Pionnier de la voiture communicante, avec une stratégie ConnectedDrive que j’ai déjà largement évoqué sur ce blog, BMW a mis en place des services spécifiques à la mobilité électrique, à l'occasion du lancement de la i3. On retrouve comme sur les modèles thermiques une carte SIM qui donne accès à Internet et qui comprend également la conciergerie et l’appel d’urgence. La différence se matérialise d’abord au niveau du système de navigation.
Lorsque la destination sélectionnée dans le GPS se trouve en dehors du rayon d’action de la voiture, le système propose au conducteur de passer en mode ECO PRO ou ECO PRO+ et en calculant un itinéraire bis plus efficace. Mais, si une recharge s’avère indispensable, l’écran de la i3 va pouvoir indiquer où se trouvent les bornes disponibles aux alentours. Le système de navigation de la BMW i3 dispose aussi d’un Indicateur dynamique d’autonomie qui fournit au conducteur des informations particulièrement précises. Tous les facteurs influant sur l’autonomie sont pris en compte.
Dans les faits, le calcul de l’autonomie est effectué sur un serveur BMW, puis transmis au système de navigation via la carte SIM intégrée à la voiture. L’autonomie, représentée sous forme d’une carte dynamique sur le système de navigation, évolue en fonction de la charge de la batterie, du style de conduite, de la topographie et des conditions de circulation en temps réel.
En complément, le client dispose aussi de l’application BMW i Remote pour échanger à tout moment des informations avec sa voiture en passant par son smartphone. En plus de la fonction Send to Phone, qui indique le chemin du parking jusqu’à la destination finale (quand elle est en zone piétonne) ainsi que le chemin retour jusqu’à la voiture stationnée, l’offre BMW ConnectedDrive propose une navigation intermodale. Il devient ainsi possible (seulement dans les grandes villes) de prendre en compte les correspondances des transports publics dans le calcul des itinéraires. L’application met aussi à la disposition du conducteur les données de la voiture utiles pour planifier ses itinéraires sur son smartphone.
Lorsque la i3 est branchée sur une borne de recharge ou sur la Wallbox BMW i, la charge peut alors être gérée depuis le smartphone. Il en va de même de la gestion à distance du système de climatisation et de chauffage de la batterie haute tension. Le conducteur peut aussi transmettre des destinations de navigation dans la voiture à l’aide de son smartphone. Cette application lui indique en outre les bornes de recharge libres et occupées et lui permet de voir si elles se trouvent dans le rayon d’action actuel de sa voiture. Comme sur le système de navigation embarqué, l’écran du smartphone peut lui aussi afficher la carte dynamique d’autonomie.
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RIVE 2013 : les innovations en matière de voiture électrique
Après mes impressions en tant que passager de la Furtive e-GT dont je vous ai parlé hier, j'ai choisi aujourd'hui d'évoquer les innovations dans le domaine de la voiture électrique. Il se trouve que j'ai repéré quelques concepts intéressants aux RIVE 2013. Je vais d'abord évoquer le Peugeot 3008 électrique développé dans le cadre du projet OpEneR (Optimal Energy Consumption and Recovery). Ayant été le premier à en parler, j'en ai pris le volant et tenais à partager avec vous cette expérience.
L’intérêt de ce prototype est de pouvoir fonctionner avec un ou deux moteurs électriques (celui de l'arrière issu de la version Hybrid4, plus un autre remplaçant le moteur diesel à l'avant), selon les conditions de roulage. L'électronique dose la répartition de l'énergie, ce qui fait qu'on se retrouve avec deux ou quatre roues motrices.
On peut choisir le mode de propulsion désiré avec un sélecteur quelque peu différent de celui de la version classique hybride diesel. Le mode standard (STD) est celui avec les 4 roues motrices. Le mode Custom permet de programmer une conduite personnalisée, l'électronique faisant la répartition entre les différents modes de propulsion. Le mode Eco est évidemment celui qui permet de préserver le plus la batterie, en coupant la climatisation et en activant le mode roue libre.
Ce mode roue libre du 3008 OpeNeR est en fait issu d’un Stop Start de dernière génération. On peut voir ici le témoin qui indique que la voiture est en mode "coasting" et ne consomme plus d'énergie.
Sur ce prototype, Bosch a jouté des innovations liées au freinage dont un ESP adapté aux véhicules électriques et hybrides (récupérant l’énergie au freinage et rechargeant la batterie) et un système d’amplification (iBooster) de la force de freinage à vide.
Toujours dans le domaine des innovations, on remarquait la présence d’une PGO Hemera électrique. C'est une version élaborée par les étudiants de l’école des Mines d’Alès, à partir d'un modèle de ce constructeur basé dans la région. Le concept intègre un range extender (bi-cylindre 4 temps essence de 20 ch) en plus du moteur électrique (synchrone triphasé aux aimants permanents) de 27 kW. L'auto peut parcourir 300 km, dont 90 km en mode électrique et atteint 150 km/h.
Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/51d5883b8ca68
Je suis allé inspecter aussi ce prototype de citadine électrique élaboré par Lazareth avec une technologie de moteurs-roues du groupe NTN-SNR. Avec deux moteurs de 4 kW avec réducteur montés à l’arrière, ce véhicule de 450 kg peut parcourir 50 km en mode zéro émission. Le démonstrateur roule à Annecy et sert à valider la technologie.
Voire l'album photo : http://s.joomeo.com/51d589e4471d0
NTN-SNR décline sa solution de moteur-roue en mode 30 kW pour des véhicules plus conventionnels.
Dans le domaine de la recharge, j'ai eu droit à une démo très intéressante. En lien avec Pulse, une société qui permet de gérer les bornes de recharge à partir du web, le fabricant Sobem Scame a développé une application qui permet de régler par SMS la recharge de son véhicule électrique. Le concept permet aussi d'enregistrer le contact du client par un moyen simple d'identification comme une carte de fidélité de façon à ce qu'il puisse créer son compte. L'application permet ensuite de retrouver l'historique des charges sur Internet.
Voir les photos :http://s.joomeo.com/51d58b7c93105
Pour terminer, je voudrais vous présenter la station de recharge à panneaux solaires développée par O’Si’Toit. Cet acteur bourguignon propose de recharger des voitures et des vélos électriques avec des solutions clés en main, favorisant les énergies renouvelables. Même le bois est bio. O'Si'Toit a d'ailleurs créé une cité de l'énergie positive près de Dijon, qui se veut une vitrine des bonnes pratiques, à la maison et en voiture électrique.
L’intérêt de ce prototype est de pouvoir fonctionner avec un ou deux moteurs électriques (celui de l'arrière issu de la version Hybrid4, plus un autre remplaçant le moteur diesel à l'avant), selon les conditions de roulage. L'électronique dose la répartition de l'énergie, ce qui fait qu'on se retrouve avec deux ou quatre roues motrices.
On peut choisir le mode de propulsion désiré avec un sélecteur quelque peu différent de celui de la version classique hybride diesel. Le mode standard (STD) est celui avec les 4 roues motrices. Le mode Custom permet de programmer une conduite personnalisée, l'électronique faisant la répartition entre les différents modes de propulsion. Le mode Eco est évidemment celui qui permet de préserver le plus la batterie, en coupant la climatisation et en activant le mode roue libre.
Ce mode roue libre du 3008 OpeNeR est en fait issu d’un Stop Start de dernière génération. On peut voir ici le témoin qui indique que la voiture est en mode "coasting" et ne consomme plus d'énergie.
Sur ce prototype, Bosch a jouté des innovations liées au freinage dont un ESP adapté aux véhicules électriques et hybrides (récupérant l’énergie au freinage et rechargeant la batterie) et un système d’amplification (iBooster) de la force de freinage à vide.
Toujours dans le domaine des innovations, on remarquait la présence d’une PGO Hemera électrique. C'est une version élaborée par les étudiants de l’école des Mines d’Alès, à partir d'un modèle de ce constructeur basé dans la région. Le concept intègre un range extender (bi-cylindre 4 temps essence de 20 ch) en plus du moteur électrique (synchrone triphasé aux aimants permanents) de 27 kW. L'auto peut parcourir 300 km, dont 90 km en mode électrique et atteint 150 km/h.
Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/51d5883b8ca68
Je suis allé inspecter aussi ce prototype de citadine électrique élaboré par Lazareth avec une technologie de moteurs-roues du groupe NTN-SNR. Avec deux moteurs de 4 kW avec réducteur montés à l’arrière, ce véhicule de 450 kg peut parcourir 50 km en mode zéro émission. Le démonstrateur roule à Annecy et sert à valider la technologie.
Voire l'album photo : http://s.joomeo.com/51d589e4471d0
NTN-SNR décline sa solution de moteur-roue en mode 30 kW pour des véhicules plus conventionnels.
Dans le domaine de la recharge, j'ai eu droit à une démo très intéressante. En lien avec Pulse, une société qui permet de gérer les bornes de recharge à partir du web, le fabricant Sobem Scame a développé une application qui permet de régler par SMS la recharge de son véhicule électrique. Le concept permet aussi d'enregistrer le contact du client par un moyen simple d'identification comme une carte de fidélité de façon à ce qu'il puisse créer son compte. L'application permet ensuite de retrouver l'historique des charges sur Internet.
Voir les photos :http://s.joomeo.com/51d58b7c93105
Pour terminer, je voudrais vous présenter la station de recharge à panneaux solaires développée par O’Si’Toit. Cet acteur bourguignon propose de recharger des voitures et des vélos électriques avec des solutions clés en main, favorisant les énergies renouvelables. Même le bois est bio. O'Si'Toit a d'ailleurs créé une cité de l'énergie positive près de Dijon, qui se veut une vitrine des bonnes pratiques, à la maison et en voiture électrique.
Pike Research prévoit plutôt vers 2020 un vrai déploiement du véhicule électrique
Selon cet institut américain, qui fait partie maintenant de la société de conseil Navigant, l'arrivée cette année de la Renault Zoé et de la Volkswagen Golf électrique sont deux modèles susceptibles de faire du volume. Pike estime que le marché européen devrait passer de 47 000 véhicules en 2012 à 900 000 par an d'ici 2020. A cette même date, la firme américaine prévoit l'installation de 4 millions de points de recharge*, à la fois dans les centres commerciaux et les bâtiments. Le rapport, qui passe au crible 19 pays du Vieux Continent, souligne toutefois que la progression du véhicule électrique pourrait être freinée par l'absence de standard unique. Il est vrai que chaque pays a ses propres normes et que la Commission Européenne devrait statuer en ce sens.
Le même Pike Research a aussi conduit une autre étude sur la recharge par induction. L'institut prévoit un marché de 280 000 équipements par an d'ici 2020. A ce jour, plusieurs constructeurs ont procédé à des tests : Audi, BMW, Daimler, Mitsubishi, Nissan, Renault, Toyota... La première offre pourrait apparaître sur le marché en 2013. Installée en usine ou proposée en post équipement, la recharge par induction facilitera l'utilisation du véhicule électrique. *Rappelons que le Grenelle de l'environnement avait fixé pour objectif 75 000 points de recharge publics en 2015 et 400 000 en 2020. On peut toujours rêver...
Le même Pike Research a aussi conduit une autre étude sur la recharge par induction. L'institut prévoit un marché de 280 000 équipements par an d'ici 2020. A ce jour, plusieurs constructeurs ont procédé à des tests : Audi, BMW, Daimler, Mitsubishi, Nissan, Renault, Toyota... La première offre pourrait apparaître sur le marché en 2013. Installée en usine ou proposée en post équipement, la recharge par induction facilitera l'utilisation du véhicule électrique. *Rappelons que le Grenelle de l'environnement avait fixé pour objectif 75 000 points de recharge publics en 2015 et 400 000 en 2020. On peut toujours rêver...
L'heure de vérité pour Better Place en Israël
Avec une bonne année de retard, dû à des obstacles bureaucratiques et à des livraisons tardives de la Fluence ZE, que Renault fournit en tant que partenaire, l'entrepreneur Shai Agassi va très prochainement débuter ses activités en Israël, où il va déployer le premier réseau national de voitures électriques. Un projet très ambitieux qui a déjà englouti plus de 400 millions de dollars. Better Place concrétise donc au bout de 4 ans une vision partagée (à l'époque) avec Carlos Ghosn. Une expérience qui intervient à un moment où l'électro-mobilité traverse une phase de doute.
La promesse de Better Place est géniale sur le papier. Elle consiste à remplacer les batteries vides par d'autres pleines en moins de 5 mn, en réinventant le principe des relais postaux. Pour cela, des stations d'échange automatisées ont été développées. L'autonomie devient donc quasi illimitée, avec un dispositif qui est adapté à la taille du pays (pas plus de 500 km pour les distances en Israël). En parallèle, la start up souhaite également développer des bornes de recharge plus conventionnelles. C'est un projet d'intérêt national, qui permet de s'affranchir du pétrole de ses voisins. De plus, Better Place inaugure un nouveau modèle économique en se positionnant comme un opérateur de mobilité, en maîtrisant la distribution des véhicules et le service.
Le véhicule électrique est proposé avec un abonnement rappelant le forfait téléphonique. En fonction du kilométrage, le client verse une mensualité (entre 300 et plus de 500 $ par mois) pour accéder aux stations d'échange et au point de charge. Better Place a conçu par ailleurs un logiciel, baptisé Oscar, qui donne accès via l'écran de bord à un univers de services, dont bien sûr l'emplacement des stations de charge ou d'échange. L'informatique embarquée permet par ailleurs de recueillir des infos sur l'utilisation des véhicules et de faire des mises à jour à distance.
Toutefois, à ce jour, le réseau reste assez limité. On ne dénombre que quatre stations d'échange de batteries dans le pays. Il devrait y en avoir 40 dans la seconde moitié de l'année. Pour les points de charge, des accords ont été signés avec divers partenaires. Le réseau est censé proposer à terme 500 000 points de charge.
En ce qui concerne les volumes, il n' y a pour le moment que 140 voitures en circulation qui servent en fait pour des tests. Better Place affirme avoir reçu 1800 commandes de la part de flottes et quelques centaines de la part de particuliers. Il devrait y avoir 5000 Fluence ZE d'ici un an sur les routes israéliennes. Si pour le moment seul ce modèle est compatible (ce sera aussi le cas de la Zoé) avec les stations d'échange, l'opérateur indique être en contact avec d'autres constructeurs automobiles.
Israël est a priori réceptif à l'électrique (80 000 personnes ont visité à ce jour le show room de Tel Aviv). Mais, jusqu'à présent, aucun pays dans le monde n'a montré d'appétence pour le véhicule électrique, malgré la hausse des prix du carburant. Better Place reste sur un objectif de 100 000 véhicules en 2016 (en Israël et au Danemark). Il espère un tournant en 2017, avec une baisse du prix des batteries qui rendrait les véhicules plus compétitifs. L'opérateur pronostique même 50 % de parts de marché pour le VE à cet horizon. Mais, Shai Agassi a toujours fait preuve jusqu'à présent d'un optimisme à toute épreuve.
La promesse de Better Place est géniale sur le papier. Elle consiste à remplacer les batteries vides par d'autres pleines en moins de 5 mn, en réinventant le principe des relais postaux. Pour cela, des stations d'échange automatisées ont été développées. L'autonomie devient donc quasi illimitée, avec un dispositif qui est adapté à la taille du pays (pas plus de 500 km pour les distances en Israël). En parallèle, la start up souhaite également développer des bornes de recharge plus conventionnelles. C'est un projet d'intérêt national, qui permet de s'affranchir du pétrole de ses voisins. De plus, Better Place inaugure un nouveau modèle économique en se positionnant comme un opérateur de mobilité, en maîtrisant la distribution des véhicules et le service.
Le véhicule électrique est proposé avec un abonnement rappelant le forfait téléphonique. En fonction du kilométrage, le client verse une mensualité (entre 300 et plus de 500 $ par mois) pour accéder aux stations d'échange et au point de charge. Better Place a conçu par ailleurs un logiciel, baptisé Oscar, qui donne accès via l'écran de bord à un univers de services, dont bien sûr l'emplacement des stations de charge ou d'échange. L'informatique embarquée permet par ailleurs de recueillir des infos sur l'utilisation des véhicules et de faire des mises à jour à distance.
Toutefois, à ce jour, le réseau reste assez limité. On ne dénombre que quatre stations d'échange de batteries dans le pays. Il devrait y en avoir 40 dans la seconde moitié de l'année. Pour les points de charge, des accords ont été signés avec divers partenaires. Le réseau est censé proposer à terme 500 000 points de charge.
En ce qui concerne les volumes, il n' y a pour le moment que 140 voitures en circulation qui servent en fait pour des tests. Better Place affirme avoir reçu 1800 commandes de la part de flottes et quelques centaines de la part de particuliers. Il devrait y avoir 5000 Fluence ZE d'ici un an sur les routes israéliennes. Si pour le moment seul ce modèle est compatible (ce sera aussi le cas de la Zoé) avec les stations d'échange, l'opérateur indique être en contact avec d'autres constructeurs automobiles.
Israël est a priori réceptif à l'électrique (80 000 personnes ont visité à ce jour le show room de Tel Aviv). Mais, jusqu'à présent, aucun pays dans le monde n'a montré d'appétence pour le véhicule électrique, malgré la hausse des prix du carburant. Better Place reste sur un objectif de 100 000 véhicules en 2016 (en Israël et au Danemark). Il espère un tournant en 2017, avec une baisse du prix des batteries qui rendrait les véhicules plus compétitifs. L'opérateur pronostique même 50 % de parts de marché pour le VE à cet horizon. Mais, Shai Agassi a toujours fait preuve jusqu'à présent d'un optimisme à toute épreuve.
IssyGrid : la smart city à la française
J'ai déjà eu l'occasion sur ce blog de parler du projet IssyGrid. C'est un projet pilote qui consiste, comme son nom l'indique, à optimiser la consommation énergétique à l'échelle d'un quartier (quartier d'affaires Seine Ouest sur 160 000 m2) de cette banlieue parisienne. Les premiers tests viennent de débuter. L'objectif est de consommer mieux (moins et au bon moment, grâce à des compteurs intelligents), d'intégrer la production locale d’énergies renouvelables (photovoltaique) et d'optimiser la gestion de l’énergie à l’échelle du quartier (bureaux, logements, commerces, équipements publics), en utilisant la communication (alertes SMS, application sur smartphone), en l’intégrant au réseau de distribution publique et en ayant recours à des moyens de stockage (batteries). Préfigurant ce que pourrait être le Grand Paris à terme, le projet fait appel à une kyrielle de partenaires*. Il prévoit également de faire une place aux véhicules électriques avec des équipements de recharge intégrés dans les bâtiments et sur la voie publique.
Le fonctionnement de ces bornes (EV Link de Schneider) sera optimisé grâce à l’intégration de solutions de gestion d’énergie. Selon son profil de consommation (flotte d’entreprise ou véhicule particulier), le client pourra ainsi choisir un mode de recharge adapté à l’usage (normal ou rapide), programmer ses déplacements en fonction du coût de la recharge, voire, à terme, injecter sur le réseau l’électricité stockée dans les véhicules. En attendant le développement du marché des véhicules électriques, IssyGrid va permettre de tester les équipements de recharge intelligents.
*Alstom, Bouygues Immobilier et Bouygues Telecom, EDF, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total, plus des start ups.
Le fonctionnement de ces bornes (EV Link de Schneider) sera optimisé grâce à l’intégration de solutions de gestion d’énergie. Selon son profil de consommation (flotte d’entreprise ou véhicule particulier), le client pourra ainsi choisir un mode de recharge adapté à l’usage (normal ou rapide), programmer ses déplacements en fonction du coût de la recharge, voire, à terme, injecter sur le réseau l’électricité stockée dans les véhicules. En attendant le développement du marché des véhicules électriques, IssyGrid va permettre de tester les équipements de recharge intelligents.
*Alstom, Bouygues Immobilier et Bouygues Telecom, EDF, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total, plus des start ups.
La voiture électrique va-t-elle créer des emplois ?
J’en reviens encore aujourd’hui à l’étude de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile sur le véhicule électrique, qui est vraiment une mine d’informations. Ce document se penche à un moment sur la filière française. Alors que le nombre de salariés du secteur de la construction automobile est passé de 300 000 personnes au début des années 80 à 149 000 en 2009*, on peut se demander si les efforts consentis par le gouvernement et les industriels vont se concrétiser par de l’emploi en France. Un point crucial, quand on sait que le secteur auto au global représente 260 000 emplois (un dixième des effectifs en Europe).
Selon une étude publiée par le Commissariat général au développement durable, et que rappelle le Cetelem, la création d’une filière véhicules électriques dans l’Hexagone (moteurs + batteries) permettrait de créer entre 15 000 et 30 000 emplois à l’horizon 2025-2030, venant ainsi largement compenser les 4 000 à 8 000 pertes d’emplois industriels engendrées par la baisse des volumes de moteurs thermiques produits en France. Toutefois, Jean Louis Legrand, coordinateur interministériel pour les véhicules décarbonés au ministère de l’Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement, se veut plus mesuré. « On peut dire que la filière électrique devrait contribuer à maintenir des emplois en France, plus qu’à en créer », avoue cet expert. Et pour appuyer son propos, il considère « tout l’écosystème de l’électromobilité : batteries, chaînes de traction, électronique de puissance, après-vente, cycles, production et distribution d’électricité, infrastructures de recharge, installateurs, domotique et réseau intelligent, commerce et distribution, stations-service, métiers du stationnement, opérateurs de mobilité ».
Des emplois, oui, mais différents et plus qualifiés. La création d’une filière véhicules électriques met en oeuvre de nouvelles technologies, tant dans la partie « amont » (de la conception à la production) que dans la partie « aval » de la filière automobile (distribution, entretien…), relève le Cetelem. Ainsi, le volume d’emploi dans l’activité « construction automobile » devrait rester à peu près constant si la filière batteries et moteurs électriques est développée en France. Avec la rupture technologique que représente le véhicule électrique, de nouveaux métiers feront aussi leur apparition dans la filière automobile, en particulier ceux liés à la batterie et à la distribution de l’énergie électrique : opérateurs en électricité automobile, postes de techniciens et d’informaticiens pour la maintenance des infrastructures de recharge par exemple, ou bien encore métiers relatifs à l’électrotechnique/électromécanique, compte tenu de la croissance des équipements électroniques dans les voitures à énergie alternative.
Mais, c’est bien dans les activités de services que se situe l’essentiel des emplois induits par la création de cette nouvelle filière, souligne l’Observatoire. « Bien que le véhicule électrique soit peu générateur d’opérations d’entretien (pas de vidange ni de remplacement de courroie de distribution…) », avance l’étude, il y a du potentiel dans le commerce et la réparation, les stations-service, le contrôle technique, la déconstruction, le recyclage, la location de voiture et les services liés aux nouveaux usages de mobilité comme l’auto-partage. Ces activités représentent un gisement « d’autant plus important qu’il s’agit de services de proximité, donc d’emplois qualifiés difficilement délocalisables ». En conclusion, les services associés au véhicule électrique auront aussi un impact positif en termes d’emplois indirects et seront source de nouveaux métiers liés à la filière automobile.
*En cette année de crise, 54 300 postes qui ont été supprimés dans l’automobile, dont 9 800 chez les constructeurs, 35 000 chez les fournisseurs et 9 000 dans le commerce et la réparation.
Selon une étude publiée par le Commissariat général au développement durable, et que rappelle le Cetelem, la création d’une filière véhicules électriques dans l’Hexagone (moteurs + batteries) permettrait de créer entre 15 000 et 30 000 emplois à l’horizon 2025-2030, venant ainsi largement compenser les 4 000 à 8 000 pertes d’emplois industriels engendrées par la baisse des volumes de moteurs thermiques produits en France. Toutefois, Jean Louis Legrand, coordinateur interministériel pour les véhicules décarbonés au ministère de l’Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement, se veut plus mesuré. « On peut dire que la filière électrique devrait contribuer à maintenir des emplois en France, plus qu’à en créer », avoue cet expert. Et pour appuyer son propos, il considère « tout l’écosystème de l’électromobilité : batteries, chaînes de traction, électronique de puissance, après-vente, cycles, production et distribution d’électricité, infrastructures de recharge, installateurs, domotique et réseau intelligent, commerce et distribution, stations-service, métiers du stationnement, opérateurs de mobilité ».
Des emplois, oui, mais différents et plus qualifiés. La création d’une filière véhicules électriques met en oeuvre de nouvelles technologies, tant dans la partie « amont » (de la conception à la production) que dans la partie « aval » de la filière automobile (distribution, entretien…), relève le Cetelem. Ainsi, le volume d’emploi dans l’activité « construction automobile » devrait rester à peu près constant si la filière batteries et moteurs électriques est développée en France. Avec la rupture technologique que représente le véhicule électrique, de nouveaux métiers feront aussi leur apparition dans la filière automobile, en particulier ceux liés à la batterie et à la distribution de l’énergie électrique : opérateurs en électricité automobile, postes de techniciens et d’informaticiens pour la maintenance des infrastructures de recharge par exemple, ou bien encore métiers relatifs à l’électrotechnique/électromécanique, compte tenu de la croissance des équipements électroniques dans les voitures à énergie alternative.
Mais, c’est bien dans les activités de services que se situe l’essentiel des emplois induits par la création de cette nouvelle filière, souligne l’Observatoire. « Bien que le véhicule électrique soit peu générateur d’opérations d’entretien (pas de vidange ni de remplacement de courroie de distribution…) », avance l’étude, il y a du potentiel dans le commerce et la réparation, les stations-service, le contrôle technique, la déconstruction, le recyclage, la location de voiture et les services liés aux nouveaux usages de mobilité comme l’auto-partage. Ces activités représentent un gisement « d’autant plus important qu’il s’agit de services de proximité, donc d’emplois qualifiés difficilement délocalisables ». En conclusion, les services associés au véhicule électrique auront aussi un impact positif en termes d’emplois indirects et seront source de nouveaux métiers liés à la filière automobile.
*En cette année de crise, 54 300 postes qui ont été supprimés dans l’automobile, dont 9 800 chez les constructeurs, 35 000 chez les fournisseurs et 9 000 dans le commerce et la réparation.
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