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Une 208 hybride "de compétition" au salon de Genève !

Souvent critiqué pour ses choix en faveur du diesel et de l'hybride diesel, PSA étoffe son panel de motorisations avec de hybride essence. Ainsi, au salon de Genève, le groupe présentera deux véhicules avec sa technologie révolutionnaire Hybrid Air : une Citroën C3 VTi 82 et une Peugeot 2008. Mais, ce ne sera pas la seule surprise. Peugeot annonce en effet la présence du projet 208 HYbrid FE*, réalisé en partenariat avec Total**. Les deux entreprises ont uni leur savoir-faire pour mettre au point un véhicule qui n’émettra que 49 g/km de CO2 - soit deux fois moins que la 208 1.0 L VTi 68 ch de série - mais avec les mêmes performances que la 208 GTi (de 0 à 100 km/h en 8 secondes).
Ce résultat est extraordinaire, car il atteint la valeur de certains hybrides plug in (comme la Toyota Prius), alors que ce n'est pas une technologie rechargeable. En vérité, il s’agit d’un concept extrême, avec une aérodynamique optimisée (un Cx retravaillé), une masse réduite de 200 kg (grâce à l’emploi massif de matériaux composites et de polycarbonates), et une chaîne de traction hybride inspirée de la compétition. Cette dernière associe un 3 cylindres essence (gestion thermique et cycle de combustion spécifiques, réduction des frottements, masse réduite de l’attelage mobile et de la culasse) et sa boîte pilotée à une machine électrique et une batterie issues de l’expérience de l’Endurance, avec des lubrifiants moteur spécifiques développés par Total Lubrifiants. De plus, la 208 HYbrid FE recevra en avant-première des liaisons au sol composites tandis que des pneumatiques et des jantes spécifiques réduiront la résistance au roulement.
Ce concept illustre le partenariat technologique renouvelé avec Total. Mais, Peugeot entend utiliser les briques technologiques élémentaires dans ses véhicules de demain.
Les différentes étapes de ce projet seront dévoilées et pourront être suivies à compter du 5 mars sur www.mission49-8.com.

*FE pour Fuel Economy et Fun & Emotion
**Les partenaires sont Peugeot, la Direction de la Recherche et des Technologies Avancées du groupe PSA, le groupe Total et plusieurs de ses entités (Total Lubrifiants, Hutchinson, CCP Composites, Total Global Polymers), coordonnées par Peugeot Sport.

Metropolis : tout l'esprit Peugeot sur trois roues

Déjà aperçu dans sa version quasi-définitive* lors du Mondial de l'Automobile et présenté aujourd'hui au salon de Milan, le Metropolis est le nom du nouveau scooter urbain à 3 roues de Peugeot. Bien plus qu'une copie du MP3 de Piaggio, cet engin est le fruit de la collaboration active des équipes de l'automobile et des scooters au sein de la marque au lion. L'idée était de concentrer tout le savoir-faire "maison" et de combinant en même temps les avantages de la voiture et du deux-roues. Un objectif atteint si l'on en juge par les innovations du Metropolis.
Voir la vidéo :

Si l'on fait abstraction du design, avec un emprunt évident aux nouveaux codes esthétiques des voitures de la marque, dont la calandre « flottante » et la signature lumineuse avec des feux à LED, l'avancée la plus spectaculaire se situe au niveau de la sécurité. Le Metropolis adopte en effet un train avant issu de la technologie automobile et garantissant une tenue de route hors norme.


Ce train avant a pour nom Twin Tilting Wheels (TTWTM). Il est composé d’un parallélogramme déformable à double triangulation dont l'architecture, assimilable à de la mécanique de précision, permet d’abaisser le centre de gravité et de mieux centrer les masses. Associé à 2 batteurs dynamiques et une suspension mono-amortisseur hydraulique, ce train avant dispose de roues indépendantes et inclinables, qu’il est possible de bloquer électriquement à basse vitesse. C'est ainsi qu'au feu rouge, le système de blocage d’inclinaison du train avant permet d’auto-stabiliser le scooter à l’arrêt, évitant ainsi au pilote de poser ses pieds au sol. Comme sur le MP3...



L'architecture compacte de ce train avant permet d'avoir un plancher entièrement plat, une première sur ce segment.


C'est fini la clé traditionnelle : Peugeot a doté le Metropolis d’une clé électronique Smart Key, reconnue dès lors que le propriétaire se trouve dans un rayon de 150 cm. Pour démarrer, il lui suffit alors de déverrouiller la direction, désinhiber électroniquement le véhicule en tournant le bouton remplaçant le contacteur et de lancer le moteur en appuyant simultanément sur le bouton Start et sur le levier de frein. On trouve même un frein de parking électrique, comme sur les modèles Premium de la gamme auto. Situé au centre du guidon, il est facilement accessible et activable d’une simple pression du doigt.


Quant au tableau de bord, il est également inspiré par l'automobile. Il est digital et intègre par exemple une fonction de surveillance de pression de chacun des pneumatiques ainsi que les indications de consommation (moyenne, mini) et l'autonomie restante. La planche de bord est pré-équipée pour fixer facilement un support GPS. Autre première sur le poste de pilotage : le bouton de signal danger (warning) sera rétro-éclairé dès lors qu’il aura été activé.


Ce scooter propose aussi un pare-brise intelligent. On peut le régler en plusieurs positions sur une hauteur de 13 cm, pour une protection optimale. Grâce à une simple pression manuelle, il faut moins de 5 secondes au pilote pour abaisser ou relever le pare-brise.


Pour bien voyager, le Metropolis propose un coffre à hayon éclairé pouvant loger au choix 1 casque intégral et 1 casque jet à écran, ou son PC par exemple. Il est commandé par un bouton. Peugeot a aussi prévu un rangement sous selle et même une boîte à gants située dans le tablier arrière qui accueille une prise 12V pour la recharge d’un téléphone mobile en roulant.


Sûr et confortable, le Peugeot Metropolis est propulsé par nouvelle motorisation maison de 400 cm3 (400i LFE à bas frottements), développant 35 ch et offrant un couple de 38 Nm.


On regrette toutefois que la marque au lion ne soit pas en mesure de proposer une motorisation hybride plug-in, comme sur l'Onyx concept trike au Mondial de l'Auto. Ce concept associait un moteur thermique de 400 cm3 et un moteur électrique pour entraîner la roue arrière, offrant ainsi une puissance combinée de 45 kW, mais aussi de la récupération d'énergie au freinage et un mode ZEV de 50 km. Le tout pour une conso de 2 L/100 km et jusqu’à 500 km en autonomie combinée.
Ce sera peut être la prochaine étape.

*C'était encore un prototype à 70 % et il n'y avait pas par exemple la barre de LED verticale pour les feux de jour.

Déjà les promos pour les voitures électriques !

Avec son offre pour la Ion à partir de 10 900 € TTC*, bonus de 7000 euros déduit, ou à 199 € par mois, en location longue durée sur 48 mois (et 40 000 km) et après un premier loyer de 5199 €**, Peugeot fait une opération de déstockage très efficace. La marque au lion adopte la même stratégie que les cousins de Citroën qui ont fait un malheur avec la C Zéro à 90 € par mois. C'est d'ailleurs ce modèle qui réalise le plus gros des volumes du mois de juillet dans l'électrique (492 sur un total de 594), le "vrai marché" se situant comme d'habitude à une centaine d'unités (que se partagent Peugeot, Mia, Nissan, Renault).
Quelles conclusions peut-on en tirer ?


Le seul moyen aujourd'hui de faire du volume avec l'électrique est de casser les prix. S'agissant de PSA, ces "coups" sont ponctuels. Le groupe est dans une mauvaise passe et il cherche à écouler les stocks. De toute évidence, il va arrêter les frais avec Mitsubishi dans l'électrique. Le deal entre les deux groupes portait sur 100 000 véhicules : un objectif qui ne sera pas atteint de sitôt.
D'autres ont aussi essayé de baisser les prix, comme Nissan avec une offre de location à 299 euros par mois pour les pros sur 37 mois et à 349 euros pour les particuliers. Il faut toutefois payer un premier loyer de plus de 10 000 euros... Mia va proposer prochainement un tarif de 13 828 euros + 49 euros de location de batterie par mois.


Pour Renault, toutes ces promos ne sont pas forcément une bonne nouvelle. Avec un bonus à 7000 euros, le prix de la Zoé passe (en théorie, car encore faudrait il que la voiture sorte à temps pour en bénéficier) à 13 700 euros. Mais c'est un tarif sans batterie. Il faut en effet ajouter 79 euros par mois sur par exemple 36 mois et dans une limite de 12 500 km par an (soit, 2844 €). Total = 16 544 €. Et encore, il ne s'agit que du prix de base, sans tenir compte des options.
Ce qu'il en ressort, c'est que cette guerre des prix (bénéfique au consommateur) va nuire aux constructeurs. La voiture électrique a un prix (en raison de sa batterie, durablement chère) et vendre à perte ne va pas arranger les affaires de ces industriels, déjà fragilisés par un marché difficile.


En attendant, Renault a eu une idée surprenante. Pour remercier les personnes ayant réservé une Zoé, la marque a décidé d'offrir une paire de baskets écologiques (si, si...). Elles sont fabriquées au Brésil par Veja et sont en toile de coton biologique, avec une semelle en caoutchouc sauvage d’Amazonie. Elles sont disponibles en série limitée et uniquement pour les 1500 premières personnes qui réserveront la Zoé (ce qui signifie qu'on n'y est pas encore). Une paire de chaussures pour l'achat d'un véhicule dont l'autonomie est moindre qu'un véhicule hybride, voilà un message assez ambigu.

*Uniquement pour les véhicules sur stock, disponibles sur le site webstore de Peugeot et sur le seul mois d'août.
**Offre valable jusqu'à fin octobre


Peugeot veut mettre l'accent sur les applications

La 208 va étrenner des services connectés sur écran tactile. Une grande première chez un constructeur français. Quelques mois avant Renault et sa Zoé, qui aura pour pour sa part une tablette intégrée R-Link, la marque au lion va proposer des applications dédiées à la conduite. Mais, avant de détailler tout cela, parlons un peu de l'écran tactile. Destiné à équiper 80 % des 208 qui seront vendues, cet écran à 7 pouces proposera déjà bon nombre de fonctions.

Voir la vidéo :

 

En supplément, pour moins de 350 euros la première année, et pour 150 euros par an les années suivantes, Peugeot propose d'avoir des services connectés à bord. Comment ça marche ? Très simple. Le constructeur français propose une clé 3G avec un logiciel intégré qui donne accès à une dizaine d'applications (trafic, météo, points d'intérêt, places de parking disponibles, prix des carburants...).

 Voir la vidéo :

 

Le souhait de Peugeot est d'augmenter le nombre de services connectés. Pour cela, la marque souhaite s'ouvrir à des développeurs et gérer à terme un store où les clients pourraient choisir leurs services préférés.

Le petit volant est-il l'avenir de l'automobile ?

Comme beaucoup de mes confrères journalistes, je procède actuellement à l'essai de la Peugeot 208. C'est l'une des grosses nouveautés de l'année avec la Clio IV. Et si la voiture innove sur pas mal de points (matériaux verts, services connectés en lien avec l'écran tactile, motorisations), ce qui se remarque le plus, c'est le petit volant. Peugeot a fait un choix aussi audacieux que risqué, qui consiste à repenser totalement le poste de conduite. Une philosophie qui se résume en deux points clés : un volant de taille réduite et un combiné placé en position haute. Eh bien, figurez que c'est très novateur et qu'on s'y fait très vite.



Pourtant, et comme certains de mes collègues, j'étais plutôt sceptique. Au salon de Genève, je m'étais assis à bord d'une 208 et je demandais vraiment ce que ça allait donner en roulant. Maintenant, je le sais. La prise en main est en fait immédiate, presque instinctive. On fait moins d'efforts pour tourner le volant et cela donne un côté plus agile à la voiture. Sur les routes parfois piègeuses du Portugal, j'ai pu grâce à ce volant réagir plus vite en fonction du tracé de la route et affiner les trajectoires. Au bout de quelques km, on ne se rend même plus compte que ce n'est pas le même volant que d'habitude. Et pourtant, il y a une différence. Par rapport à un volant classique, la différence est de 5 cm par rapport au diamètre. Cela paraît peu, mais en vérité c'est énorme. Ce choix a fait débat au sein de Peugeot.


L'autre élément clé est le combiné d'instrumentation. Il est placé en haut de la planche de bord et protégé par une casquette pour éviter les reflets au soleil. D'habitude, les compteurs sont placés juste derrière le volant. Peugeot explique avoir fait ce choix suite à l'introduction de l'affichage tête haute que l'on retrouve sur certains modèles de la gamme (3008, 5008 et 508). Il est plus confortable de voir les infos en hauteur et cela permet au passage de ne pas quitter la route des yeux. Bien sûr, je dois confesser qu'en fonction de la taille du conducteur, et de ses préférences de réglage (volant bas ou haut), le haut du volant peut éventuellement cacher un peu l'instrumentation. Mais, c'est un réel plus. Et là encore, l'essai routier a permis en toutes circonstances (ville, route et autoroute) de consulter d'un seul coup d'oeil la vitesse et le kilométrage.


Peugeot ayant eu la bonne idée de faire venir une 207 sur le lieu de nos essais, j'en ai profité pour comparer la taille des volants. Quel choc ! On a l'impression de revenir en arrière, alors que la taille du volant de la 207 est pourtant la norme dans l'automobile. Il faut tourner plus le volant pour faire une manoeuvre et on serait presque dérouté. Et il y a pire, car la tendance est d'agrandir la taille du volant, comme sur la DS5 par exemple. Après avoir conduit la 208, on trouve tout plus facile, même si les bras sont un peu plus pliés qu'à l'habitude.
Il sera curieux de voir si Peugeot étendra cette expérience à d'autres modèles dans le futur, et si d'autres constructeurs reprendront l'idée. Mais ces derniers, qui devront modifier en conséquence la planche de bord et concevoir un nouveau modèle, ont déjà pris 4 ans dans la vue.

Le moteur 3 cylindres va s'imposer chez les citadines

Avec une cylindrée d'un litre (triplette Aygo-107-C1, Volkswagen Up) ou d'1,2 L (Nissan Micra DIG-S), il est clair que le petit moteur essence à trois cylindres va se tailler la part du lion sur les citadines. C'est un alternative au moteur diesel et un hommage finalement à Smart qui, le premier, a introduit un petit moteur* sur les modèles destinés avant tout à la ville. Ces petits moteurs, associés à un système Stop & Start, se contentent d'à peine 4 L/100 km et sont souvent de petites merveilles de technologies.


Prenons le cas par exemple de Nissan. La marque japonaise a fait le choix d'un compresseur, en plus de l'injection directe d'essence. D'où l'appellation DIG-S (« DIG » pour Direct Injection of Gasoline - injection directe d'essence - et « S » pour Supercharger - compresseur). Cette induction forcée gave le moteur en air et oxygène pour accroître le rendement et la puissance : c'est ce qui explique qu'avec 1,2 L de cylindrée, les 98 ch de ce bloc sont davantage conformes à la puissance escomptée d'un 1,5 L atmosphérique... Et pourtant, sa faible consommation (4,1 L/100 km) est bien celle d'un moteur de 1,0 L. Avec ses 95 g par km de CO2, la Micra DIG-S fait très fort.


Elle fait mieux en tout cas que les 99 g de la C1, de la 107 et de l'Aygo. Pourtant, ce moteur d'origine tricolore (baptisé EB et produit en France) est lui aussi une vitrine technologique. Il a donné lieu à 52 dépôts de brevets. Ce n'est qu'à partir de mars 2013 que le Stop & Start sera couplé à ce trois cylindres, ce qui permettra de réduire encore ses émissions. On le trouvera aussi sur la 208. Mais, le mieux est à venir. Renault va proposer prochainement un 3 cylindres de 900 cm3 et de 90 ch. Ce tout petit moteur, issu de l'Alliance avec Nissan et associé à la boîte de vitesses automatique EDC à double embrayage, est un modèle de rendement.


Il est à noter que le 3 cylindres ne concerne pas les seules citadines Il arrive par exemple chez Ford sur la Focus et sur le B Max. Le nouveau moteur 1 L intègre les technologies EcoBoost (suralimentation, injection directe et double calage variable indépendant de la distribution). En prime, il inaugure également de nombreuses technologies inédites comme un vilebrequin décalé permettant de réduire les frottements, un circuit de refroidissement séparé permettant au bloc de monter en température avant la culasse et ainsi d'économiser du carburant par temps froid et un collecteur d’échappement intégré à la culasse (gain de poids, température moins élevée des gaz d’échappement, plus large plage de régimes). Sur la Focus, les émissions de CO2 sont abaissées à 109 g.
La liste des constructeurs devrait s'allonger. A son tour, BMW songe à introduire des 3 cylindres pour équiper la Série 1 et la Mini, ainsi que la Série 3.

*999 cm3 de 61 à 102 ch en essence, 799 cm3 de 54 ch en diesel