Tampilkan postingan dengan label R-LINK. Tampilkan semua postingan
Tampilkan postingan dengan label R-LINK. Tampilkan semua postingan

Renault et les start ups de la mobilité connectée : saison 2

Pour la seconde fois, Paris Incubateurs et Renault vont donner leur chance à 4 start ups innovantes, qui ont été sélectionnées pour faire partie de l’incubateur Mobilité Connectée. Cette structure permet aux jeunes pousses de valider leurs solutions techniques et de bénéficier de l'aide d'un constructeur qui met à disposition une plateforme de validation, du support technique, un retour d’expérience et des conseils concernant l’intégration d’applications au sein du véhicule connecté.
Les premiers lauréats ont vu leurs applications retenues au sein du R-Link Store, la boutique en ligne de la tablette tactile de Renault. Ce sera peut-être le cas de ces entreprises, qui ont été choisies en mai par un comité de sélection composé de Renault, Paris Incubateurs, la Ville de Paris, Oséo Ile-de-France, Moveo et un fonds d’investissement privé externe.

Voici donc les nouveaux pensionnaires :

Wayz-Up a pour ambition de faire connaître au covoiturage domicile-travail le même succès que pour le covoiturage du weekend. Grâce à une application mobile prenant en compte les contraintes des salariés, Wayz-Up leur permet de trouver leurs covoitureurs en 1 clic, de s’organiser dans la dernière demi-heure en cas d’horaires variables et de partager leurs frais. La traçabilité offerte par Wayz-Up permet aux entreprises de mesurer le covoiturage effectif et de rembourser une partie des frais à leurs salariés.

Clameurs est un nouveau média permettant d’associer un message audio à un lieu. Grâce à sa plateforme et sa carte sonore, Clameurs transforme le territoire en support de diffusion et place l’utilisateur en position de crieur public pouvant s’adresser au monde mais également l’écouter. Loin de la distance imposée par le texte, le message audio est vecteur d’émotions et de personnification.

Aerys est une start-up dédiée à la connectivité intelligente « universelle » dans le domaine de l’internet des objets. Elle développe et distribue des technologies et des applications innovantes fonctionnant en temps réel, à destination du web et des plateformes mobiles. Ces applications permettent notamment à leurs utilisateurs d’interagir de manière très simple, depuis leur support mobile, avec l’ensemble des objets connectés de leur environnement.

Zenpark déploie et exploite une solution technologique matérielle et logicielle qui optimise l’utilisation des places de parkings privés. Le service informe en temps réel les automobilistes de la disponibilité de ces places et leur donne accès à ces parkings partagés.

Voir le site : http://incubateurmobiliteconnectee.com/

Bilan du salon de Genève : la voiture connectée est partout

Que retenir de ce salon de Genève 2013, que j'ai personnellement trouvé assez riche sur un plan technologique ? En dehors de l'électrification à 360 degrés (j'entends sous toutes ses formes et sur tous les segments), la vraie révolution est celle de la voiture connectée. Pratiquement tous les constructeurs proposent une connectivité sur le GPS du véhicule (intégrée avec une puce, ou transitant par le smartphone du conducteur), ou via une tablette tactile. Cela permet de bénéficier à bord de services connectés.


Clairement, Renault est celui qui a le plus vite avancé. Le système R-Link, que l'on retrouve notamment à bord de la Zoé, se décline aussi sur la Clio (berline,  Estate et R.S), le nouveau crossover Captur ainsi que le nouveau Kangoo Express à partir de 590 euros. Il va s'étendre ensuite sur la famille Scenic, puis à terme au reste de la gamme. Renault accompagne les R-Link’nautes avec un pack découverte pendant quelques mois, afin de se familiariser avec les applications. Le R-Link Store compte une cinquantaine de références.
Renault pense atteindre le million de véhicules équipés avec R-Link d'ici 2015.


Chez les français, Citroën rejoint Peugeot avec des services connectés dans le cadre du portail Multicity Connect. L'écran tactile intégré à côté du volant et l'écran HD panoramique ont l'air très prometteurs sur le futur C4 Picasso.


A l'occasion de Genève, Volvo a dévoilé ses nouveaux services connectés. La marque suédoise va proposer un certain nombre d'applications (Google Maps, iCoyote, TuneIn, Spotify, la navigation iGO), accessible via le système Sensus Connected Touch, qui est un écran 7 pouces avec une technologie infrarouge à balayage de faisceau et qui tourne sous Android. L'un des points forts est le contrôle vocal de la musique en streaming pour réduire la distraction.


C'est exactement l'approche privilégiée par Ford avec SYNC. L'Ecosport intègre la nouveau module AppLink qui permet justement d'intégrer des applications compatibles avec la conduite, dont Spotify avec la reconnaissance vocale. Précisons au passage que le taux de monte de SYNC chez Ford, qui était de 30 % en 2012 sur les modèles concernés, va doubler cette année.


Mercedes propose aussi des services via le système COMAND on line (Google, météo, web radio Aupeo, Facebook, Twitter), avec en prime le trafic HD de TomTom d'ici quelques mois. La firme à l'étoile propose également des applis à télécharger sur son site Mercedes Benz Apps comme la recherche de parkings. Il existe un autre terminal communicant, le kit Drive Plus qui intègre l'iPhone (CLA et Classe A).


A ce propos, Smart (qui a développé le premier cette approche au sein du groupe Daimler) a profité de Genève pour lancer la version 2 de son kit Smart Drive pour iPhone. Le système donne accès des bons plans pour le parking, la location, l'autopartage, ainsi que la météo et la recherche locale Google. On peut aussi réserver une borne de recharge pour les Smart électriques.


Nissan inaugure également l'écran connecté. Que ce soit sur la nouvelle Leaf, le Note ou encore le Juke Connect Edition, le système de navigation est compatible avec la fonction Send to car de Google et la recherche locale avec le géant de l'Internet. Au passage, la voiture électrique du constructeur japonais dispose d'une nouvelle version de Carwings ajoute toute une série de prestations, comme par exemple, l’intégration plus poussée du Smartphone, une reconnaissance vocale plus pointue, l’éco-routage et la localisation en temps réel des points de recharge les plus proches.


Opel n'est pas en reste avec le système IntelliLink qui propose la navigation (BringGo) et les radios du web (TuneIn et Stitcher).


L'autre tendance est l'intégration des technologies d'Apple, en particulier le logiciel de reconnaissance vocale Siri. General Motors (Chevrolet Spark, Opel Adam) et Mercedes sont actifs sur la question, tout comme Ferrari qui le propose sur la FF et va le décliner sur de futurs modèles.


Enfin, l'iPad trouve sa place dans l'habitacle. Il est utilisé chez Ferrari pour les passagers de la FF et sur le roadster électrique français Pariss comme console de bord.


Tablette R-Link : pas mal mais pas la révolution annoncée

Lors de l'essai de la Renault Zoé, j'en ai profité pour tester au passage le fameux système multimédia intégré et connecté, R-Link, qui équipera 100 % des version commercialisées au lancement. Suite à des soucis de développement chez TomTom, la sortie de la voiture avait été retardée. R-Link n'est pas vraiment une tablette, mais plutôt un écran tactile qui regroupe toutes les fonctions multimédia : la navigation, la radio, la téléphonie et l'audio streaming Bluetooth, la musique numérique et les services connectés.



 Le conducteur pilote R-Link via l’écran tactile de 7 pouces ou grâce à la reconnaissance vocale pour, par exemple, dicter une adresse dans la navigation ou lancer des instructions (« téléphoner », « afficher mes applis », « lancer e-mail » etc…). La fonction Text To Speech (TTS) assure la lecture automatique à haute voix des textes et autres flux RSS de certaines applications, dès lors que le véhicule est en mouvement.


Il existe aussi des fonctions de R-Link dédiées à la conduite électrique. Par exemple, la navigation TomTom Z.E. LIVE affiche un cercle permettant de visualiser le rayon d’action correspondant à l’autonomie du véhicule. Elle permet aussi de localiser les bornes de recharge les plus proches.


L'écran est utilisé également pour la programmation* de la charge et du pré-conditionnement de l’habitacle, sans parler du mode Driving Eco2 (qui analyse la conduite) et de l’affichage des flux d’énergie.


Plus anecdotique, il y a même un e-mode d’emploi de la Zoé.


Renault R-Link est connecté au monde extérieur et à Internet par une connectivité EDGE 2.75 G intégrée. Les services connectés, regroupant TomTom LIVE (comme la météo) et les alertes Coyote, informent le conducteur en temps réel sur les conditions de circulation. Au total, le Renault R-Link Store, propose plus d'une cinquantaine d’applications au lancement, de l’information générale ou thématique (tourisme, sport, féminin, culture...) jusqu’aux applications liées au véhicule (Renault Assistance), en passant par les applications communautaires, l’e-mail ou les réseaux sociaux. Le catalogue est appelé à s’étoffer rapidement, car Renault s’est appuyé sur des partenaires, des sociétés de développement mais également des start-up de jeunes entrepreneurs dans le domaine des services connectés.


Un peu moins essentielle, cette appli d'astrologie ne me paraît pas indispensable.


Au lancement, Renault offre les services connectés pendant 3 mois (TomTom LIVE et Coyote Series), ainsi que des applications pendant 3 ans (E-Mail, R-Link Tweet, Météo et Renault Assistance, selon les versions).

*possible aussi par smartphone.

Quelles limites pour les applications en voiture ?

Dans un concept car aux lignes futuristes, baptisé HCD 14 (et préfigurant la prochaine Genesis) et exposé au salon de Detroit, le coréen Hyundai présente pour la première fois dans l’automobile une application de… poker. Bien sûr, elle n’est accessible que pour le passager avant sur un affichage dédié. Lequel peut tromper l’ennui pendant le trajet en s’entraînant dans l’espoir un jour de rivaliser avec Patrick Bruel. Dans le monde réel, pas sûr que cela puisse arriver un jour.


En tout cas, pas chez Ford. La marque à l’ovale vient d’ouvrir un programme de développeurs qui a pour vocation de susciter de la créativité dans les applications. Les thèmes couvrent l’information, la musique et les services géolocalisés. En revanche, pas de jeux, ni d’applications qui amènent à manipuler l’écran. Et toutes les applis développées sont bien sûr validées par les ingénieurs du constructeur.


Mais, cela ne veut pas dire des applis tristes pour autant. Ainsi, la marque a adoubé Be Couply, un site qui aide les couples en mal d'idées en suggérant des événements à vivre à deux, en utilisant les données de géolocalisation et le système SYNC. La voiture peut ainsi signaler un resto sympa ou une balade romantique à faire dans les environs... Comme le dit John Ellis, le patron de ce programme de développeurs chez Ford, « beaucoup d’histoires commencent dans une voiture ».


Sans surprise, la plupart des marques automobiles reprennent les applis les plus populaires dans le monde du mobile (Facebook, Twitter) et essaient de les adapter aux contraintes liées à la conduite. En général, les réseaux sociaux ne sont pas accessibles quand la voiture roule. Par contre, on peut partager avec ses amis ou contacts sa position géographique quand on utilise une application de navigation (par un lien automatique). Si l’on prend l’exemple de la presse, Ford fait lire vocalement les news du Wall Street Journal et le conducteur peut interagir pour passer à un autre sujet. Une démarche que BMW a déjà adoptée en France avec les infos de l’AFP. L’autre grande tendance est la mise à disposition de bouquets de web radios. A condition d’avoir du réseau, on peut se composer un programme à la carte, au lieu de passer son temps à changer de station FM.


Pour le moment, seul Renault a vraiment en tête de faire de son R-Link Store l’équivalent d’un App Store. Les autres sont plutôt dans une logique de satisfaire leurs clients. Et même un Ford qui, sous le couvert de son programme de développeurs, cherche à drainer des talents, ne vise en fait que des sociétés qui ont déjà un modèle économique et des clients.
Conclusion : ce ne sera pas facile pour une start up ou un génie de l’informatique de percer. Les constructeurs veulent bien s’ouvrir, mais pas trop…

Renault s'ouvre à nouveau aux start ups avec Paris Région Lab

Face au succès rencontré lors du premier appel à candidatures pour l’incubation de jeunes entreprises innovantes dans le domaine de la mobilité connectée, le Groupe Renault et Paris Région Lab ont décidé de renouveler l’expérience en ouvrant une nouvelle promotion. Ce sont 5 start ups qui pourront ainsi bénéficier d'une ouverture sur une application industrielle, avec une intégration dans R-Link, le système multimédia qui fera bientôt son apparition sur la Zoé et à bord de la Clio.


Après Apila, I-Dispo, Socloz, ou encore Mobiquithings, de nouveaux acteurs pourront ainsi rejoindre la tablette de Renault. La marque au losange met à dispo de ces jeunes pousses une plateforme de validation, un support technique, un retour d’expérience et des conseils concernant l’intégration d’applications au sein du véhicule connecté. Le programme d'incubation "mobilité connectée" vise désormais à se développer et à accueillir de nouveaux projets développant des solutions innovantes pour le véhicule connecté, mais également sur le thème de la mobilité efficace.
 Les entreprises intéressées ont jusqu’au 31 janvier 2013 pour déposer leur dossier de candidature.
Lien : http://www.parisincubateurs.com/mobilite-connectee

La Smart mobility au coeur du congrès Mobilis

A partir d'aujourd'hui et pour deux jours a lieu l’édition 2012 du congrès Mobilis, lié au Pôle Véhicule du Futur. L'évènement, qui se déroule à Mulhouse, met cette année l’accent sur le véhicule communicant. Il sera question notamment de services connectés, lors de la plénière à laquelle participent notamment PSA Peugeot Citroën, Ford, Parrot, Coyote, Nokia (Navteq) et Mediamobile. On parlera par exemple des Peugeot Connect Apps, de SYNC, de l'Asteroid (autoradio sous Android, connecté et lié à un store) et de la technologie MirrorLink qui permet d'utiliser le smartphone en voiture avec le confort de l'embarqué.



Même si Renault s'est décommandé récemment, il sera aussi question de la tablette R-Link qui est une première par son approche économique. Coyote est d'ailleurs l'un des partenaires.


Mais, au-delà du monde automobile, il y a aussi celui des télécoms. La plénière sera également l'occasion de découvrir Skobbler, éditeur d'une application sur iPhone et Android qui associe les cartes en open data, ainsi que les applis communautaires (avertisseur de zones dangereuses, réseaux sociaux).


On entendra également GeoSaas, une société que vous ignorez sans doute mais qui a une bonne expérience de la voiture communicante de par le parcours de sa dirigeante qui a créé Ocean Systems (gestion de flottes)et qui a racheté les actifs de Goodkap, l'un des pionniers du GPS connecté. L'entreprise se définit comme un opérateur temps réel de mobilité et propose un GPS connecté avec des services temps zéro (réactualisés en permanence).


La logique n'est pas la même entre les constructeurs, qui veulent garder un lien avec leurs clients et les enfermer dans un système propriétaire, et les acteurs de la téléphonie. Il sera donc question des modèles économiques et de la réponse à apporter face aux Google et Apple qui ont une force de frappe et un sens aigu du marketing.


La plénière sera aussi l'occasion de parler de la communication entre véhicules et avec l'infrastructure. Un domaine en plein essor et sur lequel Ford est bien placé. Demain, le véhicule communiquera sa position ainsi que tous les paramètres de sa trajectoire et pourra envoyer à la cantonade des messages d'information et d'alerte. En retour, il traitera, sans même que son conducteur en ait conscience, toutes les données utiles liées au trafic et aux obstacles sur la route.


La Smart Mobility, c'est aussi une ouverture sur la voiture automatisée. A partir du moment où le véhicule communique avec l'extérieur et fait preuve d'intelligence, il peut aussi rouler de façon autonome. On en parlera avec l'Université de Haute Alsace (UHA) qui fera le point sur divers projets.

La tablette super star du Mondial de l'Automobile

En dehors de la voiture électrique, qui était déjà la star des éditions 2008 et 2010, et qui est encore incontournable cette année, l'autre tendance est la présence de la tablette tactile à bord du véhicule. Plusieurs acteurs ont prévu d'intégrer ce nouvel outil du quotidien, que ce soit une tablette fixe ou un produit du marché comme l'iPad. La tablette tactile pourrait remplacer le tableau de bord et va donner accès à des services connectés.



Renault a axé sa communication autour de la tablette R-Link, à la fois pour la Clio 4 et la Zoé. Sur le papier, ce produit semble prometteur. Il donne accès à des applications (dont la navigation connectée, l'éco-conduite*, ou encore la personnalisation du son du moteur), grâce à un éco-système créé par la marque. Mais, comme on le sait, la R-Link pose des problèmes de mise au point. Et surtout, il apparaît que ce n'est pas vraiment une tablette, le support de console centrale restant le même quand le client opte pour le Media Nav qui regroupe le GPS, l'audio et la téléphonie. La démarche de R-Link Store n'en demeure pas moins une première pour un constructeur généraliste.


C'est plutôt du côté de Nissan qu'il faut regarder pour l'innovation. La marque japonaise présente en effet un concept car à hydrogène qui a pour nom TeRRA, et dont le point d'entrée est une tablette. Elle sert de « clé intelligente ». Le conducteur l'insère dans son support en montant en voiture et la retire en partant. Une fois connectée à TeRRA, la tablette affiche automatiquement la vitesse du véhicule et d'autres indicateurs clés de conduite. Le conducteur peut cependant aisément basculer sur des affichages de navigation, communication, divertissement et autres. A l'extérieur du véhicule, la tablette dispense toutes les fonctions inhérentes à un tel outil, à cette différence près qu'elle reste en contact permanent avec la voiture. L'idée est d'assurer la continuité des informations et des communications, sur la route et partout ailleurs


L'idée de la tablette qui remplace le tableau de bord se retrouve également chez Orange. L'opérateur, qui travaille de longue date sur la connectivité en voiture, présente sur le Mondial un concept car baptisé Eight. La tablette placée face au conducteur permet de retrouver toutes les informations utiles à la conduite de manière beaucoup plus intuitive.
Et pour qu'il n'y ait pas de jaloux, Orange a aussi prévu une tablette qui se destine au passager. Placée face à lui, elle permet de naviguer sur Internet, de lire la presse ou des livres (Read & go7), d'écouter des web radios avec l'application Liveradio7 (pour retrouver plus de 15 000 radios du monde entier), ou encore de retrouver Deezer (pour écouter de la musique à la demande).


Pour sa part, BMW a intégré l'iPad dans son concept Active Tourer, qui préfigure un futur monospace compact (et hybride rechargeable). L'idée est de proposer un jeu, « Seismic Surf », qui permet aux passagers arrière de découvrir les nouvelles technologies en s'amusant. Il s’agit d’un jeu de course qui fait la part belle à l’économie de carburant, en s’appuyant sur les valeurs d’accélération momentanées, le régime moteur et d’autres données issues du véhicule. L'astuce vient du fait que le jeu fait appel à des données réelles de conduite, le score dépendant du style de conduite. Voilà un autre exemple de connectivité à bord d'une voiture.
Quoi qu'il en soit, cela montre bien que la tablette - iPad ou autre - a trouvé sa place dans l'automobile.

*A ce propos, j'ai appris que Renault avait l'intention de comparer les performances énergétique d'un modèle thermique avec celle d'une voiture électrique, histoire d'inciter les clients à changer de motorisation.

La Zoé d'aujourd'hui et de demain

Après le rappel hier des différents prototypes Zoé chez Renault, je vais donc vous parler des prestations du modèle de série dévoilé hier au salon de Genève. Il y a quelques surprises, mais aussi quelques déceptions. On va voir tout cela dans le détail, mais reconnaissons d'abord que Renault a tenu sa promesse en sortant un véhicule à partir de 15 700 euros (une fois le bonus de 5000 euros déduit), et dont le design -malgré quelques compromis pour la grande série - reste très proche du dernier concept car.



Plus de 60 brevets ont été déposés au cours de la conception de ce modèle. On retiendra d'abord que Zoé est le seul véhicule électrique de grande série homologué, en cycle NEDC, à 210 km d’autonomie (contre 175 km pour la Leaf). En usage réel, par exemple sur un parcours périurbain, le client pourra réaliser généralement autour de 100 km en saison froide et de 150 km en saison tempérée. Pour obtenir ce résultat, Renault a développé le Range OptimiZEr, qui regroupe trois innovations majeures :
– le freinage récupératif de nouvelle génération
- la pompe à chaleur qui fonctionne comme une climatisation réversible et qui consomme moins d'énergie
- des nouveaux pneus Michelin Energy E-V.
Renault dément par contre la rumeur qui faisait état d'une autonomie de 350 km en 2014. Ce résultat ne sera pas atteint avant au moins 10 ans.


Zoé est par ailleurs le seul véhicule équipé du chargeur Caméléon. Ce chargeur breveté par Renault est compatible avec n’importe quel niveau de puissance jusqu’à 43 kW. Il permet de se recharger sur n'importe quelle borne, lente ou rapide, pour une durée comprise entre 30 minutes et 9 heures. Par exemple, Zoé se recharge en une heure à la puissance de 22 kW. Ce niveau de puissance intermédiaire préserve mieux la durée de vie des batteries et a moins d’impact sur le réseau électrique qu’une recharge rapide à 43 kW.


Le 4ème modèle électrique de Renault inaugure par ailleurs la nouvelle tablette R-Link. Ce tout nouveau système multimédia intégré, développé par TomTom, est connecté à Internet via le smartphone et donne accès à un univers de services. Rien à voir avec un iPad. R-Link est une tablette tactile intégrée de 7 pouces, qui tourne sous Android. On peut aussi la piloter avec des commandes au volant et une reconnaissance vocale. En téléchargeant des applications via le R-Link Store, il sera possible d'ajouter de nouvelles fonctions. Plus de cinquante applications, pensées pour l'automobile, seront proposées au démarrage. Certaines concernent l'électrique (histogramme de la consommation énergétique, visualisation des flux d’énergie et programmation de la charge). La navigation GPS (d'origine TomTom) propose également des services spécifiques comme la bulle d’autonomie, la proposition du trajet le plus économe ou la localisation des bornes de recharge ainsi que l’indication de leur disponibilité – borne libre ou occupée.


Au niveau du bien être, la Zoé sera équipée du système Z.E. Voice (un son extérieur alertant les piétons de l’arrivée du véhicule). Il se fait entendre de 1 à 30 km/h et a fait l’objet d’un design particulier pour créer une identité sonore propre à Zoé. Le conducteur pourra choisir entre trois sons différents et le couper par une simple pression de l’interrupteur. Comme sur la Leaf, le pré-conditionnement programmable permet de réchauffer ou rafraîchir l’habitacle lorsque le véhicule est branché. En revanche, la marque a renoncé au toit à panneaux solaires, à la luminothérapie et au côté Spa Car avec Biotherm. On retrouve à bord un simple diffuseur de senteurs actives aux propriétés relaxantes ou stimulantes et un ioniseur à fonctions purifiante comme sur la Latitude.
Assurément, la Zoé est une voiture bien née. C'est maintenant au marché de trancher.