La C-Zen, vous connaissez ? Il s' agit d'une voiture sans permis électrique, made in France* et dont la production va démarrer en région lyonnaise pour une livraison à la rentrée des premiers modèles. J'ai déjà vu à de multiples reprises cet engin, dont la dernière fois au Mondial de l'Automobile. Mais si j'en parle aujourd'hui, c'est pour évoquer le projet Zen E-drive auquel collabore le constructeur, la société Courb, et qui vise à favoriser la recharge par énergie solaire. Un projet initié il y a déjà trois ans et qui se termine en septembre.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le projet résulte d'un AMI de l'Ademe, lancé en 2009. Le projet de recherche se fait en partenariat avec le CEA, l'INES, C'elect Drive, Cooltech et SES France.
L'idée était de tester la convergence entre le véhicule électrique et l'habitat. D'un côté, un garage avec un toit photovoltaïque qui alimente, en courant alternatif, une borne de recharge intelligente fixe, et de l'autre une zone de garage avec un toit photovoltaïque et une borne de recharge qui, à son tour, met à disposition de l’usager un pack de batteries extractibles pour remplacer ses batteries, qu’il met alors en charge sur la borne.
Pour les besoins du test, Courb a mis à disposition des véhicules entre le Bourget-du-Lac et Grenoble. Si l'on en croit la fiche du projet, accessible depuis le site Internet lié au projet**, la volonté était ainsi de mettre en place un système d'autopartage avec 20 véhicules (18 en autopartage urbain ouvert au public, 2 au CEA) et 6 stations de recharge (avec 3 places de parking chacune). Le projet visait aussi à valider le concept d'un véhicule électrique à deux places, léger (avec cadre en aluminium), urbain et avec un espace de chargement.
Ce projet montre qu'on a souvent de bonnes idées en France mais que les délais sont beaucoup trop longs pour espérer conserver une avance technologique. Dommage.
*avec le label origine France garantie
**http://zen-e-drive.com/
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Eco Marathon Shell à Rotterdam : l'efficacité énergétique au coeur de la ville
J'ai été invité à assister à l'Eco Marathon Shell, qui se déroule en ce moment à Rotterdam. Une épreuve que je connais bien, mais qui a bien changé. Pour la deuxième année consécutive, elle se déroule aux Pays-Bas, sur un circuit urbain grandeur nature aménagé en plein centre-ville. Une configuration qui permet de mieux mettre en valeur les énergies de demain par rapport au public. Rappelons que le principe est de montrer qu'il est possible en théorie de rouler de Rotterdam jusqu'à Moscou en utilisant un seul litre de carburant. Chaque année, des étudiants venus de toute l'Europe repoussent les limites de l'efficience énergétique au volant de véhicules qu'ils ont eux-mêmes conçus et construits, en utilisant des carburants traditionnels, tels que l'essence, le gazole, l'éthanol, le GTL (gas to liquids) ou encore de nouvelles sources de carburant telles que l'hydrogène et l'électricité.Voir la vidéo :
En 2012, Rotterdam avait attiré plus de 40 000 spectateurs. Cette année, ce sont pas moins de 3 000 étudiants qui s'affronteront jusqu'à dimanche, dans l'espoir de surpasser les records des éditions précédentes.
En tout, 224 équipes (dont 58 françaises) de 24 pays ont été conviées à participer. Cette année encore, les concurrents seront répartis en deux catégories : les prototypes futuristes et les véhicules de la catégorie « Urban Concept », de conception plus traditionnelle. A noter que pour cette édition 2013 du Shell Eco-marathon Europe, les catégories Énergie solaire et Batterie électrique seront fusionnées. Une décision qui traduit la montée en puissance de l'électrification.
Une fois de plus, l'équipe à suivre est celle du lycée technique de la Joliverie à Nantes avec sa Cityjoule. Cette nouvelle auto, qui s'inscrit dans la catégorie Urban Car, succède à la Polyjoule qui détient le record dans la catégorie hydrogène (5 136 km par litre).
Voir la vidéo :
La Cityjoule embarque deux piles à combustible et deux moteurs électriques. Le record à battre est de 100 km par kWh.
Parmi les autre équipes, j'ai choisi de vous parler du Green Team Twente des Pays-Bas. Ils ont conçu un véhicule avec un système Auto Pilot : autrement dit, un ordinateur qui calcule le meilleur itinéraire pour consommer moins, en tenant compte de la vitesse et des conditions extérieures comme le vent. Le pilote automatique ajuste plus finement la vitesse et le régime moteur que le pied d'un conducteur.
Autre concept, assez marrant : celui d'une voiture à éolienne. Plus exactement, des étudiants de Hogeschool Inholland, qui participent à un championnat de voitures à éoliennes (Racing Aeolus) ont décidé de participer à l'Eco Marathon Shell. Ils remplaceront leur générateur à éolienne par un moteur à bioéthanol. Ils envisagent même de participer l'année d'après à plusieurs catégories, un seul et même véhicule pouvant accueillir plusieurs énergies (hydrogène, électricité, bioéthanol et essence), avec un moteur amovible.
Et pour le fun, on termine avec ce proto allemand qui a pour nom Aeris. Il est alimenté par des panneaux solaires qui viennent charger une batterie. Les éléments de design ont été empruntés à... Porsche.
Je reviens mardi sur cette 29ème édition.
Smart Highway : le projet fou d'autoroute durable des néerlandais
Mille mercis à la journaliste du Parisien Magazine, Emmanuelle Vibert, qui a attiré mon attention sur ce projet étonnant. Un studio de design hollandais, animé par le talentueux Daan Roosegaarde*, a conçu le projet Smart Highway qui consiste à marier la haute technologie avec les énergies renouvelables. Nom de code : "La route 66 du futur". Le concept est d'améliorer le confort des automobilistes au moyen d'éclairages dynamiques, alimentés en énergie par le soleil et le vent. En apparence, cela paraît fou. Et pourtant, la compagnie de BTP Heijmans va concrétiser cette vision en aménageant quelques kilomètres d'autoroute à titre expérimental dans la seconde partie de l'année.Voir la vidéo :
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On l'a compris, l'énergie solaire sert donc à alimenter une poudre photo-luminescente qui va fonctionner pendant une dizaine d'heures la nuit. Le rendu (Glow in the dark) va donner l'impression aux automobilistes de rouler sur une piste de l'aéroport de Roissy avec des lignes bien visibles.
L'autre aspect spectaculaire concerne une peinture dynamique. Invisible la plupart du temps, elle réagit quand la chaussée devient froide. C'est ainsi que les cristaux de glace se matérialisent au sol, en cas de risque de verglas.
Le studio Roosegaarde a aussi prévu des éoliennes qui alimentent des éclairages. L'idée est de s'affranchir des câbles et de la maintenance coûteuse de l'éclairage public classique.
Autre idée encore plus surprenante : une voie réservée aux véhicules électriques et permettant au passage de recharger par induction (tout en roulant) quand la batterie n'a plus assez de courant.
Globalement, la démarche me plaît bien. Ce qui est dommage, c'est de constater que personne n'y a pensé avant et que les français, qui avaient pourtant aménagé une route du futur en Bretagne (dans les côtes d'Armor à Ploufragan, près de Saint-Brieuc), et qui ont des acteurs reconnus dans le domaine des routes et autoroutes n'y aient pas pensé avant. Non seulement, les néerlandais ont de bonnes idées, mais en plus ils vont les réaliser.
Lien : http://www.studioroosegaarde.net/project/smart-highway/
*Primé à de multiples reprises et dont les oeuvres ont été exposées à Londres, Paris, Amsterdam, Pékin, Tokyo. Il a imaginé aussi un dance floor qui permet de récupérer de l'énergie en se servant des vibrations des pas des night clubbers, comme dans la pub pour le Twizy !
Opel passe au solaire pour ses usines
La grande mode chez les constructeurs est d'investir dans les panneaux solaires pour alimenter en énergie les usines. Opel ne déroge pas à la règle, puisqu'il vient de mettre en service en Allemagne l’une des plus importantes centrales solaires de toit en Europe, offrant une puissance de 8,15 mégawatts-crête. Cette quantité d’électricité, qui serait suffisante pour satisfaire les besoins annuels de 5.800 ménages, est utilisée pour le site de Rüsselsheim. Depuis 2010, l'usine avait déjà des panneaux solaires sur le toit, mais une rangée supplémentaire a été ajoutée et raccordée au réseau public.
Aujourd'hui, les panneaux de la centrale solaire de Rüsselsheim couvrent une superficie de 225.000 mètres carrés. L'équivalent de la surface de 32 terrains de football. Grâce à cet équipement, l’usine de Rüsselsheim va générer environ 7,30 millions kilowattheures (kWh) à partir des rayons du soleil, ce qui permettra de réduire les émissions de CO2 d’environ 3.150 tonnes par an. L’électricité solaire est injectée dans le réseau qui alimente l’usine et est utilisée directement pour la production de véhicules. L’électricité inutilisée est renvoyée dans le réseau public, géré par le service municipal de l’énergie de Mayence.
Pour l'anecdote, la marque au blitz a également installé depuis septembre 2009, un mobile solaire devant le bâtiment Adam Opel à Rüsselsheim. Il s’agit d’un système photovoltaïque qui tourne autour de deux axes, ce qui lui permet de toujours s’orienter dans la direction du soleil et d’atteindre en conséquence un rendement maximum. L’énergie solaire générée à partir de ce système alimente le réseau électrique du bâtiment du Siège et sert aussi à alimenter les deux stations de charge électriques pour la flotte d’Ampera.
Opel a également installé des panneaux solaires dans ses usines de Kaiserslautern (Allemagne) et de Saragosse (Espagne). Au total, ce réseau européen d’usines parvient à produire chaque année 19,10 millions de kilowattheures d’électricité à partir du soleil. Soit, un gain de 8.200 tonnes de CO2. Le constructeur envisage également la construction de ce type de configuration pour les autres usines en Europe.
Aujourd'hui, les panneaux de la centrale solaire de Rüsselsheim couvrent une superficie de 225.000 mètres carrés. L'équivalent de la surface de 32 terrains de football. Grâce à cet équipement, l’usine de Rüsselsheim va générer environ 7,30 millions kilowattheures (kWh) à partir des rayons du soleil, ce qui permettra de réduire les émissions de CO2 d’environ 3.150 tonnes par an. L’électricité solaire est injectée dans le réseau qui alimente l’usine et est utilisée directement pour la production de véhicules. L’électricité inutilisée est renvoyée dans le réseau public, géré par le service municipal de l’énergie de Mayence.
Pour l'anecdote, la marque au blitz a également installé depuis septembre 2009, un mobile solaire devant le bâtiment Adam Opel à Rüsselsheim. Il s’agit d’un système photovoltaïque qui tourne autour de deux axes, ce qui lui permet de toujours s’orienter dans la direction du soleil et d’atteindre en conséquence un rendement maximum. L’énergie solaire générée à partir de ce système alimente le réseau électrique du bâtiment du Siège et sert aussi à alimenter les deux stations de charge électriques pour la flotte d’Ampera.
Opel a également installé des panneaux solaires dans ses usines de Kaiserslautern (Allemagne) et de Saragosse (Espagne). Au total, ce réseau européen d’usines parvient à produire chaque année 19,10 millions de kilowattheures d’électricité à partir du soleil. Soit, un gain de 8.200 tonnes de CO2. Le constructeur envisage également la construction de ce type de configuration pour les autres usines en Europe.
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