Tampilkan postingan dengan label salon de Genève. Tampilkan semua postingan
Tampilkan postingan dengan label salon de Genève. Tampilkan semua postingan

Salon de Genève : le choc des supercars hybrides

C'est l'évènement du salon : il y a deux supercars hybrides avec la McLaren P1 (déjà aperçue à l'état de concept à Paris lors du Mondial de l'Automobile), ainsi que la remplaçante de l'Enzo chez Ferrari (dont il se dit déjà que les 499 exemplaires seraient tous vendus). Ces bolides sont de véritables vitrines technologiques avec une motorisation hybride au service de la performance et (très) accessoirement de l'écologie.



La supercar britannique proposera une puissance phénoménale de 916 ch, grâce à un moteur électrique très performant de 176 ch, développé par la branche électronique du groupe et d’un poids réduit. Associé à un V8 bi-turbo de 3,8 L et développant 737 ch, il permet à la P1 de fonctionner selon trois modes : thermique, thermique et électrique, voire en 100 % électrique (grâce à une batterie à haute densité d’un poids de 96 kg, logée sous le châssis en fibres de carbone, qui permet de rouler en mode zéro émission pendant 10 km).

Voici sa présentation à Genève :

 

Mais, on retiendra surtout que la P1 peut disposer de la puissance maximale sur simple pression d'un bouton, en recourant au système IPAS*. La McLaren propose également un système DRS (Drag Reduction System) dérivé de la F1, avec un aileron mobile.


Sa rivale la plus immédiate est LaFerrari. Oui, vous aviez bien lu. Celle que l'on surnommait F 150, s'appelle juste La Ferrari. Sur un plan technique, la Ferrari prévoit d'associer un V12 porté à 800 ch à un moteur électrique de 163 chevaux. Ce qui fait d'elle l'hybride la plus puissante du monde.

Voir la vidéo :

 

Au delà de la performance, en configuration hybride, la marque au cheval cabré évoque une réduction de la consommation de 40 %.


Le bolide au cheval cabré reprend la technologie déjà aperçue sur la 599 HY-Kers, ce véhicule laboratoire présenté il y a quelques années à Genève.

Voir la vidéo :

 

Voici quelques photos supplémentaires : http://s.joomeo.com/513714261b873


Pour compléter le trio, on aurait aimé voir la Porsche 918 Spyder. Mais, la marque allemande a préféré attendre Francort. Je rappelle que cette sportive plug in sort en série limitée, moyennant un chèque de 775 000 euros. La bête embarquera le moteur V8 de 580 ch de la RS Spyder, ainsi que deux moteurs électriques qui développent 95 kW à l'arrière et 75 kW à l'avant, le tout pour une puissance combinée de 795 ch. Le conducteur aura le choix entre le mode "Hybrid", "Sport Hybrid", "Race Hybrid" 'et même "Hot Lap" qui sollicitent la batterie et les moteurs électriques selon la puissance désirée. Et pourtant, la 918 Spyder consommera moins de 3 L/100 km selon le cycle européen et ne rejettera que 70 g de CO2 par km. Elle pourra même rouler en mode 100% électrique, pendant 25 km et jusqu'à 150 km/h en vitesse maxi.
Bienvenue dans le monde de l'hyper hybride avec des autos de folie qui ne mettent que 3 secondes pour accélérer de 0 à 100 km/h et dépassent allègrement les 300 km/h (plus de 350 pour Ferrari).

*IPAS (Instant Power Assist System) : un système qui permet de bénéficier de toute la puissance du moteur électrique sur simple pression d’un bouton au volant.

Qoros : la voiture du futur vue par les chinois

Après l'échec des modèles de la première vague, qui avaient lamentablement échoué aux tests EuroCAP, les chinois reviennent à la charge avec une nouvelle marque internationale : Qoros. Elle a été créé en Décembre 2007 grâce à un partenariat entre Chery Automobile (le plus grand constructeur automobile indépendant en Chine) et Israel Corporation* (une holding industrielle mondiale). Qoros est une marque qui part d'une feuille blanche, mais qui va s'entourer de partenaires de renom (Magna Steyr, TRW, Continental, Bosch, Valeo, Microsoft).



Pour son premier modèle, qui sera une berline 4 portes d'inspiration germanique, et que l'on verra au prochain salon de Genève, Qoros a fait appel à Gert Hildebrand, le styliste des Mini. La volonté de cette jeune marque est d'adresser une clientèle jeune (urbains jusquà 35 ans), en Chine comme en Europe. Elle annonce un nouveau modèle tous les 6 mois !


Quand on regarde sur le site de Qoros la composition de l'équipe dirigeante, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup d'allemands (ou de germanophones) aux côtés des chinois. Un gage de sérieux.


Mettant l'accent sur la sécurité, avec des produits qui satisfont aux normes du marché le plus exigeant du monde, à savoir l'Europe, Qoros se distinguera également par une technologie de pointe. Sous le capot, la jeune marque envisage des motorisations hybrides et électriques.


La seconde vague des voitures chinoises, initiée par Qoros, sera scrutée par les observateurs. Car, après les coréens et les japonais jadis, l'heure est venue pour l'Empire du Milieu de créer et de bousculer les codes.

*Un fonds d'investissement qui détient par exemple 31,5 % de Better Place, l'acteur qui devait révolutionner l'usage de la voiture électrique en Israël.

Toyota et la voiture à hydrogène : objectif 2015 et au-delà

A l'ouverture du salon de Genève, le Président de Toyota Europe, le français Didier Leroy, a évoqué la sortie du premier modèle à pile à combustible en 2015. Ce n'est pas tout à fait une surprise, car l'annonce avait déjà était faite l'an dernier au salon de Tokyo. J'en avais même parlé sur ce blog en octobre dernier. La date de 2015 n'est pas un hasard. Elle correspond à l'engagement pris par un certain nombre de constructeurs dont également Daimler, Ford, Honda, Hyundai-Kia, General Motors et Renault-Nissan. Chez Toyota, il s'agira non pas d'un SUV (comme on a pu le voir sous forme de concept pendant des années), mais d'une berline. Ses formes seront proches du concept FCV-R que l'on peut voir sur le salon de Genève. Tout est dit à travers ces lettres : Fuel Cell Vehicle pour l'hydrogène et R pour Réalité et Révolution.


Voir la vidéo :

 

Le premier modèle de 2015 sera en quelque sorte une pré-série pour amorcer le marché. Par la suite, et c'est ce qui constitue à mes yeux la vraie nouveauté, Toyota entend vendre plusieurs dizaines de milliers de voitures au cours des années 2020. La marque japonaise se dit prête pour la série. Ce n'est pas la seule, puisque d'autres marques (dont par exemple Mercedes et Nissan qui vont élaborer un véhicule en commun pour 2016) vont tenir cet engagement.


Selon Frost & Sullivan, "Toyota a toujours tenu ses promesses, dont la Prius est un parfait exemple, et il n’y a aucune raison de douter de son engagement pour la production du premier véhicule à piles à combustible prévu en 2015".
La difficulté va être de mettre en place une infrastructure pour la distribution d'hydrogène à la pompe. Dans son discours, Didier Leroy a souligné que des efforts étaient réalisés en Scandinavie, en Grande-Bretagne et en Allemagne (pas en France, ça vous étonne ?). Toujours selon Frost & Sullivan, "il serait sensé de créer des alliances avec des partenaires pour développer une infrastructure de stations service à hydrogène dans les deux prochaines années. Le stockage de l’hydrogène, à la fois dans les voitures et dans les stations service, implique des systèmes complexes et des coûts associés qui pourraient être partagés avec des partenaires au travers de modèles économiques divers, très similaires à ce que les constructeurs automobiles de véhicules électriques proposent ou développent actuellement".
L'hydrogène est en tout cas dans les starting blocks.

Le NFC s’affiche au salon de Genève

Cette technologie de communication sans fil et à courte portée a déjà inspiré plusieurs acteurs de l’automobile. On peut voir en ce moment sur le salon de Genève deux applications, une chez Rinspeed, l’autre chez Kia. L’équipementier Harman, qui accompagne toujours les projets de l’artisan suisse (concept Dock & Go cette année), a intégré un terminal multimédia dernier cri au sein d’une Smart électrique. Grâce à un mobile compatible avec la norme NFC, il est possible de mémoriser la position de conduite favorite, les préférences musicales et les accès pour se connecter aux réseaux sociaux (gérés depuis une plateforme de cloud computing avec Aha).



Mais, Harman va plus loin que la simple reconnaissance par NFC. Sa plateforme multimédia va jusqu'à mémoriser les habitudes et les préférences pour la navigation GPS. Elle peut même faire de la reconnaissance de gestes. D'un signe, ou par reconnaissance vocale, on peut activer la lecture vocale des mails. Le NFC sert aussi à enregistrer les applications les plus utilisées pour les proposer lors d'une prochaine connexion.


Kia propose également une démo de reconnaissance des conducteurs par la technologie NFC. C'est sur un simulateur. La Corée du Sud est en pointe sur ces sujets, plusieurs fabricants de mobiles dont LG par exemple souhaitant faire entrer ce protocole dans l'automobile pour faciliter la connectivité à bord.

Le prolongateur d'autonomie va s'imposer à Genève

C'est cet après midi que l'on saura si oui ou non la Chevrolet Volt (et son pendant européen l'Opel Ampera) a été élue voiture de l'année. La voiture est en tout cas nominée. En cas de victoire, ce serait la deuxième fois qu'une électrique remporte le titre de "'Car of the Year". Mais, quel que soit le résultat, la technologie du prolongateur d'autonomie a d'ores et déjà rallié les suffrages au salon de Genève. En effet, plusieurs constructeurs vont présenter des concepts dotés de cet équipement et prévoient de l'intégrer à leur offre. En raison des performances encore limitées des batteries, le "range extender" est un choix logique pour assurer le démarrage du marché. Les clients se sentent rassurés, en sachant qu'ils ne dépendent pas d'une prise électrique pour pouvoir continuer à avancer.



Il est d'ailleurs assez symptomatique de voir que l'alliance Renault-Nissan, à travers la marque Infiniti, va présenter un concept avec prolongateur d'autonomie. Certes, la Emerg-E est une voiture sportive, dont la vocation est de venir taquiner l'Audi R8 électrique. Mais, quand même. Si le groupe Nissan développe une telle technologie, elle aura pour vocation à aller dans les autres marques. On peut rappeler que Renault a déjà utilisé le range extender au début des années 2000 sur la Kango Elect'Road.


Autre concept à suivre : celui de Hyundai avec la i.oniq. On retrouve sous le capot un petit moteur à essence 1.0 L à 3 cylindres, couplé à l’aide d’un générateur à un moteur électrique de 109 ch. En mode électrique pur, ce véhicule a une autonomie de 120 km et peut transporter 4 personnes sans bruit et sans émission. Le rôle du petit moteur à 3 cylindres est bien sur de renforcer le rayon d'action de la i.oniq, qui passe alors à 700 km. Le coréen pourrait intégrer cette technologie sur ses futurs modèles électriques. Chez les japonais, Suzuki travaille aussi sur la question avec la Swift EV Hybrid, également visible à Genève.


On pourrait citer d'autres concepts encore, tels la Pininfarina Cambiano avec son moteur diesel qui vient prêter main forte aux 4 moteurs électriques de 60 Kw chacun, dès lors que la batterie est déchargée, ou encore l'étonnant Dock & Go de Rinspeed avec une remorque qui fait corps avec le véhicule et vient renforcer son autonomie.
Le plus important, toutefois, est de voir que le trio Audi-BMW-Mercedes a la solution sous le coude (A1 e-tron, i3, Classe B E-Cell+). Le range extender pourrait faire école, d'autant que l'arrivée de petits moteurs 3 cylindres tombe à pic pour ce type de solution.

La Delphi Sbarro va faire le show au salon de Genève

En collaboration avec le designer italien Franco Sbarro, Delphi Automotive, le spécialiste des systèmes d’intégration et de l’électronique automobile, va présenter un concept de voiture de sport à 3 places, dérivé de la F1. Une voiture qui fait rimer vitesse avec connectivité à haut débit. La F1 for 3 de Delphi Sbarro va illustrer au salon ce qui attend prochainement les automobilistes avec les nouvelles technologies d’information et de divertissement. Au cœur du véhicule se trouve notamment la capacité de diffuser des programmes TV et du contenu provenant d’internet directement sur les équipements électroniques portables des occupants, tels que leurs smartphones et tablettes.



Delphi fournit à bord des systèmes de réception sophistiqués pour la radio, la TV, la téléphonie GSM et le GPS, des services tels que l’eCall (système européen d’appel d’urgence embarqué), le Car-2-Car (communication entre véhicules) ou bien encore la vérification de la pression des pneus et l’ouverture du véhicule sans clé. L'équipementier américain a également équipé la F1 for 3 de la 4G pour assurer un accès internet haut débit stable, directement sur les équipements électroniques des occupants. Le système de réception de la monoplace est partie intégrante du module de toit ultra mince qui se fond totalement dans la conception du véhicule et constitue en outre un emplacement idéal pour les capteurs d’alarme, les caméras, le routeur WLAN ainsi que pour l’éclairage de l’habitacle.


La F1 for 3 est également équipée de produits et technologies provenant de la gamme de solutions d’infodivertissement MyFi de Delphi. Servant de véritable plaque tournante pour les options de divertissement et de communication, ces systèmes utilisent une plateforme à architecture ouverte afin d'offrir une large palette de fonctions telles que le Bluetooth, le WiFi, la connectivité via le téléphone portable, la reconnaissance vocale, l'utilisation du système en mode mains libres et la fonction audio en streaming. Les solutions de connectivité prémium MyFi peuvent même exploiter, dans des zones plus ou moins proches du véhicule, les réseaux disponibles pour les smartphones, les serveurs distants et les services de « cloud computing ».
Enfin, l'auto accueille une console centrale au design très tendance (« black panel ») permet de contrôler les options d’infodivertissement et de confort grâce aux surfaces tactiles multifonctions.