L'équipementier français célèbre cet anniversaire à travers des journées portes-ouvertes et un livre sur l’histoire du Groupe. Le site web permet d'ailleurs de retracer la saga de cette entreprise, fondée en 1923 par Eugène Buisson, qui a ouvert son premier atelier de garnitures de freins et d’embrayages en région parisienne à Saint Ouen. Depuis, Valeo a bien tracé sa route, car c'est l’un des premiers équipementiers automobiles mondiaux, employant 73 000 collaborateurs dans 28 pays.
Valeo est une "boîte d'ingénieurs". La société figure parmi les premiers déposeurs de brevets en France (700 brevets déposés en 2012) et comptant 20 centres de recherche et 36 centres de développement dans le monde. Elle consacre près de 10% de son chiffre d’affaires première monte à l’innovation.
Cet effort de recherche vise à imaginer les systèmes de propulsion qui rendent les moteurs* plus efficaces et moins polluants, les systèmes de visibilité comme des phares à LED, les systèmes de confort et d’aide à la conduite comme le Park4U (qui permet de garer sa voiture sans les mains et bientôt à distance) et les systèmes thermiques qui assurent le confort dans l’habitacle.
Les chercheurs du Groupe accompagnent l’évolution de l’automobile et travaillent déjà des véhicules de plus en plus autonomes, tout en favorisant une conduite plus intuitive, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement.
*Lien :http://www.valeo.com/le-groupe/notre-histoire.html
**Les trois quarts de la croissance seront assurés par la réduction des émissions de CO2 d'ici 2015.
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Valeo veut Zlataner le turbo avec son compresseur électrique
J'ai déjà eu l'occasion de parler de ce compresseur électrique, testé sur un V6 Audi lors d'un atelier en Allemagne l'an dernier. Il s'agit bien du même système, qui a été exposé par ailleurs au dernier Mondial de l'Automobile. Le système tourne à une vitesse de 70 000 tr/mn et procure un effet boost à l'accélération.
Si l'idée du "turbo électrique" n'est pas en soi nouvelle (le concept a été testé il y a 15 ans, mais ni la technologie des batteries, ni le réseau électrique de bord étaient alors prêts à accueillir ce genre de produit), elle devient pertinente aujourd'hui. Ce qui fait la différence, en 2013, c'est la généralisation du Stop & Start avec une architecture permettant de bénéficier d’une énergie électrique suffisante pendant des périodes courtes mais répétées. Par ailleurs, le compresseur de suralimentation électrique (electric supercharger en anglais) dispose d'un atout, avec son moteur électrique à reluctance variable qui permet une montée en vitesse quasi instantanée. Un système breveté et qui assure à Valeo un avantage technique. Enfin, ce composant ne nécessite pas de matériaux onéreux comme les aimants ou le cuivre.
Voici comment ça marche :
Le compresseur électrique réduit jusqu’à 10 % la consommation de carburant des véhicules. Et quand il est couplé au système de récupération d’énergie au freinage de Valeo, la réduction de consommation pourrait aller jusqu’à 20 %. C'est une hybridation alternative moins coûteuse, car 1 kW d’énergie électrique utilisée offre 5 kW de puissance complémentaire pour le conducteur.
Nous avons donc pu nous faire un avis sur la technologie sur un parcours permettant de tester la réaccélération sur ligne droite et en côte, à partir de 1000 tr/mn. Avec et sans le système. La différence est vraiment flagrante quand le véhicule est équipé à la base d'un turbo. On entend comme un léger sifflement et la voiture est relancée de façon efficace, avant que le turbo mécanique ne prenne le relais.
Nous avions en tout 4 véhicules d'essai, dont une Clio break 1,2 L turbo 75 ch transformée par Valeo et qui avait le poids d'une Mégane avec tous ses équipements (dont des super capacités pour la récupération d'énergie au freinage). Nous avions aussi deux VW Passat : une équipée par CPT (Low Cost Super Hybrid, sur la base d'un 1,4 L TSI qui a la puissance d'un 1,8 L) et une autre par AVL (Electric Boost Low Cost Hybrid, 2 L turbo de 200 ch).
Le quatrième véhicule d'essai était un Dacia Duster. En renfort du moteur atmo 1,6 L de 78 kW, le compresseur électrique en version 2 kW permet de doper aussi l'accélération à bas régime. Ce n'est pas violent, mais c'est bien utile pour aider le SUV à monter une côte en troisième par exemple.
Et comme on le voit, sous le capot, le compresseur peut se trouver une place en raison de ses dimensions réduites (150 x 350 mm) et de son poids de 4 kg.
Aujourd'hui, une quinzaine de constructeurs discutent avec Valeo. Pourquoi un tel intérêt ? La solution du compresseur électrique permet de poursuivre le downsizing en rendant plus acceptables les petits moteurs, d'allonger les rapports de boîte et de renforcer le plaisir de conduire sur les voitures sportives, tout en contribuant à dépolluer. "Le marché est prêt pour ce genre de technologie", dit on chez l'équipementier français. Foi de Zlatan.
*Des fonds Qataris ont en effet contribué au développement de la société CPT, qui a mis au point le compresseur électrique et dont Valeo a racheté la division dédiée à ce produit. Mais, à la base, la firme britannique a été fondée par deux anciens dirigeants de Visteon, un équipementier issu de Ford. La rencontre entre Valeo et CPT s'est faite sur le salon Engine Expo à Stuttgart.
Voir le diaporama :
Valeo présente l'avenir du stationnement au congrès ITS de Vienne
C'est la démo qui fera sans doute le plus le buzz à l'occasion du congrès mondial sur les ITS (transport intelligent), qui ouvre ce matin officiellement à Vienne. Valeo présente en effet une application qui permet de piloter à distance avec son smartphone le stationnement de la voiture et sans personne dedans. Et là, vous allez me dire : c'est du déjà vu. Exact, la manip' a déjà été présentée au salon de Francfort et ce blog en a parlé. Oui, sauf que ce montre Valeo en Autriche va encore plus loin et préfigure l'automatisation de la conduite.
La démo "Valet Park 4U" introduit en effet la fonction de voiturier automatique. Comme à Francfort, le conducteur sort de la voiture (une Range Rover Evoque au lieu de la VW Passat break) et dégaine son smartphone pour lancer le Park Assist. La nouveauté, c'est que la voiture est capable de faire le tour du parking, de repérer une place et de s'y garer (en l'occurrence, sur une place en épi).
Et le plus beau, c'est que depuis l'entrée du parking, le conducteur peut à nouveau actionner à distance son véhicule (toujours avec le smartphone) pour le faire venir jusqu'à lui.
Voir la video :
C'est pratique quand il pleut.
Pour arriver à ce résultat, Valeo utilise les mêmes capteurs à ultrasons, comme ceux qui sont actionnés pour la fonction de parking semi-automatique.
La nouveauté vient du fait que l'équipementier ajoute un télémètre laser. Cet équipement est indispensable pour que la voiture puisse se repérer dans son environnement.
Evidemment, je ne peux pas vous montrer l'intérieur de la voiture qui est un véritable laboratoire roulant et bourré d'électronique (unités de contrôle, liaison Wi Fi...). Le coffre est rempli d'appareils. En revanche, et c'est très important, la carte électronique qui assure la fonction de parking semi-automatique tient dans la main. C'est la techno d'aujourd'hui. Celle de demain (contrôle du stationnement par smartphone) et d'un peu plus tard (conduite automatisée sur quelques mètres) sera aussi bien intégrée dans le véhicule.
Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/5086641bc117d
La démo "Valet Park 4U" introduit en effet la fonction de voiturier automatique. Comme à Francfort, le conducteur sort de la voiture (une Range Rover Evoque au lieu de la VW Passat break) et dégaine son smartphone pour lancer le Park Assist. La nouveauté, c'est que la voiture est capable de faire le tour du parking, de repérer une place et de s'y garer (en l'occurrence, sur une place en épi).
Et le plus beau, c'est que depuis l'entrée du parking, le conducteur peut à nouveau actionner à distance son véhicule (toujours avec le smartphone) pour le faire venir jusqu'à lui.
Voir la video :
C'est pratique quand il pleut.
Pour arriver à ce résultat, Valeo utilise les mêmes capteurs à ultrasons, comme ceux qui sont actionnés pour la fonction de parking semi-automatique.
La nouveauté vient du fait que l'équipementier ajoute un télémètre laser. Cet équipement est indispensable pour que la voiture puisse se repérer dans son environnement.
Evidemment, je ne peux pas vous montrer l'intérieur de la voiture qui est un véritable laboratoire roulant et bourré d'électronique (unités de contrôle, liaison Wi Fi...). Le coffre est rempli d'appareils. En revanche, et c'est très important, la carte électronique qui assure la fonction de parking semi-automatique tient dans la main. C'est la techno d'aujourd'hui. Celle de demain (contrôle du stationnement par smartphone) et d'un peu plus tard (conduite automatisée sur quelques mètres) sera aussi bien intégrée dans le véhicule.
Voir le diaporama : http://s.joomeo.com/5086641bc117d
Valeo et la voiture communicante au Mondial
Voici le troisième et dernier volet consacré aux innovations de Valeo sur le Mondial. On va parler de la connectivité, un domaine dans lequel l'équipementier s'investit beaucoup (Mirror Link, In Sync). Mais, l'actualité c'est d'abord la nouvelle console centrale multifonction tactile qui a été développée sur les BMW Séries 1 et 3. En effleurant les touches, le conducteur peut accéder à la climatisation et aux applications multimédia. Il lui suffit ensuite d'activer la fonction désirée en enfonçant la touche correspondante. Un mode de contrôle plus soft et plus high tech. De plus, on peut personnaliser certaines fonctions telles que la navigation, la radio et le téléphone avec des raccourcis.
L'autre innovation de référence est In Sync. Ce procédé permet de relier la clé à un smartphone et de pouvoir dialoguer avec le véhicule. Le conducteur peut ainsi afficher certaines infos et piloter des fonctions à distance (chauffage, climatisation, verrouilage). La clé intègre la technologie Bluetooth.
Voir la vidéo :
On verra la traduction concrète de ce système dès 2013 chez un constructeur européen haut de gamme.
Dans les deux ans qui viennent, le conducteur pourra plus facilement retrouver sur l'écran de bord les mêmes applications que sur son smartphone. Valeo tire parti de la technologie Mirror Link, développée au sein du CCC (Car Connectivity Consortium) dont il fait partie. Les applis seront pilotées depuis un grand écran tactile, bien plus adapté à la conduite que celui du mobile.
Et puis, parce qu'on ne s'en lasse pas, on va terminer par l'application Park4U Remote. Elle avait fait sensation au salon de Francfort il y a quelques mois. Le principe est de piloter par smartphone (iPhone et Android) le stationnement automatique.
Voir la vidéo :
Valeo et les aides à la conduite au Mondial
Après un premier tour d'horizon consacré à l'électrification, voici les innovations que le constructeur français propose sur le Mondial et aux constructeurs. La première est le BiLED : une technologie qui équipe les phares 100 % LED développés pour la nouvelle Ford Mondeo. Ce module, doté d’une lentille en verre organique, passe instantanément de la position code à pleins phares. En position code, la puissance électrique consommée n’est que de 26 watts. Dans un futur proche, ce module BiLED équipera d'autres véhicules haut de gamme et grand public chez différents constructeurs.
On le sait, Valeo propose également des phares intelligents et des fonctions d'aides à la conduite avancées, comme le Beamatic Premium LED qui règle automatiquement les phares en code ou feux de route. Le dispositif fonctionne grâce à une caméra comme on peut voir ici. Ce type d'équipement est multi-fonction et peut servir aussi pour détecter le franchissement de lignes blanches. Plus étonnant : dans le futur, la caméra pourra aussi détecter le passage au feu rouge. L'intérêt ? L'électronique pourra ainsi anticiper sur le trafic et déclencher de façon préventive le Stop & Start.
La caméra sert aussi à surveiller le marquage au sol.
Voir la vidéo :
Pour plus de confort et de sécurité, Valeo présente également l'Aquablade.
Ce système révolutionne le nettoyage du pare-brise en supprimant les gicleurs qui projettent le liquide lave-glace. Muni de rampes de distribution de fluide, le produit répartit le liquide via une multitude de trous sur toute la longueur du balai. Le volume de liquide lave glace nécessaire est ainsi divisé par deux, diminuant le poids du système de deux kilos. Et c'est surtout plus efficace.
Voir la vidéo :
Et pour terminer, parlons un peu de la surveillance à 360 du véhicule.
Combinant confort et sécurité, le dispositif 360 Vue permet de détecter d'éventuels obstacles qui se présentent par l'arrière en sortant d'une place de stationnement en marche arrière.
Voir la vidéo :
La prochaine fois, on parlera du multimédia.
On le sait, Valeo propose également des phares intelligents et des fonctions d'aides à la conduite avancées, comme le Beamatic Premium LED qui règle automatiquement les phares en code ou feux de route. Le dispositif fonctionne grâce à une caméra comme on peut voir ici. Ce type d'équipement est multi-fonction et peut servir aussi pour détecter le franchissement de lignes blanches. Plus étonnant : dans le futur, la caméra pourra aussi détecter le passage au feu rouge. L'intérêt ? L'électronique pourra ainsi anticiper sur le trafic et déclencher de façon préventive le Stop & Start.
La caméra sert aussi à surveiller le marquage au sol.
Voir la vidéo :
Pour plus de confort et de sécurité, Valeo présente également l'Aquablade.
Ce système révolutionne le nettoyage du pare-brise en supprimant les gicleurs qui projettent le liquide lave-glace. Muni de rampes de distribution de fluide, le produit répartit le liquide via une multitude de trous sur toute la longueur du balai. Le volume de liquide lave glace nécessaire est ainsi divisé par deux, diminuant le poids du système de deux kilos. Et c'est surtout plus efficace.
Voir la vidéo :
Et pour terminer, parlons un peu de la surveillance à 360 du véhicule.
Combinant confort et sécurité, le dispositif 360 Vue permet de détecter d'éventuels obstacles qui se présentent par l'arrière en sortant d'une place de stationnement en marche arrière.
Voir la vidéo :
La prochaine fois, on parlera du multimédia.
Valeo va électrifier l'automobile à tous les niveaux
A l'occasion des journées presse du Mondial, je suis allé visiter le stand Valeo. J'y ai partagé un déjeuner avec le patron de la recherche, Guillaume Devauchelle, et je m'y trouvais également quand le Président de la République effectuait sa visite. On voit ici François Hollande tenir dans sa main un compresseur électrique. C'est un équipement qui va se développer dans les années à venir pour venir doper les performances des petits moteurs du futur. Plus globalement, l'équipementier français a tout un portefeuille de technologies qui vont rendre le véhicule de demain de plus en plus électrifié.
Voici l'engin de plus près. Suite au rachat du britannique CPT, Valeo est devenu un acteur majeur dans le domaine des compresseurs électriques. Ce produit a l'avantage d'être entraîné par un moteur électrique, qui passe de 0 à 70 000 tours par minute en seulement 350 millisecondes, au lieu d'être actionné par les gaz d'échappement. Il permet de donner un coup de boost immédiat, soit pour les petits moteurs (1 L ou moins), soit pour les plus gros (bi-turbo électrique chez Audi, dont on a déjà parlé ici). Ce système permet d'offrir une hybridation légère, ainsi que du pep's pour la conduite. De plus, s'il est couplé à un système de récupération d'énergie de Valeo, le compresseur de suralimentation électrique permet une économie de carburant pouvant aller jusqu'à 20% sur le cycle normalisé européen.
L'autre grand sujet chez Valeo est l'hybride abordable. J'ai déjà eu l'occasion d'écrire plusieurs fois le bien que j'en pensais. Avec des composants plus "light" et une architecture 12/48 volts, on va pouvoir réduire de 15 % les émissions de CO2. De plus, les automobilistes vont sans doute apprécier les nouvelles fonctions comme par exemple le mode roue libre, qui permet de découpler le moteur en ligne droite stabilisée ou en pente. Autre application possible : le démarrage électrique sur quelques mètres.
Voir la vidéo :
Comme le dit Guillaume Devauchelle, être vert ne veut pas dire forcément être gris et triste.
Valeo travaille aussi sur le véhicule électrique tout court. Il a par exemple développé la pompe à chaleur de la Renault Zoé. Ce système fonctionne comme une climatisation pour rafraîchir l’habitacle. Mais, il s'inverse en mode chauffage et capte alors les calories dans l’air ambiant à l’extérieur du véhicule pour les porter à une température plus élevée grâce au compresseur. Ce système, appliqué pour la première fois sur un véhicule de série, permet à la Zoé de puiser moins d'énergie dans la batterie pour réchauffer l’air intérieur.
L'équipementier français travaille aussi sur le prolongateur d'autonomie. Celui qui équipera en option la future BMW i3 pour être précis. L'équipementier français indique que plusieurs technologies sont en concurrence dans le domaine du véhicule électrique et qu'elles vont cohabiter, jusqu'à ce que le marché converge vers un nombre plus réduit de solutions.
Demain, nous poursuivrons ce tour d'horizon en évoquant les aides à la conduite et le véhicule connecté.
Les étudiantes vont plancher sur la voiture de 2050
A l'occasion d'une journée organisée par l'association « Elles bougent », qui va permettre aujourd'hui à une centaine de jeunes filles de découvrir l'industrie automobile dans le cadre du Mondial, les entreprises partenaires* vont en profiter pour lancer un jeu-concours en ligne. Le thème est celui de sur « La voiture de 2050 ». Les étudiantes et les lycéennes issues des écoles partenaires et des clubs des lycées « Elles bougent » sont invitées à s'exprimer sur le sujet. Elles devront faire preuve d'innovation et de créativité en présentant leur vision de l'automobile sur les aspects suivants : environnement, sécurité, confort/ergonomie, interconnexion et design. Les étudiantes et les lycéennes donneront un nom à leur création. Le jeu sera mis en ligne jusqu'au 21 décembre. Un jury composé d'experts déterminera les projets à récompenser. La cérémonie de la remise des prix aura lieu lors de la Semaine de l'Industrie en mars 2013 à Paris.
Lien : http://www.ellesbougent.com
*Alten, Bosch, Faurecia, FIEV, Plastic Omnium, PSA PEUGEOT CITROEN, Renault, SNECI et Valeo
Lien : http://www.ellesbougent.com
*Alten, Bosch, Faurecia, FIEV, Plastic Omnium, PSA PEUGEOT CITROEN, Renault, SNECI et Valeo
L'hybride abordable : la meilleure solution intermédiaire
Objectivement, et même si Renault réussit à faire un peu de volume avec sa Zoé, la voiture électrique a raté son retour. Les batteries ne sont pas assez performantes et l'infrastructure de charge n'a pas suivi : autant de conditions qui n'incitent guère à abandonner le véhicule thermique (qui ne cesse de s'améliorer et de réduire sa consommation). Le plan Montebourg a pu laisser croire que les constructeurs français étaient des champions du monde dans leur catégorie, avec l'électrique pour Renault et l'hybride diesel pour PSA. Mais, en vérité, la planète automobile s'en moque. En revanche, l'industrie tricolore va apporter un vrai plus dans 5 ans avec l'hybride abordable.
Le concept poussé par Valeo, avec un stop & start renforcé, une machine électrique et un dispositif de stockage de l'énergie, a du sens. Il permet de réduire de 15 % la consommation et d'électrifier légèrement le véhicule (décollage électrique, mode roue libre), sans le problème du fil à la patte. C'est beaucoup moins cher et on peut faire du volume. Tout cela me rappelle l'écueil de la filière E85, où on a essayé de faire acheter aux français des modèles FlexFuel avant de se rendre compte qu'il était plus logique de mettre de l'éthanol en petite quantité à toutes les pompes.
On va donc voir en 2017 (année où entre en vigueur la norme Euro 6 phase 2, avec un test d'homologation plus réaliste) des modèles légèrement hybridés, avec un réseau de bord 48 volts. PSA et Renault vont passer par là : c'est une évidence et l'un d'eux l'a déjà annoncé officiellement.
Après, le reste c'est de la com'. Le 100 % électrique et l'Hybrid4 resteront sans doute à la carte, même si les clients préfèrent le menu express...
Le concept poussé par Valeo, avec un stop & start renforcé, une machine électrique et un dispositif de stockage de l'énergie, a du sens. Il permet de réduire de 15 % la consommation et d'électrifier légèrement le véhicule (décollage électrique, mode roue libre), sans le problème du fil à la patte. C'est beaucoup moins cher et on peut faire du volume. Tout cela me rappelle l'écueil de la filière E85, où on a essayé de faire acheter aux français des modèles FlexFuel avant de se rendre compte qu'il était plus logique de mettre de l'éthanol en petite quantité à toutes les pompes.
On va donc voir en 2017 (année où entre en vigueur la norme Euro 6 phase 2, avec un test d'homologation plus réaliste) des modèles légèrement hybridés, avec un réseau de bord 48 volts. PSA et Renault vont passer par là : c'est une évidence et l'un d'eux l'a déjà annoncé officiellement.
Après, le reste c'est de la com'. Le 100 % électrique et l'Hybrid4 resteront sans doute à la carte, même si les clients préfèrent le menu express...
Valeo et l'hybride connecté
Après les détails techniques et le compte-rendu de l’essai du véhicule de démonstration, je voulais compléter mon récit sur l’hybride abordable par un peu de prospective. Figurez vous que le concept de Valeo peut être amélioré par un peu de logiciel et de matière grise, dans le cadre d’un mode actif d’éco conduite. L’idée, très simple au demeurant et logique, consiste à faire de la fusion de données à partir d’équipements existant déjà sur le marché pour optimiser le fonctionnement de la chaîne de traction hybride. Pas la peine d’aller chercher très loin avec un simple système de navigation et une caméra embarquée.
En se basant sur la cartographie du GPS, qui peut donner les détails sur le relief de la route (montée, descente, horizon électronique), et en corrélant ces données avec la caméra de bord (utilisée pour la reconnaissance des panneaux stop, ou encore l’identification de la couleur du feu tricolore), il devient alors possible de prévoir les phases d’arrêt et de redémarrage. On peut aussi piloter plus finement le fonctionnement de la batterie, en la déchargeant au démarrage d’une côte (où elle va alors aider le moteur thermique à peiner moins), ce qui permet de recharger les accus pendant la descente. On évite ainsi le gaspillage d’énergie gratuite d’origine cinétique. Ce type de stratégie aide à réduire de 5 % la consommation, avec un gain de 0,5 L/100 km. Valeo, qui a mis sur le coup ses équipes en charge du moteur et celles qui planchent sur les systèmes de détection, pourrait ainsi proposer une fonction de plus.
L’idée est dans l’air du temps, car Ford imagine utiliser les outils de communication (Internet et le cloud computing) pour optimiser le fonctionnement de ses futurs modèles électrifiés. Valeo, qui fait pas mal de choses autour du smartphone, proposera peut être une application s’inspirant de ce principe, ultérieurement.
En se basant sur la cartographie du GPS, qui peut donner les détails sur le relief de la route (montée, descente, horizon électronique), et en corrélant ces données avec la caméra de bord (utilisée pour la reconnaissance des panneaux stop, ou encore l’identification de la couleur du feu tricolore), il devient alors possible de prévoir les phases d’arrêt et de redémarrage. On peut aussi piloter plus finement le fonctionnement de la batterie, en la déchargeant au démarrage d’une côte (où elle va alors aider le moteur thermique à peiner moins), ce qui permet de recharger les accus pendant la descente. On évite ainsi le gaspillage d’énergie gratuite d’origine cinétique. Ce type de stratégie aide à réduire de 5 % la consommation, avec un gain de 0,5 L/100 km. Valeo, qui a mis sur le coup ses équipes en charge du moteur et celles qui planchent sur les systèmes de détection, pourrait ainsi proposer une fonction de plus.
L’idée est dans l’air du temps, car Ford imagine utiliser les outils de communication (Internet et le cloud computing) pour optimiser le fonctionnement de ses futurs modèles électrifiés. Valeo, qui fait pas mal de choses autour du smartphone, proposera peut être une application s’inspirant de ce principe, ultérieurement.
Valeo et l’hybride abordable (deuxième partie)
Après la présentation théorique hier du concept d’hybride abordable, qui permet de réduire les émissions de CO2 à moindre coût avec une efficacité qui se situe entre le Stop & Start et le full hybrid, voici donc mes impressions de conduite. Valeo nous a proposé de prendre le volant de leur véhicule de démo, une Peugeot 207 à moteur essence 1,6 L THP. Pour les connaisseurs, c’est un bloc issu de la coopération entre PSA et BMW avec un turbo. Le premier contact avec ce véhicule « Hybrid4All » est un peu déroutant, et pour cause. Quand vous tournez la clé pour démarrer, le moteur fait un bruit inhabituel avec un ralenti électrique. Oui, le traditionnel ralenti mécanique est remplacé par un autre ralenti, celui généré par la machine électrique, qui fait tourner le moteur à essence à 500 tours par minute (au lieu de 700 en temps normal) sans consommer une goutte d’essence.
Et ce n’est pas tout. Valeo promet un décollage électrique. Concrètement, cela signifie que la voiture peut rouler en mode zéro émission pendant quelques centaines de mètres. La machine électrique peut aussi tout simplement donner un boost à l’accélération. Elle procure aussi un surplus de couple (torque assist), ce qui peut faciliter les dépassements ou un changement de file. Pour les besoins de notre essai, à Cergy-Pontoise, nous avons fait une petite boucle de 5 km environ. Je dois dire que nous avions un écran avec l’affichage des sources d’énergie. Et cela nous a bien aidés, car en fait on ne se rend absolument pas compte du passage entre le thermique et l’électrique. C'est d'ailleurs un point qu'il faudra revoir.
Et pourtant, pendant 20 % du trajet, la 207 ne consommait pas de carburant. Evidemment, les effets se font sentir sur un trajet urbain, où les multiples causes d’arrêt (feu rouge, bouchon) et de ralentissement (rond points) permettent de récupérer de l’énergie et d’alimenter ainsi les super capacités. Il est également possible de passer en mode roue libre, en mettant le levier de vitesses sur point mort. Le moteur thermique est alors désactivé et on ne consomme plus de carburant, tout en conservant l’assistance nécessaire pour le confort et la sécurité. Cela fonctionne tant qu’on est à moins de 70 km/h.
Le souhait de Valeo est de pouvoir autoriser des manœuvres à faible vitesse en mode tout électrique. Une bonne approche pour la ville. La cible idéale pour ce concept d’hybride abordable est un véhicule du segment B ou C, avec un petit moteur à essence (comme les nouveaux 3 cylindres). La technologie de Valeo a d’ores et déjà rencontré un accueil très favorable chez les constructeurs, tant en Europe qu’aux Etats-Unis et au Japon.
Et ce n’est pas tout. Valeo promet un décollage électrique. Concrètement, cela signifie que la voiture peut rouler en mode zéro émission pendant quelques centaines de mètres. La machine électrique peut aussi tout simplement donner un boost à l’accélération. Elle procure aussi un surplus de couple (torque assist), ce qui peut faciliter les dépassements ou un changement de file. Pour les besoins de notre essai, à Cergy-Pontoise, nous avons fait une petite boucle de 5 km environ. Je dois dire que nous avions un écran avec l’affichage des sources d’énergie. Et cela nous a bien aidés, car en fait on ne se rend absolument pas compte du passage entre le thermique et l’électrique. C'est d'ailleurs un point qu'il faudra revoir.
Et pourtant, pendant 20 % du trajet, la 207 ne consommait pas de carburant. Evidemment, les effets se font sentir sur un trajet urbain, où les multiples causes d’arrêt (feu rouge, bouchon) et de ralentissement (rond points) permettent de récupérer de l’énergie et d’alimenter ainsi les super capacités. Il est également possible de passer en mode roue libre, en mettant le levier de vitesses sur point mort. Le moteur thermique est alors désactivé et on ne consomme plus de carburant, tout en conservant l’assistance nécessaire pour le confort et la sécurité. Cela fonctionne tant qu’on est à moins de 70 km/h.
Le souhait de Valeo est de pouvoir autoriser des manœuvres à faible vitesse en mode tout électrique. Une bonne approche pour la ville. La cible idéale pour ce concept d’hybride abordable est un véhicule du segment B ou C, avec un petit moteur à essence (comme les nouveaux 3 cylindres). La technologie de Valeo a d’ores et déjà rencontré un accueil très favorable chez les constructeurs, tant en Europe qu’aux Etats-Unis et au Japon.
Valeo et l'hybride abordable
L'équipementier français a présenté hier sa vision pour rendre l'hybride plus abordable et aider ainsi les constructeurs à atteindre plus facilement l'objectif de 95 g de CO2 par km à l'horizon 2020. Elle consiste à électrifier le véhicule avec des composants de taille réduite et dont les performances sont adaptées pour réduire la consommation à moindre coût. Selon Valeo, ce que certains constructeurs comme Toyota proposent sur le marché en matière d'hybride revient trop cher (60 à 80 euros par gramme de CO2 gagné selon leurs calculs). L'objectif est de réduire ce coût de moitié (à 30 € environ, l'équivalent d'un diesel Euro 5) pour démocratiser l'hybridation.
Et comment fait Valeo ? L'équipementier propose de retirer le démarreur et l'alternateur du moteur thermique et d'ajouter des composants dont la taille et la puissance ont été calculées au plus juste. A savoir : une machine électrique, un onduleur, un convertisseur DC/DC, un superviseur pour la chaîne de traction et le contrôle moteur et un dispositif de stockage pour l'énergie électrique. Sur le véhicule de démo, il s'agit de super capacités, mais on peut très bien imaginer à la place une batterie lithium-ion. Il est à noter que Valeo propose un réseau de bord à bi-tension, 12 volts pour les équipements à faible consommation et 48 volts pour les organes plus gourmands en énergie. Je reviendrai un autre jour sur ce standard qui va se concrétiser dans quelques années. En tout cas, le choix a été de privilégier des composants qui peuvent être standardisés et produits en grande série à un coût abordable.
Le résultat ? L'équipementier français annonce un gain de 15,5 % en CO2 sur son véhicule de démo. La voiture en question est une Peugeot 207 1,6 L THP. Un modèle de série qui, après la greffe de ce système hybride "low cost" passe de 164 à 138 g de CO2 par km. Au passage, l'auto gagne un Stop & Start amélioré (encore plus efficace que le e-HDI) et de nouvelles fonctions, dont le décollage électrique et le mode roue libre. Le concept de Valeo devrait arriver sur le marché d'ici 4-5 ans (à partir de 2016) et se généraliser d'ici 7-8 ans (2019).
Demain, je vous ferai part plus en détail de mon essai.
Et comment fait Valeo ? L'équipementier propose de retirer le démarreur et l'alternateur du moteur thermique et d'ajouter des composants dont la taille et la puissance ont été calculées au plus juste. A savoir : une machine électrique, un onduleur, un convertisseur DC/DC, un superviseur pour la chaîne de traction et le contrôle moteur et un dispositif de stockage pour l'énergie électrique. Sur le véhicule de démo, il s'agit de super capacités, mais on peut très bien imaginer à la place une batterie lithium-ion. Il est à noter que Valeo propose un réseau de bord à bi-tension, 12 volts pour les équipements à faible consommation et 48 volts pour les organes plus gourmands en énergie. Je reviendrai un autre jour sur ce standard qui va se concrétiser dans quelques années. En tout cas, le choix a été de privilégier des composants qui peuvent être standardisés et produits en grande série à un coût abordable.
Demain, je vous ferai part plus en détail de mon essai.
Valeo va présenter une caméra de recul Wi Fi
A l'occasion du salon Auto Expo qui se déroule à partir de samedi à Delhi, en Inde, Valeo va présenter pour la première fois une caméra de recul Wi-Fi. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une caméra de vision utilisant une technologie sans fil pour transmettre les images. De la sorte, on peut relier un smartphone (ou un iPad) et projeter sur l'écran du mobile le visuel des manoeuvres. C'est une alternative à l'écran du système de navigation, pas forcément présent à bord du véhicule (alors que beaucoup de conducteurs ont un smartphone).
Voir la vidéo :
Une telle application limite le risque d’accident avec les piétons, les objets et les autres véhicules. La caméra de recul Wi-Fi se monte aussi plus rapidement que les solutions filaires, simplifiant la tâche des constructeurs. Le kit comprend une caméra de recul sans fil et une application smartphone.
Destinée aux pays émergents (mais on pourrait la retrouver en France), la caméra de recul Wi Fi est une évolution logique des innovations présentées jusqu'à présent par l'équipementier français : les aides au stationnement (radars à ultra sons, caméras de recul), l'apport en seconde monte des technologies de pointe (head up display) et le contrôle du stationnement automatique par le smartphone.
C'est une approche à la fois low cost et high tech.
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Une telle application limite le risque d’accident avec les piétons, les objets et les autres véhicules. La caméra de recul Wi-Fi se monte aussi plus rapidement que les solutions filaires, simplifiant la tâche des constructeurs. Le kit comprend une caméra de recul sans fil et une application smartphone.
Destinée aux pays émergents (mais on pourrait la retrouver en France), la caméra de recul Wi Fi est une évolution logique des innovations présentées jusqu'à présent par l'équipementier français : les aides au stationnement (radars à ultra sons, caméras de recul), l'apport en seconde monte des technologies de pointe (head up display) et le contrôle du stationnement automatique par le smartphone.
C'est une approche à la fois low cost et high tech.
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