Dans le cadre des Investissements d'Avenir, l'Ademe accompagne 7 projets de recherche liés à la recharge de véhicules électriques qui recevront un soutien à hauteur de 15,9 millions d’euros (pour un budget total de 40,9 millions) et qui serviront à valider à plusieurs points. Ils permettront notamment de tester les bornes intelligentes et communicantes, la sécurité et la fiabilité des charges, la compatibilité des solutions au niveau national et transfrontalier et surtout le modèle économique. Le plus astucieux est sans doute Telewatt qui vise à expérimenter une solution inédite de recharge à partir du réseau existant d’éclairage public.
Ce projet, coordonné par Citelum et basé à Aix-en-Provence, se distingue par trois innovations majeures :
- la supervision simultanée des réseaux électriques (puissance, consommation, état, etc.) et la mise en place d’un système de gestion centralisée permettant notamment de gérer l’accès des usagers au réseau,
- la mise en place de prises « plug & play », avec identification par adresse IP, et dont l’installation ne nécessite pas de génie civil. Ce dispositif pourra être déployé à court terme et les prises pourront être déplacées simplement, selon l’évolution de l’aménagement urbain et des besoins des usagers.
- le développement d’une interface usager sur téléphone portable pour réserver, suivre et gérer à distance et à tout moment la charge de son véhicule.
Parmi les autres projets, on peut notamment citer Infini Drive. Piloté par La Poste et ERDF, il vise à expérimenter sur Paris, Nice, Nantes et Grenoble un dispositif standard de recharge pour les flottes d’entreprises et de collectivités. Il intègre un lien entre le véhicule, la borne, le réseau électrique et le système d’information existant. Fin 2013, un bilan de cette expérimentation sera dressé, avec notamment la publication d’un « Livre Vert » des infrastructures de recharge spécifiques aux flottes dites « captives » de véhicules électriques.
Toujours à destination des collectivités, le projet EVER vise à développer des bornes de recharge rapide pour l’autopartage et de nouveaux modèles économiques de gestion de l’énergie. Il se déroule à La Rochelle et est piloté par Veolia. Un autre volet concerne le stockage de l'énergie sur des batteries tampon, afin d’éviter la sur-sollicitation du réseau de distribution d’électricité et garantir la fourniture d’énergie décarbonée.
Préfigurant la recharge intelligente et prédictive, le projet EGUISE va voir le jour dans l'ouest (Le Véhipole de Ploufragan près de Saint-Brieuc, Urbanelec à Saint-Herblain, Rennes Métropole), sous l'égide de DBT. Associant de la charge classique et de l'induction (recharge sans fil), il permettra d'accéder par une interface web à l’ensemble des données de l’écosystème. La recharge prédictive sera appliquée sur une flotte de véhicules de collectivité, dans une entreprise privée et en autopartage.
Demain, on verra les autres projets.
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L’hydrogène à la demande : une solution pour demain ?
Le congrès Mobilis, qui se déroule en ce moment à Mulhouse, a permis de mettre en évidence une forme d’énergie avec laquelle les pouvoirs publics français ne sont pas à l’aise. Je veux parler bien sûr de l’hydrogène. Comme on a pu le voir au Mondial de l’Automobile, certains constructeurs accélèrent dans le domaine de la pile à combustible et annoncent des produits d’ici 2015. Il y a aussi la question de l’infrastructure, avec notamment l’Allemagne qui a débuté l’installation de stations de remplissage (une quinzaine aujourd’hui, 50 prévues en 2015. Mais, une autre voie existe : celle de l’hydrogène à la demande avec des applications qui concernent plus les flottes.
Par exemple, la Poste est partenaire d’un projet qui a pour nom MobyPost*. Il se déroule en région Franche-Comté, avec deux sites qui vont accueillir en 2013 des véhicules de livraison roulant à l’hydrogène. Au-delà du véhicule lui-même, qui ressemble à un Twizy avec une pile à combustible**, le projet vise à produire localement l’hydrogène et à partir d'énergies renouvelables.
Ce sera une production « du soleil à la roue », avec des panneaux solaires qui serviront à générer de l’énergie électrique qui servira à produire de l’hydrogène.
Je vous ai déjà parlé également de deux réalisations qui utilisent l’hydrogène comme un range extender : le Hy Kangoo de SymbioFCell et la FAM F-City H2 avec une pile d’origine Michelin. Dans les deux cas, il s’agit d’applications visant un marché de professionnels avec des flottes captives pour améliorer l’autonomie du véhicule électrique. Des clients qui peuvent a priori investir dans un site de production d’hydrogène (à partir de panneaux solaires ou pourquoi pas de gaz naturel quand il s’agit de villes qui utilisent cette énergie pour une flotte de bus, voire à partir de déchets).
L’hydrogène à la demande permettrait de faire démarrer le marché et de commencer à mailler le territoire, en attendant une véritable infrastructure de remplissage au niveau national.
Par exemple, la Poste est partenaire d’un projet qui a pour nom MobyPost*. Il se déroule en région Franche-Comté, avec deux sites qui vont accueillir en 2013 des véhicules de livraison roulant à l’hydrogène. Au-delà du véhicule lui-même, qui ressemble à un Twizy avec une pile à combustible**, le projet vise à produire localement l’hydrogène et à partir d'énergies renouvelables.
Ce sera une production « du soleil à la roue », avec des panneaux solaires qui serviront à générer de l’énergie électrique qui servira à produire de l’hydrogène.
Je vous ai déjà parlé également de deux réalisations qui utilisent l’hydrogène comme un range extender : le Hy Kangoo de SymbioFCell et la FAM F-City H2 avec une pile d’origine Michelin. Dans les deux cas, il s’agit d’applications visant un marché de professionnels avec des flottes captives pour améliorer l’autonomie du véhicule électrique. Des clients qui peuvent a priori investir dans un site de production d’hydrogène (à partir de panneaux solaires ou pourquoi pas de gaz naturel quand il s’agit de villes qui utilisent cette énergie pour une flotte de bus, voire à partir de déchets).
L’hydrogène à la demande permettrait de faire démarrer le marché et de commencer à mailler le territoire, en attendant une véritable infrastructure de remplissage au niveau national.
*Un projet soutenu par le pôle Véhicule du Futur et financé pour moitié par des fonds européens. L’acronyme signifie Mobility with Hydrogen for Postal Delivery.
**Pour une autonomie de 50 km et une vitesse de 45 km/h dans le cadre de tournées, avec 80 kg de courrier à bord.
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