Dans le prolongement du compteur Linky, qui permet déjà de communiquer avec le réséau électrique, ERDF et STmicroelectronics pilotent depuis Toulouse un ambitieux programme visant à faire du smart grid une réalité à l'horizon 2015. Son nom : SOGRID (SO pour Sud Ouest et GRID pour le réseau électrique). C'est le fruit d'une collaboration entre 10 partenaires* privés et publics, soutenu par l’ADEME dans le cadre du programme d'investissements d’Avenir. Ce projet industriel vise à développer et tester une chaîne de communication utilisant les courants porteurs en ligne* de troisième génération sur la totalité du réseau de distribution électrique.
L'idée est de développer de nouveaux matériels intelligents, équipés d'une puce électronique qui permettra de gérer en temps réel le réseau en faisant communiquer les appareils et en intégrant les énergies d'origine renouvelable (éolien, photovoltaïque). Il sera ainsi possible d'accompagner les nouveaux usages, dont la voiture électrique qui pourra ainsi refaire le plein en dehors des heures de pointe. L'arrivée programme de 2 millions de véhicules 100 % électriques et hybrides rechargeables d'ici 2020 rend nécessaire l'apparition des smart grids.
A terme, SOGRID entend faire émerger un véritable standard international. Les ressources allouées à ce projet sont de 27 millions d'euros. Une expérimentation grandeur nature auprès de 1000 clients sera menée sur le territoire de Toulouse Métropole pour valider les performances du dispositif, en fin de projet et pendant une durée de 6 mois.
*ERDF, STMicroelectronics, Nexans, Sagemcom, Landis+Gyr, Capgemini, Trialog, LAN (laboratoire privé, filiale du groupe HF Company), Grenoble INP, l’École polytechnique (LIX).
**Le CPL, ou courant porteur en ligne, est le protocole de communication qui permettra de rendre le réseau intégralement intelligent grâce à la transmission de données numériques via le réseau électrique.
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Venturi VBB3 : un véhicule électrique de 3000 ch pour établir un nouveau record de vitesse
Encore un nouveau challenge pour Venturi et son médiatique patron, le monégasque Gildo Pallanca Pastor. Non content d'avoir établi un record du monde en mode zéro émission, avec une pointe à 515 km/h (et 495 km/h en vitesse moyenne sur 1 km), homologué par la Fédération Internationale de l'Automobile, il veut repousser les limites et prépare actuellement un nouveau véhicule électrique de vitesse. La VBB3 devrait atteindre la puissance incroyable de 3000 ch, au lieu de 800 pour le précédent. L'engin sera piloté par l'américain Roger Schroer qui tentera de battre son propre record en août prochain sur le lac salé de Bonneville, dans l'Utah (USA).Voir la vidéo :
Cette fusée électrique est développée en partenariat avec l'Ohio State University et son département de formation des ingénieurs de l'industrie automobile, le Center for Automotive Research. Venturi Automobiles et le CAR se connaissent bien, car ils ont déjà établi ensemble deux records de vitesse avec la VBB2 (véhicule à hydrogène) et la Venturi VBB2.5 (véhicule électrique) baptisée la "Jamais contente"* et titulaire du record depuis 2010.
La Venturi VBB3 sera un véhicule entièrement nouveau. La construction a déjà commencé en février par le montage du châssis.
On voit ici une cellule lithium-ion du pack de batteries. La "voiture" en accueillera pas moins de 2000.
Pour entretenir le buzz, en attendant le planning des essais, Venturi vient de lancer une application pour iPhone et Android. Elle permettra de suivre les développements de la VBB3 (construction du véhicule, pilotage, sécurité, données techniques et technologiques, tests et simulations de course), sachant que la page Facebook de Venturi permet aussi de retrouver toutes les étapes de la préparation chaque mercredi.
Et déjà, Venturi affiche pour 2014 un objectif de 700 km/h avec les évolutions à venir sur la Jamais Contente ! Un symbole fort, car ce sera un record toutes propulsions confondues et la date coïncidera avec les 30 ans de la marque.
*En hommage à la voiture électrique qui a pour la première fois dépassé le mur des 100 km/h en 1899.
Premier anniversaire pour Autolib'
Le service d'autopartage de voitures électriques sur Paris et sa région a tout juste un an aujourd'hui. Un évènement qui a été en fait célébré la semaine dernière en présence de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, du Président du syndicat mixte Autolib' Julien Bargeton (par ailleurs maire adjoint chargé des déplacements, des transports et de l'espace public) et bien sûr de Vincent Bolloré. L'industriel breton ne boude sans doute pas son plaisir d'avoir réussi son pari : celui d'avoir démontré la faisabilité technique de ses batteries. Au passage, Autolib' - qui est la plus grande expérience au monde dans ce domaine avec 1750 voitures électriques et 720 stations (3000 bornes de recharge à ce jour) - fait la démonstration qu'il répond bien à une demande et qu'on peut satisfaire ces besoins sans l'aide des constructeurs classiques.
C'est sans doute le point qui intrigue le plus le petit monde de l'industrie automobile. Comment se fait-il que les parisiens et les franciliens acceptent de rouler dans un véhicule même pas peint, dont le design (bien que réalisé par Pininfarina) n'est pas aussi élaboré que sur les véhicules des constructeurs français, à la finition spartiate et dénué de tous les artifices (phares à LED, aides à la conduite) qui en font "une vraie voiture" ? Et en plus, la Bluecar n'est même pas arrivée en retard, contrairement à ce que pronostiquaient beaucoup d'acteurs. Comme le raconte très bien le site Innovation et Mobilité**, qui a assisté à une table ronde sur la voiture servicielle lors des Mov'eo Days, il y a une rupture qui s'opère. Les constructeurs restent persuadés qu'il faut des véhicules Premium, promus à grand renfort de marketing, alors que la demande semble évoluer vers un service de mobilité, où le moyen de transport se résume finalement à un volant et quatre roues.
Si le million de courses sera peut être atteint en fin d'année (plus de 800 000 à ce jour, soit 7,6 millions de km en mode électrique), il est à peu près acquis que l'équilibre sera atteint 2014, avec 4 ans d'avance. De plus, au moins deux villes sont sur les rangs pour dupliquer le modèle (une en Europe et une en Asie qui est a priori Séoul). Comme on le dit chez Bolloré, il faut être un peu fou pour s'être lancé dans une telle aventure. Mais, c'est une bonne leçon donnée aux constructeurs classiques qui n'ont pas encore compris (ou ne veulent pas comprendre) que l'avenir est à la voiture partagée et qu'il va falloir repenser le modèle économique du toujours plus.
*A terme, il y aura 3000 voitures et 1100 stations, soit 4000 bornes.
**Lien : http://innovation-mobilite.fr/2012/11/21/les-constructeurs-concevront-ils-le-vehicule-du-futur/
C'est sans doute le point qui intrigue le plus le petit monde de l'industrie automobile. Comment se fait-il que les parisiens et les franciliens acceptent de rouler dans un véhicule même pas peint, dont le design (bien que réalisé par Pininfarina) n'est pas aussi élaboré que sur les véhicules des constructeurs français, à la finition spartiate et dénué de tous les artifices (phares à LED, aides à la conduite) qui en font "une vraie voiture" ? Et en plus, la Bluecar n'est même pas arrivée en retard, contrairement à ce que pronostiquaient beaucoup d'acteurs. Comme le raconte très bien le site Innovation et Mobilité**, qui a assisté à une table ronde sur la voiture servicielle lors des Mov'eo Days, il y a une rupture qui s'opère. Les constructeurs restent persuadés qu'il faut des véhicules Premium, promus à grand renfort de marketing, alors que la demande semble évoluer vers un service de mobilité, où le moyen de transport se résume finalement à un volant et quatre roues.
Si le million de courses sera peut être atteint en fin d'année (plus de 800 000 à ce jour, soit 7,6 millions de km en mode électrique), il est à peu près acquis que l'équilibre sera atteint 2014, avec 4 ans d'avance. De plus, au moins deux villes sont sur les rangs pour dupliquer le modèle (une en Europe et une en Asie qui est a priori Séoul). Comme on le dit chez Bolloré, il faut être un peu fou pour s'être lancé dans une telle aventure. Mais, c'est une bonne leçon donnée aux constructeurs classiques qui n'ont pas encore compris (ou ne veulent pas comprendre) que l'avenir est à la voiture partagée et qu'il va falloir repenser le modèle économique du toujours plus.
*A terme, il y aura 3000 voitures et 1100 stations, soit 4000 bornes.
**Lien : http://innovation-mobilite.fr/2012/11/21/les-constructeurs-concevront-ils-le-vehicule-du-futur/
Congrès CESA : pleins feux sur la voiture propre, sûre et connectée
A partir d'aujourd'hui et pendant deux jours, le Congrès International CESA* 2012, organisé par la SIA (Société des Ingénieurs de l’Automobile) va présenter les dernières avancées en matière de recherche et développement dans l’électronique automobile. Il sera question de véhicule électrique et hybride, mais aussi des systèmes d'aide à la conduite (jusqu'à la conduite automatisée) et de communication embarquée. L'évènement se déroule avec le soutien de la Plateforme de la Filière Automobile et l’ensemble des pôles de compétitivité du secteur, avec le concours pendant deux jours des grands groupes internationaux (constructeurs, équipementiers, fournisseurs de composants) ainsi que des PME et des laboratoires de recherche.
Si le programme est riche, avec un tour d'horizon du marché de l'électronique embarquée, les nouvelles formes de mobilité, la voiture connectée, les impacts de l’électrification sur le réseau de bord, la gestion de l'énergie, l'évolution de l'architecture du véhicule, ou encore les nouveaux matériaux, c'est que tous ces sujets sont liés. Par exemple, la montée en puissance de l'électrification et des systèmes d'aide à la conduite amène aujourd'hui à repenser le réseau de bord et à introduire le 48 volts. De la voiture partagée (avec Autolib' évidemment) à l'aménagement des infrastructures de recharge, ce ne sont pas les sujets qui vont manquer.
L'affiche est en tout cas prometteuse avec des interventions de PSA, Renault, Valeo, EDF, Schneider Electric, Orange, mais aussi BMW, Bosch, Continental, Volkswagen... Tourné vers la coopération franco-allemande, le CESA accueillera aussi des entreprises autrichiennes, qui ont montré leur savoir-faire récemment lors du congrès ITS de Vienne sur le transport intelligent.
Voir le diaporama :
*Congrès Electronique et Systèmes Automobiles
Si le programme est riche, avec un tour d'horizon du marché de l'électronique embarquée, les nouvelles formes de mobilité, la voiture connectée, les impacts de l’électrification sur le réseau de bord, la gestion de l'énergie, l'évolution de l'architecture du véhicule, ou encore les nouveaux matériaux, c'est que tous ces sujets sont liés. Par exemple, la montée en puissance de l'électrification et des systèmes d'aide à la conduite amène aujourd'hui à repenser le réseau de bord et à introduire le 48 volts. De la voiture partagée (avec Autolib' évidemment) à l'aménagement des infrastructures de recharge, ce ne sont pas les sujets qui vont manquer.
L'affiche est en tout cas prometteuse avec des interventions de PSA, Renault, Valeo, EDF, Schneider Electric, Orange, mais aussi BMW, Bosch, Continental, Volkswagen... Tourné vers la coopération franco-allemande, le CESA accueillera aussi des entreprises autrichiennes, qui ont montré leur savoir-faire récemment lors du congrès ITS de Vienne sur le transport intelligent.
Voir le diaporama :
*Congrès Electronique et Systèmes Automobiles
L'heure de vérité pour Better Place en Israël
Avec une bonne année de retard, dû à des obstacles bureaucratiques et à des livraisons tardives de la Fluence ZE, que Renault fournit en tant que partenaire, l'entrepreneur Shai Agassi va très prochainement débuter ses activités en Israël, où il va déployer le premier réseau national de voitures électriques. Un projet très ambitieux qui a déjà englouti plus de 400 millions de dollars. Better Place concrétise donc au bout de 4 ans une vision partagée (à l'époque) avec Carlos Ghosn. Une expérience qui intervient à un moment où l'électro-mobilité traverse une phase de doute.
La promesse de Better Place est géniale sur le papier. Elle consiste à remplacer les batteries vides par d'autres pleines en moins de 5 mn, en réinventant le principe des relais postaux. Pour cela, des stations d'échange automatisées ont été développées. L'autonomie devient donc quasi illimitée, avec un dispositif qui est adapté à la taille du pays (pas plus de 500 km pour les distances en Israël). En parallèle, la start up souhaite également développer des bornes de recharge plus conventionnelles. C'est un projet d'intérêt national, qui permet de s'affranchir du pétrole de ses voisins. De plus, Better Place inaugure un nouveau modèle économique en se positionnant comme un opérateur de mobilité, en maîtrisant la distribution des véhicules et le service.
Le véhicule électrique est proposé avec un abonnement rappelant le forfait téléphonique. En fonction du kilométrage, le client verse une mensualité (entre 300 et plus de 500 $ par mois) pour accéder aux stations d'échange et au point de charge. Better Place a conçu par ailleurs un logiciel, baptisé Oscar, qui donne accès via l'écran de bord à un univers de services, dont bien sûr l'emplacement des stations de charge ou d'échange. L'informatique embarquée permet par ailleurs de recueillir des infos sur l'utilisation des véhicules et de faire des mises à jour à distance.
Toutefois, à ce jour, le réseau reste assez limité. On ne dénombre que quatre stations d'échange de batteries dans le pays. Il devrait y en avoir 40 dans la seconde moitié de l'année. Pour les points de charge, des accords ont été signés avec divers partenaires. Le réseau est censé proposer à terme 500 000 points de charge.
En ce qui concerne les volumes, il n' y a pour le moment que 140 voitures en circulation qui servent en fait pour des tests. Better Place affirme avoir reçu 1800 commandes de la part de flottes et quelques centaines de la part de particuliers. Il devrait y avoir 5000 Fluence ZE d'ici un an sur les routes israéliennes. Si pour le moment seul ce modèle est compatible (ce sera aussi le cas de la Zoé) avec les stations d'échange, l'opérateur indique être en contact avec d'autres constructeurs automobiles.
Israël est a priori réceptif à l'électrique (80 000 personnes ont visité à ce jour le show room de Tel Aviv). Mais, jusqu'à présent, aucun pays dans le monde n'a montré d'appétence pour le véhicule électrique, malgré la hausse des prix du carburant. Better Place reste sur un objectif de 100 000 véhicules en 2016 (en Israël et au Danemark). Il espère un tournant en 2017, avec une baisse du prix des batteries qui rendrait les véhicules plus compétitifs. L'opérateur pronostique même 50 % de parts de marché pour le VE à cet horizon. Mais, Shai Agassi a toujours fait preuve jusqu'à présent d'un optimisme à toute épreuve.
La promesse de Better Place est géniale sur le papier. Elle consiste à remplacer les batteries vides par d'autres pleines en moins de 5 mn, en réinventant le principe des relais postaux. Pour cela, des stations d'échange automatisées ont été développées. L'autonomie devient donc quasi illimitée, avec un dispositif qui est adapté à la taille du pays (pas plus de 500 km pour les distances en Israël). En parallèle, la start up souhaite également développer des bornes de recharge plus conventionnelles. C'est un projet d'intérêt national, qui permet de s'affranchir du pétrole de ses voisins. De plus, Better Place inaugure un nouveau modèle économique en se positionnant comme un opérateur de mobilité, en maîtrisant la distribution des véhicules et le service.
Le véhicule électrique est proposé avec un abonnement rappelant le forfait téléphonique. En fonction du kilométrage, le client verse une mensualité (entre 300 et plus de 500 $ par mois) pour accéder aux stations d'échange et au point de charge. Better Place a conçu par ailleurs un logiciel, baptisé Oscar, qui donne accès via l'écran de bord à un univers de services, dont bien sûr l'emplacement des stations de charge ou d'échange. L'informatique embarquée permet par ailleurs de recueillir des infos sur l'utilisation des véhicules et de faire des mises à jour à distance.
Toutefois, à ce jour, le réseau reste assez limité. On ne dénombre que quatre stations d'échange de batteries dans le pays. Il devrait y en avoir 40 dans la seconde moitié de l'année. Pour les points de charge, des accords ont été signés avec divers partenaires. Le réseau est censé proposer à terme 500 000 points de charge.
En ce qui concerne les volumes, il n' y a pour le moment que 140 voitures en circulation qui servent en fait pour des tests. Better Place affirme avoir reçu 1800 commandes de la part de flottes et quelques centaines de la part de particuliers. Il devrait y avoir 5000 Fluence ZE d'ici un an sur les routes israéliennes. Si pour le moment seul ce modèle est compatible (ce sera aussi le cas de la Zoé) avec les stations d'échange, l'opérateur indique être en contact avec d'autres constructeurs automobiles.
Israël est a priori réceptif à l'électrique (80 000 personnes ont visité à ce jour le show room de Tel Aviv). Mais, jusqu'à présent, aucun pays dans le monde n'a montré d'appétence pour le véhicule électrique, malgré la hausse des prix du carburant. Better Place reste sur un objectif de 100 000 véhicules en 2016 (en Israël et au Danemark). Il espère un tournant en 2017, avec une baisse du prix des batteries qui rendrait les véhicules plus compétitifs. L'opérateur pronostique même 50 % de parts de marché pour le VE à cet horizon. Mais, Shai Agassi a toujours fait preuve jusqu'à présent d'un optimisme à toute épreuve.
Recharge rapide : le match Combo vs ChaDeMo
Comme vous le savez peut être, il n'y a pas encore de norme unique pour la recharge des véhicules électriques. Le Japon (pays où sont apparus en premier les véhicules à batterie lithium-ion, tels que la Mitsubishi i-MIEV et la Nissan Leaf) a toutefois pris une longueur d'avance pour la recharge rapide. Il a crée le consortium ChaDeMo, qui regroupe 430 membres autour de poids lourds comme Mitsubishi, Nissan, Toyota, mais aussi PSA et Siemens. A ce jour, 878 bornes de recharge rapide ont été déployées au Japon et 238 dans le reste du monde. Mais, les japonais ne sont plus seuls. Les américains de Ford et GM se sont associés aux allemands de BMW, Daimler et Volkswagen pour créer Combo. L'intérêt de ce standard est qu'une seule prise est nécessaire pour assurer la recharge, qu'elle soit lente ou rapide. C'est une nouvelle compétition qui commence.
Le consortium ChaDeMo a pris une certaine longueur d'avance, puisqu'une vingtaine de pays l'ont adopté. Par ailleurs, la i-MIEV et la Leaf sont déjà compatibles avec la recharge rapide. Le seul problème est qu'il faut une prise en plus. C'est pour cela que la Leaf a deux orifices au niveau de la recharge. Par contre, l'intérêt vient du fait que l'énergie électrique du véhicule peut venir alimenter la maison.
Le Japon mène la bataille, car il ne veut pas souffrir du "syndrôme des Galapagos" (synonyme d'isolation). Il veut pousser son avantage, alors que la recharge Combo ne devrait pas arriver avant 2013. Ce match des standards n'est pas sans rappeler les batailles autour des magnétoscopes à l'époque (VHS vs Betamax) et des DVD (avec le Bluray qui l'a emporté face au HD DVD). Les deux standards pourraient coexister un certain temps, mais il est fort à parier qu'on arrivera sans doute à un standard unique, tôt ou tard.
Le consortium ChaDeMo a pris une certaine longueur d'avance, puisqu'une vingtaine de pays l'ont adopté. Par ailleurs, la i-MIEV et la Leaf sont déjà compatibles avec la recharge rapide. Le seul problème est qu'il faut une prise en plus. C'est pour cela que la Leaf a deux orifices au niveau de la recharge. Par contre, l'intérêt vient du fait que l'énergie électrique du véhicule peut venir alimenter la maison.
Le Japon mène la bataille, car il ne veut pas souffrir du "syndrôme des Galapagos" (synonyme d'isolation). Il veut pousser son avantage, alors que la recharge Combo ne devrait pas arriver avant 2013. Ce match des standards n'est pas sans rappeler les batailles autour des magnétoscopes à l'époque (VHS vs Betamax) et des DVD (avec le Bluray qui l'a emporté face au HD DVD). Les deux standards pourraient coexister un certain temps, mais il est fort à parier qu'on arrivera sans doute à un standard unique, tôt ou tard.
General Motors publie son premier rapport de développement durable
Le GM nouveau est arrivé... Et pour marquer le coup, la nouvelle entreprise General Motors vient de publier son premier rapport international sur le développement durable. Un thème qui n'était pas vraiment la priorité majeure de l'ancienne structure. Ce rapport soutient l’idée que les objectifs de développement durable sont plus faciles à atteindre lorsqu’ils sont intégrés au modèle économique. Dan Akerson, le PDG de GM, estime ainsi que "les bénéfices permettent de réinvestir : dans la recherche et le développement pour réinventer ce que doit être une automobile, dans des technologies plus propres et plus économes en carburant, dans des usines qui préservent mieux les ressources, dans l’amélioration de la sécurité des véhicules, dans la création d’emplois et leur pérennisation et dans les collectivités locales dans lesquelles nous vivons et nous travaillons". Pas de doute, GM a changé.
Le rapport analyse les progrès du développement durable dans quatre domaines :
- Le Design : avoir un rôle de premier plan dans la recherche et le développement de technologies de pointe pour aider à réduire la dépendance du pétrole, améliorer la sobriété et réduire les émissions.
- La Fabrication : exploiter au mieux les installations d’une manière écologiquement et socialement responsable.
- La Vente : offrir à la clientèle du monde entier la possibilité d’avoir accès à des véhicules écoresponsables.
- Le Réinvestissement : assurer la viabilité économique de l’entreprise, être un employeur apprécié et améliorer la qualité de vie dans les collectivités locales.
Selon le rapport, ce que GM a besoin de faire est de développer son activité pour se mettre en phase avec les besoins de la société – à savoir les énergies alternatives et les technologies de pointe qui aident à réduire la dépendance au pétrole, améliorent la sobriété et réduisent les émissions - et également d'avoir des idées avancées pour la mobilité individuelle au XXIème siècle. Le rapport insiste sur la nécessité pour GM de faire appel à une culture ouverte et collaborative. L’entreprise s’est engagée à travailler avec tous les intervenants, les décideurs politiques, comme ceux des Etats-Unis avec lesquels elle est parvenue à édicter de nouvelles normes de consommation et tous ses partenaires, comme LG en Corée du Sud, avec lesquels elle repousse les limites du véhicule électrique.
Voici les faits marquants du développement durable dans le monde en 2010 et 2011 :
- Des produits reconnus pour leur technologie évoluée, leur sobriété et leurs qualités globales en matière de développement durable.
- Dépassement de l’objectif de la moitié des usines de fabrication mondiales d’être sans rejets à la fin de 2010 en recyclant, réutilisant ou transformant tous les déchets issus des opérations quotidiennes en énergie. A ce jour, 81 usines de fabrication sont parvenues à cet objectif.
- Recyclage de 92 % des déchets produits par l’ensemble des installations dans le monde entier.
- Réutilisation des barrières de rétention du pétrole utilisées dans le plan pétrole Deepwater Horizon 2010 pour réaliser des déflecteurs d’air pour la Chevrolet Volt.
- Formation de 8.700 étudiants américains sur la qualité de l’eau et sur la façon dont les gestes quotidiens peuvent impacter les bassins de rétention locaux.
- Obtention du titre 2010 de leader en technologies propres décerné par le Clean Energy Patent Growth Index pour les piles à combustible, les véhicules électriques hybrides, le développement de l’énergie solaire et des technologies de pointe.
- Développement du Programme écoresponsable de la chaine logistique en direction des fournisseurs et des coentreprises en Chine.
- Progrès dans la préservation de l’eau, l’utilisation de l’énergie renouvelable et la préservation de l’habitat de la faune de la planète.
Dans le rapport, GM annonce également son engagement pour de nouveaux objectifs de gestion de l’environnement au cours de la prochaine décennie :
- Réduction de la consommation énergétique des installations de 20%.
- Encouragement à employer 125 MW d’énergie renouvelable d’ici 2020.
- Réduction de 20% de l’empreinte carbone des usines.
- Réduction de 10% par véhicule des émissions de composés organiques volatiles lors de la phase de mise en peinture en fabrication.
- Préservation de la qualité de l’eau et réduction de la consommation de 15%.
- Réduction de la production totale de déchets des usines de 10%.
- Développement des installations existantes de production sans déchets pour parvenir à atteindre 100 sites de fabrication sans déchets et 25 implantations non manufacturières.
- Promouvoir et militer pour la sensibilisation des collectivités locales autour des questions environnementales et énergétiques en menant une action annuelle de sensibilisation.
- Obtenir la certification Wildlife Habitat (ou l’équivalent) sur chaque site de fabrication de GM lorsque c’est possible d’ici 2020.
Lien : http://www.gmsustainability.com/_reportBuilderImages/GeneralMotorsSustainabilityReportPDF.pdf
Le rapport analyse les progrès du développement durable dans quatre domaines :
- Le Design : avoir un rôle de premier plan dans la recherche et le développement de technologies de pointe pour aider à réduire la dépendance du pétrole, améliorer la sobriété et réduire les émissions.
- La Fabrication : exploiter au mieux les installations d’une manière écologiquement et socialement responsable.
- La Vente : offrir à la clientèle du monde entier la possibilité d’avoir accès à des véhicules écoresponsables.
- Le Réinvestissement : assurer la viabilité économique de l’entreprise, être un employeur apprécié et améliorer la qualité de vie dans les collectivités locales.
Selon le rapport, ce que GM a besoin de faire est de développer son activité pour se mettre en phase avec les besoins de la société – à savoir les énergies alternatives et les technologies de pointe qui aident à réduire la dépendance au pétrole, améliorent la sobriété et réduisent les émissions - et également d'avoir des idées avancées pour la mobilité individuelle au XXIème siècle. Le rapport insiste sur la nécessité pour GM de faire appel à une culture ouverte et collaborative. L’entreprise s’est engagée à travailler avec tous les intervenants, les décideurs politiques, comme ceux des Etats-Unis avec lesquels elle est parvenue à édicter de nouvelles normes de consommation et tous ses partenaires, comme LG en Corée du Sud, avec lesquels elle repousse les limites du véhicule électrique.
Voici les faits marquants du développement durable dans le monde en 2010 et 2011 :
- Des produits reconnus pour leur technologie évoluée, leur sobriété et leurs qualités globales en matière de développement durable.
- Dépassement de l’objectif de la moitié des usines de fabrication mondiales d’être sans rejets à la fin de 2010 en recyclant, réutilisant ou transformant tous les déchets issus des opérations quotidiennes en énergie. A ce jour, 81 usines de fabrication sont parvenues à cet objectif.
- Recyclage de 92 % des déchets produits par l’ensemble des installations dans le monde entier.
- Réutilisation des barrières de rétention du pétrole utilisées dans le plan pétrole Deepwater Horizon 2010 pour réaliser des déflecteurs d’air pour la Chevrolet Volt.
- Formation de 8.700 étudiants américains sur la qualité de l’eau et sur la façon dont les gestes quotidiens peuvent impacter les bassins de rétention locaux.
- Obtention du titre 2010 de leader en technologies propres décerné par le Clean Energy Patent Growth Index pour les piles à combustible, les véhicules électriques hybrides, le développement de l’énergie solaire et des technologies de pointe.
- Développement du Programme écoresponsable de la chaine logistique en direction des fournisseurs et des coentreprises en Chine.
- Progrès dans la préservation de l’eau, l’utilisation de l’énergie renouvelable et la préservation de l’habitat de la faune de la planète.
Dans le rapport, GM annonce également son engagement pour de nouveaux objectifs de gestion de l’environnement au cours de la prochaine décennie :
- Réduction de la consommation énergétique des installations de 20%.
- Encouragement à employer 125 MW d’énergie renouvelable d’ici 2020.
- Réduction de 20% de l’empreinte carbone des usines.
- Réduction de 10% par véhicule des émissions de composés organiques volatiles lors de la phase de mise en peinture en fabrication.
- Préservation de la qualité de l’eau et réduction de la consommation de 15%.
- Réduction de la production totale de déchets des usines de 10%.
- Développement des installations existantes de production sans déchets pour parvenir à atteindre 100 sites de fabrication sans déchets et 25 implantations non manufacturières.
- Promouvoir et militer pour la sensibilisation des collectivités locales autour des questions environnementales et énergétiques en menant une action annuelle de sensibilisation.
- Obtenir la certification Wildlife Habitat (ou l’équivalent) sur chaque site de fabrication de GM lorsque c’est possible d’ici 2020.
Lien : http://www.gmsustainability.com/_reportBuilderImages/GeneralMotorsSustainabilityReportPDF.pdf
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