Pionnier de la voiture communicante, avec une stratégie ConnectedDrive que j’ai déjà largement évoqué sur ce blog, BMW a mis en place des services spécifiques à la mobilité électrique, à l'occasion du lancement de la i3. On retrouve comme sur les modèles thermiques une carte SIM qui donne accès à Internet et qui comprend également la conciergerie et l’appel d’urgence. La différence se matérialise d’abord au niveau du système de navigation.
Lorsque la destination sélectionnée dans le GPS se trouve en dehors du rayon d’action de la voiture, le système propose au conducteur de passer en mode ECO PRO ou ECO PRO+ et en calculant un itinéraire bis plus efficace. Mais, si une recharge s’avère indispensable, l’écran de la i3 va pouvoir indiquer où se trouvent les bornes disponibles aux alentours. Le système de navigation de la BMW i3 dispose aussi d’un Indicateur dynamique d’autonomie qui fournit au conducteur des informations particulièrement précises. Tous les facteurs influant sur l’autonomie sont pris en compte.
Dans les faits, le calcul de l’autonomie est effectué sur un serveur BMW, puis transmis au système de navigation via la carte SIM intégrée à la voiture. L’autonomie, représentée sous forme d’une carte dynamique sur le système de navigation, évolue en fonction de la charge de la batterie, du style de conduite, de la topographie et des conditions de circulation en temps réel.
En complément, le client dispose aussi de l’application BMW i Remote pour échanger à tout moment des informations avec sa voiture en passant par son smartphone. En plus de la fonction Send to Phone, qui indique le chemin du parking jusqu’à la destination finale (quand elle est en zone piétonne) ainsi que le chemin retour jusqu’à la voiture stationnée, l’offre BMW ConnectedDrive propose une navigation intermodale. Il devient ainsi possible (seulement dans les grandes villes) de prendre en compte les correspondances des transports publics dans le calcul des itinéraires. L’application met aussi à la disposition du conducteur les données de la voiture utiles pour planifier ses itinéraires sur son smartphone.
Lorsque la i3 est branchée sur une borne de recharge ou sur la Wallbox BMW i, la charge peut alors être gérée depuis le smartphone. Il en va de même de la gestion à distance du système de climatisation et de chauffage de la batterie haute tension. Le conducteur peut aussi transmettre des destinations de navigation dans la voiture à l’aide de son smartphone. Cette application lui indique en outre les bornes de recharge libres et occupées et lui permet de voir si elles se trouvent dans le rayon d’action actuel de sa voiture. Comme sur le système de navigation embarqué, l’écran du smartphone peut lui aussi afficher la carte dynamique d’autonomie.
Tampilkan postingan dengan label i3. Tampilkan semua postingan
Tampilkan postingan dengan label i3. Tampilkan semua postingan
La recharge et l’usage de la BMW i3 : une approche 360
Après un premier volet sur la conception du premier modèle électrique de grande série de la marque allemande, voici à présent quelques détails sur les différentes façons de recharger. Il est important de préciser que la voiture se contente d’une prise 220 volts. Selon la marque, les clients ne devraient recharger leur voiture que deux à trois fois par semaine. Mais, toute une stratégie de produits et de services, englobée sous le nom 360 ELECTRIC, permet de répondre aux besoins des clients. Les prestations vont de l’installation de la Wallbox BMW i dans le garage à la carte de recharge pour les bornes publiques, en passant par des services ConnectedDrive et une alimentation énergétique à partir de sources renouvelables.
Lors de la recharge, la batterie gère une puissance comprise entre 3 et 20 kW selon l’intensité et la tension du courant. Selon BMW i, il faut 8 h pour refaire le plein sur une prise classique à domicile et 6 h quand on utilise la Wallbox proposée en option. Ce chargeur mural utilise l’ampérage maximal disponible à domicile. Quand elle est branchée sur une borne publique de 50 kW, la i3 recharge en 30 mn l’équivalent de 80 % de sa batterie. Comme vous le savez, ce modèle est l’un des premiers à étrenner le mode Combo, soutenu notamment par les constructeurs allemands et concurrent de ChaDeMo.
La marque souhaite faciliter l’utilisation des bornes de l’infrastructure publique, en utilisant deux leviers. Le premier passe par la localisation des points de charge, grâce à la connectivité de la voiture. Le conducteur peut ainsi bénéficier de la liste des bornes disponibles en fonction de son heure d’arrivée, en lien avec le GPS (avec la durée de recharge nécessaire). La réservation en ligne est la prochaine étape. Le second est la carte ChargeNow qui permettra à terme de payer sa charge sur une borne publique avec un support unique en Europe et de recevoir une seule facture. Le service est déjà bien avancé en Allemagne, grâce à l’implication de BMW au sein du consortium Hubject, dont font partie Bosch, Daimler, EnBW, RWE et Siemens. En France, des contacts seront pris avec le GIREVE qui vient d’être officiellement créé. Quand les accords de roaming seront effectifs, l’accès aux bornes se fera par une application pour smartphone utilisant un code QR.
En cas de panne, le constructeur a prévu un système d’assistance. Les techniciens pourront recharger la batterie s’il s’agit d’une panne sèche et procéder à un diagnostic électronique pour rechercher les causes d’un dysfonctionnement.
Mais, ce n’est pas tout. L’offre 360 ELECTRIC propose également d’autres solutions de mobilité. Ainsi, les clients de la i3 pourront réserver ponctuellement un véhicule thermique ou hybride et avoir accès également au service d’autopartage DriveNow (disponible en Allemagne).
Lors de la recharge, la batterie gère une puissance comprise entre 3 et 20 kW selon l’intensité et la tension du courant. Selon BMW i, il faut 8 h pour refaire le plein sur une prise classique à domicile et 6 h quand on utilise la Wallbox proposée en option. Ce chargeur mural utilise l’ampérage maximal disponible à domicile. Quand elle est branchée sur une borne publique de 50 kW, la i3 recharge en 30 mn l’équivalent de 80 % de sa batterie. Comme vous le savez, ce modèle est l’un des premiers à étrenner le mode Combo, soutenu notamment par les constructeurs allemands et concurrent de ChaDeMo.
La marque souhaite faciliter l’utilisation des bornes de l’infrastructure publique, en utilisant deux leviers. Le premier passe par la localisation des points de charge, grâce à la connectivité de la voiture. Le conducteur peut ainsi bénéficier de la liste des bornes disponibles en fonction de son heure d’arrivée, en lien avec le GPS (avec la durée de recharge nécessaire). La réservation en ligne est la prochaine étape. Le second est la carte ChargeNow qui permettra à terme de payer sa charge sur une borne publique avec un support unique en Europe et de recevoir une seule facture. Le service est déjà bien avancé en Allemagne, grâce à l’implication de BMW au sein du consortium Hubject, dont font partie Bosch, Daimler, EnBW, RWE et Siemens. En France, des contacts seront pris avec le GIREVE qui vient d’être officiellement créé. Quand les accords de roaming seront effectifs, l’accès aux bornes se fera par une application pour smartphone utilisant un code QR.
En cas de panne, le constructeur a prévu un système d’assistance. Les techniciens pourront recharger la batterie s’il s’agit d’une panne sèche et procéder à un diagnostic électronique pour rechercher les causes d’un dysfonctionnement.
Mais, ce n’est pas tout. L’offre 360 ELECTRIC propose également d’autres solutions de mobilité. Ainsi, les clients de la i3 pourront réserver ponctuellement un véhicule thermique ou hybride et avoir accès également au service d’autopartage DriveNow (disponible en Allemagne).
BMW i3 : née électrique de A à Z
Comme promis, je reviens donc sur la BMW i3 - qui a été révélée hier en première mondiale - pour vous donner quelques secrets sur sa conception. Le constructeur allemand a fait le choix de partir d'une feuille blanche plutôt que d'électrifier un modèle existant. C'est une première dans la catégorie Premium. Et le tour de force a été de faire concilier légèreté et sportivité, tout en préservant une autonomie raisonnable (de l'ordre de 160 km*).
La voiture mesure 3,99 m (la taille d'une Clio 3) et BMW i a fait le choix de ne proposer que 4 places au lieu de 5. Avec un poids à vide de 1 270 kg, elle est plus légère que la plupart des compactes, tout en offrant nettement plus d'espace à bord. Parcourant le 0 à 100 km/h en 7,2 secondes (dont le 0 à 60 km/h en 3,7 secondes), elle coiffe au poteau les modèles équivalents de dimensions et de puissance comparables. La i3 est née électrique mais conserve le plaisir de conduire inscrit dans l'ADN de BMW (ce qu'on espère pouvoir vérifier dans quelques mois).
Poussant la réflexion plus loin que Renault, BMW a souhaité réduire l’empreinte carbone dès le stade de la production. Ainsi, l’usine de Leipzig, où est fabriquée la i3, est alimentée à 100 % en énergie électrique par des éoliennes (au nombre de 4 et qui produisent 26 GWh par an). Celle de Moses Lake aux USA, qui produit le PFRC, tire son énergie de l’hydraulique. Sur l’ensemble de son cycle de vie, y compris la production et l’énergie consommée, l’écobilan de cette auto électrique est inférieur d’un tiers par rapport à un véhicule thermique à faible consommation (et même 50 % si l’i3 est alimentée en énergie verte).
Pour abaisser le poids, le constructeur a chassé les grammes à tous les niveaux. Ainsi, le choix s'est porté sur le PFRC, le plastique renforcé par fibre de carbone pour la cellule qui entoure l'habitacle (module Life). Il économise ainsi 200 kg. Plus classique, de l'aluminium entoure le coeur de la voiture, à savoir la plateforme eDrive (le moteur électrique, l’électronique de puissance et la batterie lithium-ion hautes performances).
Petite précision au passage : ces composants électriques sont développés avec l'aide de partenaires, mais fabriqués en interne par BMW. Ces années de gestation du Projet i ont servir à monter une filière localisée en Allemagne.
Si le PFRC et l'alu sont utilisés dans les liaisons au sol, et même pour les boulons et le support de l'essuie-glaces pour l'aluminium, BMW i a déployé du magnésium pour soutenir le tableau de bord et gagner du poids (20 % d'allègement avec moins de pièces).
Les portes sont aussi allégées et intègrent même dans leurs panneaux des matières premières renouvelables.
Un mot sur l'agilité de la i3. Elle est favorisée par la position centrale basse de la batterie, au même titre que la répartition des masses à 50/50 sur les essieux avant / arrière (en raison de la disposition de tous les composants dans le module Drive). Par ailleurs, son diamètre de braquage étonnamment court de 9,86 mètres seulement, associé à une direction qui ne nécessite que 2,5 tours de volant de butée à butée, lui permettra de se faufiler aisément dans le trafic urbain.
Les pneus de 19 pouces ont été spécialement conçus pour la i3. Grands, mais relativement peu larges, ils se distinguent par des qualités aérodynamiques et une résistance au roulement qui favorisent l'économie d'énergie, tout en garantissant une conduite dynamique.
Le moteur électrique synchrone à aimants permanents délivre une puissance de 170 ch (125 kW) et un couple maximal de 250 Newtons-mètres disponible dès les premiers tours de roues. Les motoristes ont agencé et combiné les composants qui participent au couple moteur de façon très spécifique, assurant ainsi un rendement exceptionnel et un champ électromagnétique stable (limitant les vibrations), même à vitesse élevée. Le moteur ne pèse que 50 kg et ne consomme que 0,13 kWh par km selon le cycle NEDC.
L'un des points forts est la puissance de la récupération d'énergie au freinage. Comme sur la Mini E, le conducteur peut freiner dans la plupart des cas sans à avoir à toucher la pédale de freins. Il se contente de lever le pied de l'accélérateur et d'anticiper ainsi sur le trafic. D'où cette sensation de « mono-pédale ». En mode récupération, la machine électrique injecte du courant dans la batterie lithium-ion et génère un freinage électrique que le conducteur peut contrôler avec précision. La puissance de récupération est asservie à la vitesse, si bien qu’à régime élevé, la voiture avance en « roue libre ». D'après BMW, l’exploitation intensive de cette forme de récupération d’énergie par le moteur se traduit par une augmentation de l’autonomie de 20 %. Mais, la pédale de frein fonctionne aussi.
A noter que le mode ECO PRO d'aide à la conduite bride les performances pour économiser de l'énergie, le mode ECO PRO+ apportant un tour de vis supplémentaire (vitesse limitée à 90 km/h). Ce qui permet de gagner 20 % sur l'autonomie.
La batterie est composé de huit modules, de 12 cellules chacun, qui produisent une tension nominale totale de 360 volts et mettent à disposition une énergie équivalant à environ 22 kilowattheures. Elle pèse 230 kg. BMW i garantit sa batterie pendant 8 ans ou 100 000 km.
A noter que la i3, bien que née électrique, propose en option un range extender. Cette fonction est assurée par un bicylindre essence de 650 cm³ de 34 ch (25 kW), logé directement à côté du moteur électrique au-dessus de l’essieu arrière et alimenté par un réservoir de 9 litres. Il s'agit du moteur du scooter 650 cm3 de BMW. D'un poids de 120 kg, il entraîne un générateur pour la production de courant et permet de porter l’autonomie maximale à environ 300 kilomètres, avec des rejets de CO2 limités à 13 g par km.
Comme sur la Zoé, on trouve à bord de la i3 une pompe à chaleur. Ce système permet de réduire de 30 % la consommation d’énergie par rapport à un système de climatisation classique. A noter que BMW utilise le fluide frigorigène pour refroidir la batterie. Le liquide peut aussi être chauffée via un échangeur thermique pour faciliter la montée en température et le démarrage, même par temps très froid.
Les autres plus de la i3. Catégorie Premium oblige, BMW doit aller plus loin dans l’équipement. C’est ainsi que la i3 peut recevoir en option un régulateur de vitesse actif ACC (qui offre en prime un mode de pilotage automatique dans les embouteillages), une caméra de recul et un système Park Assist qui gère automatiquement le stationnement. Elle a aussi des phares a LED intelligents.
BMW a egalement pensé au recyclage, celui des batteries évidemment, mais aussi celui du PFRC (pièces de carrosserie et autres composants), qui peut être réinjecté dans la chaîne de production ou valorisé d’une autre manière. A noter que le constructeur allemand a aussi souhaité une réparation aisée pour sa i3. Ainsi, des méthodes de réparation rapide ont été mises en place pour les dommages occasionnés à la carrosserie (pièces plastiques et PFRC). Les frais de remise en état après un accident sont comparables à ceux d’une Série 1.
Voici l'album photo de la i3 : http://s.joomeo.com/51f6df5682c68
Demain, nous parlerons de la recharge et des services qui vont accompagner le lancement de la i3.
*L’autonomie est de 130 à 160 km en mode confort. Elle peut atteindre 180 km quand on enclenche le mode ECO PRO et 200 km en mode ECO PRO+.
La voiture mesure 3,99 m (la taille d'une Clio 3) et BMW i a fait le choix de ne proposer que 4 places au lieu de 5. Avec un poids à vide de 1 270 kg, elle est plus légère que la plupart des compactes, tout en offrant nettement plus d'espace à bord. Parcourant le 0 à 100 km/h en 7,2 secondes (dont le 0 à 60 km/h en 3,7 secondes), elle coiffe au poteau les modèles équivalents de dimensions et de puissance comparables. La i3 est née électrique mais conserve le plaisir de conduire inscrit dans l'ADN de BMW (ce qu'on espère pouvoir vérifier dans quelques mois).
Poussant la réflexion plus loin que Renault, BMW a souhaité réduire l’empreinte carbone dès le stade de la production. Ainsi, l’usine de Leipzig, où est fabriquée la i3, est alimentée à 100 % en énergie électrique par des éoliennes (au nombre de 4 et qui produisent 26 GWh par an). Celle de Moses Lake aux USA, qui produit le PFRC, tire son énergie de l’hydraulique. Sur l’ensemble de son cycle de vie, y compris la production et l’énergie consommée, l’écobilan de cette auto électrique est inférieur d’un tiers par rapport à un véhicule thermique à faible consommation (et même 50 % si l’i3 est alimentée en énergie verte).
Pour abaisser le poids, le constructeur a chassé les grammes à tous les niveaux. Ainsi, le choix s'est porté sur le PFRC, le plastique renforcé par fibre de carbone pour la cellule qui entoure l'habitacle (module Life). Il économise ainsi 200 kg. Plus classique, de l'aluminium entoure le coeur de la voiture, à savoir la plateforme eDrive (le moteur électrique, l’électronique de puissance et la batterie lithium-ion hautes performances).
Petite précision au passage : ces composants électriques sont développés avec l'aide de partenaires, mais fabriqués en interne par BMW. Ces années de gestation du Projet i ont servir à monter une filière localisée en Allemagne.
Si le PFRC et l'alu sont utilisés dans les liaisons au sol, et même pour les boulons et le support de l'essuie-glaces pour l'aluminium, BMW i a déployé du magnésium pour soutenir le tableau de bord et gagner du poids (20 % d'allègement avec moins de pièces).
Les portes sont aussi allégées et intègrent même dans leurs panneaux des matières premières renouvelables.
Un mot sur l'agilité de la i3. Elle est favorisée par la position centrale basse de la batterie, au même titre que la répartition des masses à 50/50 sur les essieux avant / arrière (en raison de la disposition de tous les composants dans le module Drive). Par ailleurs, son diamètre de braquage étonnamment court de 9,86 mètres seulement, associé à une direction qui ne nécessite que 2,5 tours de volant de butée à butée, lui permettra de se faufiler aisément dans le trafic urbain.
Les pneus de 19 pouces ont été spécialement conçus pour la i3. Grands, mais relativement peu larges, ils se distinguent par des qualités aérodynamiques et une résistance au roulement qui favorisent l'économie d'énergie, tout en garantissant une conduite dynamique.
Le moteur électrique synchrone à aimants permanents délivre une puissance de 170 ch (125 kW) et un couple maximal de 250 Newtons-mètres disponible dès les premiers tours de roues. Les motoristes ont agencé et combiné les composants qui participent au couple moteur de façon très spécifique, assurant ainsi un rendement exceptionnel et un champ électromagnétique stable (limitant les vibrations), même à vitesse élevée. Le moteur ne pèse que 50 kg et ne consomme que 0,13 kWh par km selon le cycle NEDC.
L'un des points forts est la puissance de la récupération d'énergie au freinage. Comme sur la Mini E, le conducteur peut freiner dans la plupart des cas sans à avoir à toucher la pédale de freins. Il se contente de lever le pied de l'accélérateur et d'anticiper ainsi sur le trafic. D'où cette sensation de « mono-pédale ». En mode récupération, la machine électrique injecte du courant dans la batterie lithium-ion et génère un freinage électrique que le conducteur peut contrôler avec précision. La puissance de récupération est asservie à la vitesse, si bien qu’à régime élevé, la voiture avance en « roue libre ». D'après BMW, l’exploitation intensive de cette forme de récupération d’énergie par le moteur se traduit par une augmentation de l’autonomie de 20 %. Mais, la pédale de frein fonctionne aussi.
A noter que le mode ECO PRO d'aide à la conduite bride les performances pour économiser de l'énergie, le mode ECO PRO+ apportant un tour de vis supplémentaire (vitesse limitée à 90 km/h). Ce qui permet de gagner 20 % sur l'autonomie.
La batterie est composé de huit modules, de 12 cellules chacun, qui produisent une tension nominale totale de 360 volts et mettent à disposition une énergie équivalant à environ 22 kilowattheures. Elle pèse 230 kg. BMW i garantit sa batterie pendant 8 ans ou 100 000 km.
A noter que la i3, bien que née électrique, propose en option un range extender. Cette fonction est assurée par un bicylindre essence de 650 cm³ de 34 ch (25 kW), logé directement à côté du moteur électrique au-dessus de l’essieu arrière et alimenté par un réservoir de 9 litres. Il s'agit du moteur du scooter 650 cm3 de BMW. D'un poids de 120 kg, il entraîne un générateur pour la production de courant et permet de porter l’autonomie maximale à environ 300 kilomètres, avec des rejets de CO2 limités à 13 g par km.
Comme sur la Zoé, on trouve à bord de la i3 une pompe à chaleur. Ce système permet de réduire de 30 % la consommation d’énergie par rapport à un système de climatisation classique. A noter que BMW utilise le fluide frigorigène pour refroidir la batterie. Le liquide peut aussi être chauffée via un échangeur thermique pour faciliter la montée en température et le démarrage, même par temps très froid.
Les autres plus de la i3. Catégorie Premium oblige, BMW doit aller plus loin dans l’équipement. C’est ainsi que la i3 peut recevoir en option un régulateur de vitesse actif ACC (qui offre en prime un mode de pilotage automatique dans les embouteillages), une caméra de recul et un système Park Assist qui gère automatiquement le stationnement. Elle a aussi des phares a LED intelligents.
BMW a egalement pensé au recyclage, celui des batteries évidemment, mais aussi celui du PFRC (pièces de carrosserie et autres composants), qui peut être réinjecté dans la chaîne de production ou valorisé d’une autre manière. A noter que le constructeur allemand a aussi souhaité une réparation aisée pour sa i3. Ainsi, des méthodes de réparation rapide ont été mises en place pour les dommages occasionnés à la carrosserie (pièces plastiques et PFRC). Les frais de remise en état après un accident sont comparables à ceux d’une Série 1.
Voici l'album photo de la i3 : http://s.joomeo.com/51f6df5682c68
Demain, nous parlerons de la recharge et des services qui vont accompagner le lancement de la i3.
*L’autonomie est de 130 à 160 km en mode confort. Elle peut atteindre 180 km quand on enclenche le mode ECO PRO et 200 km en mode ECO PRO+.
Label:
BMW i,
i3,
LifeDrive,
mono pédale,
PFRC,
pompe à chaleur,
range extender,
récupération d'énergie,
roue libre
BMW : et un, et deux, i3... Zéro
C'est l'événement du jour et sans doute de l'été : BMW a procédé aujourd'hui à la présentation mondiale de la i3 : sa première voiture électrique* de grande série. Un événement à suivre sur le web**, en simultané depuis Londres, New York et Pékin. Je serai dans la capitale anglaise, aujourd'hui et demain pour vous faire vivre cet événement. Il s'agit d'un "reveal" en statique avec du beau monde, dont Ian Robertson (le patron des ventes et du marketing de BMW) et Benoît Jacob, le responsable français du design de la marque BMW i.
Voici donc les lignes définitives de la i3.
La première vidéo est en ligne sur la chaîne YouTube de BMW i :
Revivez ici le reveal en photos : http://s.joomeo.com/51f67942eb0ba
Pour ceux que ça intéresse, sur le site du Figaro, on peut lire un premier essai express de mon confrère Sylvain Reisser : http://www.lefigaro.fr/automobile/2013/07/16/30002-20130716ARTFIG00413-bmw-i3-premieres-impressions-de-conduite.php.
D'où vient le titre de mon article ? Simple. Au-delà de la présentation dans trois lieux (et surtout trois continents) différents, il faut rappeler que la i3 est l'aboutissement d'un projet mondial (Project i ou Mégacity), lancé dès 2007 pour arriver au zéro émission. La stratégie de BMW a été d'abord de tester la mobilité électrique avec la Mini E puis de valider les composants et les conditions de charge avec l'Active E, tout en développant en parallèle ce premier modèle de grande série. Soit, au total 20 millions de km en électrique parcourus dans le monde entier et un retour d'expérience unique. Et vous savez quoi ? La i3 sera lancée en novembre, à la date prévue et sans problème technique. La qualité allemande, quoi...
On connaît d'ores et déjà son tarif, qui sera à partir de 27 990 € en France, bonus écologique déduit. La marque allemande a aussi prévu un mode de location à partir de 470 €/mois, entretien inclus et sans apport. Proposée avec un range extender en option (autonomie de 300 km, au lieu de 160), dont le prix sera de 4710 euros en France, la i3 s'accompagnera de services dédiés à l'électro-mobilité. BMW i a conçu une approche globale « 360 Electric » qui intègre la recharge à domicile, l'accès à des bornes publiques, l'assistance et des services de complément comme l'autopartage ou le prêt ponctuel de véhicules à moteur thermique pour les longs trajets.
Je vais revenir sur tous ces aspects, à commencer demain par les secrets de conception de la i3, moins lourde et plus performante qu'une Zoé.
*Il y avait déjà eu l'E1 et bien d'autres.
**http://www.live.bmwgroup.com/2013bmwi3/index.html ainsi que sur la chaîne YouTube de BMW i : http://www.youtube.com/user/BMWi/unveiling
Voici donc les lignes définitives de la i3.
La première vidéo est en ligne sur la chaîne YouTube de BMW i :
Revivez ici le reveal en photos : http://s.joomeo.com/51f67942eb0ba
Pour ceux que ça intéresse, sur le site du Figaro, on peut lire un premier essai express de mon confrère Sylvain Reisser : http://www.lefigaro.fr/automobile/2013/07/16/30002-20130716ARTFIG00413-bmw-i3-premieres-impressions-de-conduite.php.
D'où vient le titre de mon article ? Simple. Au-delà de la présentation dans trois lieux (et surtout trois continents) différents, il faut rappeler que la i3 est l'aboutissement d'un projet mondial (Project i ou Mégacity), lancé dès 2007 pour arriver au zéro émission. La stratégie de BMW a été d'abord de tester la mobilité électrique avec la Mini E puis de valider les composants et les conditions de charge avec l'Active E, tout en développant en parallèle ce premier modèle de grande série. Soit, au total 20 millions de km en électrique parcourus dans le monde entier et un retour d'expérience unique. Et vous savez quoi ? La i3 sera lancée en novembre, à la date prévue et sans problème technique. La qualité allemande, quoi...
On connaît d'ores et déjà son tarif, qui sera à partir de 27 990 € en France, bonus écologique déduit. La marque allemande a aussi prévu un mode de location à partir de 470 €/mois, entretien inclus et sans apport. Proposée avec un range extender en option (autonomie de 300 km, au lieu de 160), dont le prix sera de 4710 euros en France, la i3 s'accompagnera de services dédiés à l'électro-mobilité. BMW i a conçu une approche globale « 360 Electric » qui intègre la recharge à domicile, l'accès à des bornes publiques, l'assistance et des services de complément comme l'autopartage ou le prêt ponctuel de véhicules à moteur thermique pour les longs trajets.
Je vais revenir sur tous ces aspects, à commencer demain par les secrets de conception de la i3, moins lourde et plus performante qu'une Zoé.
*Il y avait déjà eu l'E1 et bien d'autres.
**http://www.live.bmwgroup.com/2013bmwi3/index.html ainsi que sur la chaîne YouTube de BMW i : http://www.youtube.com/user/BMWi/unveiling
Une gestion intelligente de l'énergie à bord de la BMW i3
Le système peut aussi tenir compte d’une pente à gravir ainsi que d’une circulation en accordéon ou d’un embouteillage comme facteurs de consommation d’énergie. Pour cela, il se connecte par Internet à des serveurs sur l'information trafic. L’indicateur dynamique d’autonomie affiche alors ses informations sur l’écran d’information central, ainsi que sur la carte de navigation où va se dessiner sous forme de cercle les points que la voiture va pouvoir rallier en fonction de l'état de sa batterie.
Le conducteur peut également choisir son mode de conduite et choisir ainsi entre CONFORT et ECO PRO, voire ECO PRO+ pour disposer encore plus d'autonomie. En fonction de la destination, l’assistant d’autonomie va d'ailleurs lui recommander le mode le mieux adapté. En mode CONFORT, qui est le mode standard (à la fois sportif et confortable), l’autonomie théorique est 160 kilomètres. En mode ECO PRO, la loi d’accélération va être adaptée et la puissance réduite, afin d'améliorer l'autonomie de 10 %. Le mode ECO PRO+ est encore plus radical, car il limite la vitesse maximale de la i3 à 90 km/h et bascule en mode éco les consommateurs d'énergie tels que le chauffage et la climatisation. En conséquence : le rayon d’action potentiel dépasse ainsi celui en mode CONFORT de quelque 25 %.
Pendant le trajet, le conducteur peut afficher les stations de recharge à proximité de sa destination et réserver une borne de recharge par simple pression sur un bouton. Le système l’informe aussi de la durée de recharge nécessaire pour pouvoir ensuite rentrer chez lui ou rallier une autre destination.
Grâce au mode Combo, la voiture peut récupérer jusqu'à 120 kilomètres d'autonomie en seulement 30 mn.
On sait aussi que le range extender (en option) procure 130 km de plus en autonomie. Ainsi, de Genève, le conducteur d'une i3 pourrait aller jusqu'à Berne, Turin, Lyon ou Dijon.
Voir le diaporama :
40 ans d'électro mobilité chez BMW (seconde partie)
Après un premier volet, où il a été question des 1602 Electric des JO de Munich et de la 325 iX, suite de la saga BMW autour de la voiture électrique. L'un des grandes étapes est l'apparition au salon de Francfort de la E1 en 1991. C'est le premier vrai modèle zéro émission de la marque. Le cahier des charges était le suivant : des performances adaptées au quotidien, une autonomie acceptable, assez de place pour 4 personnes et des bagages ainsi que la conformité à des normes de sécurité élevées et un poids aussi réduit que possible. L'auto a été développée en seulement 10 mois. C'est une citadine électrique (3,46 m de longueur, 1,64 m de largeur, 1,50 m de hauteur), à l’empattement allongé (2,32 m) et à l’habitacle modulable.Aujourd’hui encore, 20 ans plus tard, de nombreux détails peuvent être considérés comme précurseurs des technologies actuelles. Ainsi, la caisse allégée au maximum offre une structure extrêmement stable en profilés d’aluminium extrudé et une carrosserie principalement composée de plastique recyclé. Le capot et le hayon arrière sont en aluminium. La batterie à haute énergie de 200 kg est située dans un châssis de sécurité sous les sièges arrière, tandis que le moteur électrique spécialement conçu ainsi que la transmission sont intégrés dans l’essieu arrière. Un nouveau concept électronique constitué de deux modules principaux assure la commande intelligente de toutes les composantes électriques, dont la chaleur dissipée est utilisée pour chauffer l’habitacle. Les batteries peuvent être rechargées sur secteur en seulement 6 heures, et une colonne de chargement dédiée permet de raccourcir ce délai à 2 heures.
Avec une autonomie de 160 km en trafic urbain, la E1 repousse les limites de la ville. Deux ans plus tard, en 1993, elle étrenne une nouvelle batterie sodium-chlorure de nickel (NaNiCl2), toujours au salon de Francfort. Cette batterie « Zebra » constitue une nouvelle étape majeure de franchie puisque non seulement sa durabilité, mais aussi l’autonomie et les performances de conduite sont améliorées. En outre, la motorisation de la E1 est désormais si efficace que l’énergie générée lors des phases de freinage est automatiquement réinjectée dans la batterie.
Un an auparavant, BMW avait déjà présenté la E2 sur le salon de l’automobile de Los Angeles. Par ses dimensions et ses performances, ce concept car développé à partir de la première E1 était spécialement conçu pour le marché américain.
C’est à partir de la troisième génération de la Série 3 que sont construits, au début des années 1990, 25 véhicules expérimentaux afin de tester et d’améliorer la motorisation électrique en vue de la série. La première génération de ces prototypes, soit huit véhicules, participe à un essai public sur l’île de Rügen, au large des côtes allemandes de la Baltique. Cet essai grandeur nature, le plus important jamais organisé, s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche organisé conjointement par plusieurs constructeurs avec le soutien du ministère fédéral allemand de la Recherche et de la Technologie. Six autres prototypes sont intégrés au parc automobile du gouvernement de Bavière.
Les problèmes rencontrés avec les batteries sodium-soufre conduisent, en 1993, à remplacer ces dernières par la batterie sodium-chlorure de nickel déjà utilisée sur la E1. Une 325 de la flotte testée à Rügen est équipée d’une batterie nickel-cadmium (NiCd). Dans le cadre de ce projet de développement, plusieurs moteurs sont testés, d’une puissance allant jusqu’à 45 kW, et d’un poids maximal de 65 kg, boîte de vitesses comprise. D’importants progrès sont également réalisés en matière de stockage d’énergie : un système de chargement rapide permet aux batteries d’atteindre 75 % de leur capacité après seulement 40 minutes de chargement. Enfin, les ingénieurs réussissent à porter la proportion d’énergie électrique récupérée lors des phases de freinage à 20 %.
Entre 1992 et 1995, les tests menés sur les différents moteurs, systèmes de transmission et batteries permettent de recueillir une importante quantité de données détaillées et d’ouvrir ainsi des perspectives essentielles pour la suite du développement de l’électro mobilité.
Ainsi, entre 1995 et 1997, 10 autres prototypes de deuxième génération sont construits, qui affichent d’importantes améliorations en matière de performances de conduite et d’autonomie.
C’est avec la Mini E, présentée pour la première fois au public en 2008, que le Groupe BMW fait son grand retour dans l'électrique. Il lance pour la première fois un essai privé au quotidien avec un parc de plus de 600 véhicules entièrement électriques. Cet essai s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet pilote regroupant des clients privés et des entreprises, d’abord aux États-Unis, puis également en Europe.
Autre nouveauté : la Mini E étrenne les batteries lithium-ion. C'est une nouvelle étape en matière de puissance, de capacité de stockage et d’encombrement. Pour la première fois, les clients se voient par ailleurs proposer une borne de chargement dédiée, le fameux boîtier mural « Wallbox », permettant de recharger intégralement la batterie en seulement deux heures et demie.
L’exploitation des informations recueillies dans le cadre de l’utilisation quotidienne de ces modèles est directement reprise dans le processus de développement d’un modèle de série dans lequel BMW Group s’est déjà engagé en annonçant le développement d’un Megacity Vehicle (MCV) destiné aux agglomérations des grandes villes.
En 2010, BMW franchit un nouveau cap avec le Concept ActiveE. Conçue à partir de la Série 1 Coupé, elle permet de tester les composantes du bloc moteur et de la batterie du futur Megacity Vehicle (MCV). Un an plus tard en 2011, un parc d’essai de plus de 1000 véhicules voit le jour afin de poursuivre les essais. Affichant une puissance de 125 kW et un couple maximal de 250 Nm, l'ActiveE franchit le 0 à 100 km/h en 9 secondes à peine. La nouvelle batterie lithium-ion permet en outre d’atteindre une autonomie de près de 160 km en usage quotidien. Dans le même temps, le Groupe annonce que le MCV sera commercialisé sous le nom de i3 en 2013.
Visible sur le parking de BMW Group france, l'ActiveE intègre les composants électriques de pré-série en affichant un design identique ou similaire sans restreindre l’espace de l’habitacle par rapport à la Série 1 Coupé. Le moteur électrique, la transmission et les éléments électroniques ont été entièrement développés par BMW Group.
La prochaine étape, c'est la sortie de la i3 fin 2013.
Langganan:
Postingan (Atom)




































