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Comment organiser la filière française pour le véhicule de demain ? (troisième partie)


Voici donc le troisième et dernier volet extrait de l'avis rendu récemment par le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sur la filière automobile en France. Il concerne le recyclage avec pour ambition de favoriser le développement d’une « économie circulaire » pour les matières premières. En préambule, le conseil rappelle que la législation européenne impose un taux de réutilisation ou de recyclage de 95 % à l’horizon 2015. Un objectif qui ne sera d’ailleurs sans doute pas atteint, notamment pour la fraction non métallique des matériaux (plastiques, caoutchouc, verre). Or, tant pour des raisons économiques (forte dépendance de l’Europe aux importations de minerais et de métaux) qu’environnementales, l’automobile du futur devra non seulement être un produit totalement recyclable mais être conçue pour privilégier la réparation et l’usage de pièces de réemploi.



C’est donc bien à la mise en place systématique d’une économie quasi-circulaire qu’il faut continuer de tendre pour l’intégration, dès la phase d’ingénierie des véhicules, des critères d’éco-conception et d’incorporation des matériaux recyclés. Cette perspective encourage la conception d’une stratégie des matières premières à la commercialisation et au recyclage. En conséquence, un effort appuyé d’investissement et de R&D est nécessaire pour améliorer significativement la valorisation des matières et composants des véhicules en fin de vie, en particulier par une recherche sur les techniques industrielles permettant une meilleure séparation des fractions, voire un traitement différencié selon les pièces après leur démontage, réemploi par exemple (quand cela est possible). Dans un contexte énergétique problématique, la réalisation de cet objectif peut constituer un facteur de compétitivité en desserrant les contraintes d’approvisionnement de la filière et sa dépendance aux producteurs en particulier de métaux primaires.


Afin d’encourager cette dynamique, le Conseil recommande d’étudier la faisabilité de dispositifs fiscaux incitatifs basés sur le contenu en matières premières tirées du recyclage. Les pouvoirs publics nationaux et européens doivent garantir une structuration des filières du recyclage favorisant les acteurs les plus vertueux et organisés sur un mode industriel, face à la concurrence déloyale de filières illégales en France et au risque de l’évasion de matières premières secondaires vers l’Asie. Certains États comme la Chine ont mis en place une stratégie offensive d’approvisionnement par des rachats de véhicules européens hors d’usage - de l’ordre de plusieurs milliers d’unité par an - pour en collecter les métaux stratégiques. La politique française de recyclage doit s’inscrire dans une vision nationale de vigilance sur les matières premières via la création d’un observatoire des métaux stratégiques.


Toutefois, les propositions du conseil ne peuvent se substituer au développement d’un nouveau modèle économique de la filière automobile passant de la production du seul véhicule individuel de masse au déploiement de l’usage du véhicule partagé, intermodal et à très faible consommation.

Fisker Karma : le luxe électrique 2.0 (deuxième partie)

Après avoir présenté hier les caractéristiques techniques de ce modèle, et en particulier son mode de fonctionnement électrique, j'en viens à un autre volet tout aussi innovant : son éco conception. La Karma fait par exemple appel à des peintures à base d’eau qui ne rejettent aucun composé organique volatile dans l’atmosphère. La marque se distingue également par l'emploi d'un cuir certifié "bas carbone", grâce à une production maîtrisée par Brige of Weir. Ce joli cuir marron qui recouvre les sièges, le volant et le tableau de bord de la Karma est fabriqué dans une usine certifiée ISO 14001. La compagnie appartient par ailleurs au Scottish Leather Group, une association qui applique des règles très strictes (production locale, gestion de l'eau) et se fixe un objectif zéro déchet. Ce souci écologique se retrouve jusqu’au moindre détail dans le véhicule.



Prenons le cas par exemple des boiseries. Le bois utilisé dans l’habitacle provient exclusivement de ressources forestières récupérées à la suite de tempêtes et d’incendies ou bien encore qui se trouvaient au fond de lacs. La marque offre le choix entre du noyer avec veinage naturel, de l'acajou avec marques naturel, ou du bois datant de l'industrie du XIXème siècle. Aucun arbre ne sera jamais coupé pour une Karma et tous les propriétaires recevront un document officiel confirmant l’origine des boiseries de l’habitacle de leur véhicule.
Dans le cadre de la finition « EcoChic », le client peut même disposer d’un revêtement velours éco en polyester vierge (recyclé à 100%) qui réduit de 80% la consommation d’énergie ainsi que les émissions de CO2 inhérentes au processus de recyclage.


Au-delà de l'aspect bio, la Karma se distingue aussi par sa simplicité d'utilisation. Ainsi, il n’y a que quatre interrupteurs : Start/Stop pour le démarrage, le verrouillage central, les feux de détresse et l’ouverture électrique de la boîte à gants.


La climatisation, le système audio premium (6 canaux et 8 HP), la navigation avec commande vocale, l’interface iPod et Bluetooth se gèrent à l’aide de l’écran de contrôle dernière génération de type « tablette tactile ». Sa taille est de 10,2 pouces. Ce « Command Center » est cerclé de chrome et reflète une finition minutieuse rappelant la joaillerie. L'écran affiche également la caméra de recul et la quantité d’énergie accumulée par le toit solaire.


Vendue à partir de 102 300 €, la Fisker Karma fait payer cher son exclusivité. Mais, quand on compare ce tarif à celui des modèles « 100% électriques » avoisinant les 30 000 € ou bien encore à celui des modèles de 150 chevaux avec autonomie étendue avoisinant les 50 000 €, cette nouvelle venue joue sur un registre différent. Elle entend séduire par son design, ses performances et son luxe écologique.