’aide au parking avec 4 caméras qui restituent une vue à 360 degrés autour du véhicule. Mais, le haut débit garanti par Ethernet permet aussi de supporter d’autres applications comme la détection de piétons par caméra, ainsi que la surveillance des limitations de vitesse (en se basant toujours sur un capteur vidéo). Poussée par un consortium en Allemagne, cette solution technique pourrait voir le jour dès 2013. A plus long terme, vers 2020, BMW imagine une intégration plus poussée d’Ethernet au niveau de l’architecture électrique et électronique.